La Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines (MGF) est une journée internationale instituée par l'ONU en 2003. Elle a lieu le et vise à sensibiliser les États et la société civile au sujet des MGF, et encourager les mesures pour y mettre fin..

Historique Le , lors d'une conférence organisée par le à Addis-Abeba, Stella Obasanjo, première dame du Nigeria et porte-parole de la campagne contre les mutilations génitales féminines, fait une déclaration officielle sur la . La même année, l'ONU instaure la Journée de tolérance zéro à l'égard des MGF.

En 2012, l'Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 67/146, qui . À cette occasion, des événements ont lieu à Dakar, Ouagadougou, Nairobi, Bamako, Paris, Londres et New-York, ainsi qu'en Somalie, où la Journée est célébrée pour la première fois.

En 2021 et 2022, l'ONU, l'UNICEF et l'OMS profitent de cette journée pour alerter sur la recrudescence des MGF liée à la crise du Covid-19. Plusieurs communiqués soulignent le problème de la fermeture des écoles qui a rendu de nombreuses filles vulnérables, ainsi que l'augmentation de la pauvreté qui pousse certaines familles à accepter des mariages forcés souvent liés à des MGF, et la reprise d'activité d'anciennes exciseuses sans ressources. Ces perturbations pourraient mener à supplémentaires dans les 10 prochaines années.

La France se mobilise depuis 2012 via le Fonds français Muskoka ainsi que par la diffusion de la série télévisée C’est la vie ! émise dans 44 pays africains.

Événements La Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des MGF est l'occasion de sensibiliser la population par des manifestations, des spectacles, des témoignages d'anciennes exciseuses et de femmes mutilées ou non, la projection de films et l'animation de débats auxquels participent parfois des représentants religieux. De tels événements ont lieu en Somalie en 2012 ( célèbrent alors la Journée) et à Dakar en 2014 (une est organisée à travers la ville, une troupe de théâtre alerte sur les conséquences sanitaires et psychologiques des MGF, et une ancienne exciseuse apporte son témoignage). La Journée est un moyen de sensibilisation important, au même titre que l'organisation de séminaires pour les responsables religieux et la sensibilisation à l'école.

Le est aussi l'occasion de réunir des comités d'experts pour discuter des politiques à mettre en place afin d'atteindre l'objectif d'éliminer complètement les MGF en 2030, comme l'espère l'ONU. Les prises de paroles de personnalités politiques permettent de sensibiliser le grand public et d'alerter la communauté internationale sur la situation, et notamment sur la régression observée pendant la pandémie de Covid-19. À ce titre, Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, lance , lors de la Journée de 2021. En 2012, Hillary Clinton, alors Secrétaire d'État des États-Unis, prononce une allocution devant , tandis qu'en 2016 Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, met en avant différentes initiatives, dont celle des ou de la .

Sur les réseaux sociaux, la journée est célébrée via les hashtags (), () et ().

Thèmes des Journées

2014 : ; 2021 : ; 2022 : . 2023 :

Annexes Articles connexes

Notes et références

Catégorie:6 février Catégorie:Mutilation génitale féminine tolerance zero a l'egard des mutilations genitales féminines