Jacques de Ganay, né le à Pau, mort le à ParisLa France illustrée, 5 août 1899, est un général françaisJacques Gabriel Bulliot, Le général de Ganay : Notice biographique, dans "Mémoires de la Société éduenne" (1899)..
Biographie Petit-fils du général Antoine-Charles de Ganay et de James-Alexandre de Pourtalès, fils du marquis , ministre plénipotentiaire, Jacques-Henry-Jean de Ganay entre à l'École militaire de Saint-Cyr en 1863, puis à l'École impériale de cavalerie, et devient officier d'instruction à l'École de cavalerie de Saumur.
Sous-lieutenant au de hussards en 1865, il participe aux Campagnes d'Afrique et est promu lieutenant au de chasseurs d'Afrique le
Prenant part à la Guerre franco-allemande de 1870, il est blessé d'une balle dans le bras lors de la charge de la division Margueritte à Sedan. Malgré sa blessure, il porte seul sur ses épaules, pour le conduire à une ambulance, Montfort qui gisait alors au sol avec la jambe broyéeFrançois Nicolas Guy Napoléon Faverot de Kerbrech, La guerre contre l'Allemagne (1870-1871) : mes souvenirs, Plon-Nourrit, 1905. Le roi Guillaume lui envoie son médecin personnel en apprenant la blessure de Ganay, mais il s'évade néanmoins de l'hôpital en passant par dessus les murs. Il passe capitaine au de dragons le .
En 1872, il est nommé attaché militaire à Washington.
À son retour en France, en 1873, il devient l'officier d'ordonnance du président de la République française, le maréchal de Mac Mahon, et le restera jusqu'à sa démission de la présidence de la république en 1879Olivier Forcade, Eric Duhamel, Philippe Vial, Militaires en République: les officiers, le pouvoir et la vie publique en France, 1999Christian Paul, Marc Vellay, L'entourage militaire du président de la République, 1871-1939, 1982.
Chef d'escadron en 1878, puis lieutenant-colonel en 1884, il est nommé commandant supérieur du Cercle de Laghouat. Il est promu colonel au de dragons en 1888, puis commandant du de dragons en 1890.
Il devient général de brigade en 1893 et prend le commandement de la de dragons.
Général de division en 1897, il est nommé commandant de la Division d'Oran en remplacement du général Boitard. Il est membre du Conseil supérieur de l'Algérie.
Il meurt le , à l'âge de 55 ans, chez les Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu à Paris. Ses obsèques ont lieu en la basilique Sainte-Clotilde de Paris, le Revue illustrée, décembre 1899
Vie familiale
En 1874, au château de Châteauneuf-sur-Cher, Jacques de Ganay épouse Renée de Maillé de La Tour-Landry, petite-fille du duc Charles de Maillé de La Tour-Landry et de Rainulphe d'Osmond, et future présidente d'honneur de la Société de secours aux militaires coloniaux (Croix verte française). Ils seront les parents du général Charles de Ganay (1875-1942), commandant de la cavalerie d'AlgérieMémoires de la Société éduenne, 1944, du père jésuite Maurice de Ganay (1877-1933), aumônier militaire, ainsi que du capitaine Henry et d'Élie de Ganay, tous deux morts pour la France en 1914Tableau d'honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, 1921 .
Hommages et honneurs
Une rue de la ville d'Oran fut baptisée en son honneur dans le quartier Ville Nouvelle : la rue du Général Ganay. Elle a été rebaptisée du nom de Krachaî Ghali.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Attaché militaire français Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Élève de l'École de cavalerie de Saumur Jacques Catégorie:Naissance en septembre 1843 Catégorie:Naissance à Pau dans les années 1840 Catégorie:Décès en mai 1899 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 55 ans