La désignation de Bayer β Sagittarii désigne deux étoiles : β¹ Sagittarii β² Sagittarii

Beta Sagittarii porte le nom courant Arkab.

Situées toutes les deux dans la constellation du Sagittaire, elles ne sont séparées que de 0,36° dans le ciel terrestre. Leur alignement n'est qu'apparent : β¹ Sagittarii, de magnitude apparente 3,96, est distante de 378 années-lumière ; β² Sagittarii, de magnitude apparente 4,27, est distante de -lumière.

Nomenclature

Arkab Prior et Arkab Posterior sont les noms approuvés pour Beta et Beta Sagittarii » / β et β β Sgr par l’Union astronomique internationale (UAI). C’est à l’origine l’arabe عرقوب الرامي ᶜUrqūb al-Rāmī, « le Talon du Sagittaire », figurant sur l’astrolabe et pour cela introduit dès le Moyen Âge Roland Laffitte, « Les étoiles de l’astrolabe », in Le ciel des Arabes. Apport de l'uranographie arabe, Paris : Geuthner, 2012, ., notamment sous la forme orcob arrami dans les Libros del saber. Revivifié par la suite par transcription Urqub AlRâmi , donnée à partir de la traduction du یجِ سلطانی Zīğ-i Sulṭānī ou « Tables sultaniennes » d’Uluġ Bēg (1437) par Thomas Hyde (1665), il est introduit sous la forme entière Arkab er râmih, par Johann Elert Bode (1801) Johann Elert Bode, Uranographia, sive astrorum descriptio viginti tabulis aeneis incisa ex recentissimis et absolutissim astronomorum observationibus, Berlin : apud autorem, 1801, pl. XV, par le truchement de la transcription modifiée du philologue Friedrich Wilhelm Lach (1796) , puis sous la forme raccourcie Urkub Prior et Urkub Posterior par Giuseppe Piazzi (1814) )Giuseppe Piazzi, Præcipuarum stellarum inerrantium positiones mediæ ineunte sæculo XIX : ex observationibus habitis in specola Panormitana ab anno 1792 ad annum 1813, éd. Panermi : ex regia typ. militari, 1814, et 134.. C’est grâce aux bons soins de Richard Allen (1899), que la forme Arkab, qui est un mélange des noms donnés par Bode et Piazzi, qui s’est imposée Richard Hinkley Allen, Star-names and their meaning, New York & al., G. E. Stechert, 1899, réed. st. Star Names, Their Lore an Meaning, New-York: Dover Publications, 1963, ..

En astronomie traditionnelle arabe, Beta Sagittarii formait, avec Alpha Sagittarii, le couple ألسردين Al Ṣuradayn (accusatif du duel), « les deux Surad », qui sont deux oiseaux du désert, selon Zakarīyā ibn Muḥammad al-Qazwīnī (ca. 1200) rapporté par Ludwig Ideler (1806) Ludwig Ideler, Historische Untersuchungen über die astronomischen Beobachtungen der Alten, Berlin : C. Quien, 1806, . . Mais de son côté, Marcel Devic affecte ce nom au couple ικ Sgr Marcel Devic, 'Dictionnaire étymologique des mots français d’origine orientale (arabe, turc, persan, hébreu, malais), Paris : Impr. Nationale, 1876, ., en se fondant sur ᶜAbd al-Raḥmān al-Sūfī al-Ṣūfī (964)Hans Karl Frederik Christian Schjellerup, Description des étoiles fixes composée au milieu du de notre ère par l'astronome persan Abd-al-Rahman Al-Sûfi. Traduction littérale de deux manuscrits arabes de la Bibliothèque royale de Copenhague et de la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg…, Saint-Pétersbourg : Eggers et Cie, 1874, repr. Fuat Sezgin, Islamic mathematics and Astronomy, vol. XXVI, Frankfurt am Main : Institut für Geschichte der arabisch-islamischen Wissenschaft an der Johann Wolfgang Goethe-Universität, 1997, ..

En chinois, (), signifiant Fontaine céleste, fait référence à un astérisme constitué de β¹ Sagittarii, β² Sagittarii et α Sagittarii. Par conséquent, β¹ Sagittarii et β² Sagittarii elles-mêmes étaient appelées (, la première étoile de la Fontaine céleste) et (, la seconde étoile de la Fontaine céleste) AEEA (Activities of Exhibition and Education in Astronomy) 天文教育資訊網 2006 年 7 月 2 日.

Références

Catégorie:Constellation du Sagittaire