Étienne-Gilbert-Eugène de Sartiges de Sourniac (, Gannat - , Paris ) est un diplomate et homme politique français.
Biographie vignette|redresse|Château de Sourniac dit de Sartiges Eugène de Sartiges est issu d'une vieille famille d'AuvergneDictionnaire parlementaire français, t. V, p. 270 (V. Bibliographie) d'extraction médiévale sur preuves de 1362, et fils du préfet Charles-Eugène-Gabriel de Sartiges. Après des études droitNasiri-Moghaddam, « Introduction » à La Cour de Téhéran ou Ne réveillez pas le chat qui dort, 2019, p. 21 (v. Bibliographie), il entre dans la diplomatie en 1830, en qualité d'attaché d'ambassade à Rome.
Il est successivement secrétaire de légation au Brésil, en Grèce, à Constantinople, chargé d'affaires en Perse de 1844 à 1849Nasiri-Moghaddam, « Introduction », L'Asiathèque, 2019, p. 28 (v. « Bibliographie », ci-dessous)., puis ministre plénipotentiaire aux États-Unis de 1851 à 1860, aux Pays-Bas de 1860 à 1862. Il occupe le poste d'ambassadeur près le Saint-Siège, en Italie, de 1864 à 1868.
Il est nommé sénateur du Second Empire le , mais se retire de la vie publique en 1870 après la chute du Second Empire.
Il a été fait Grand officier de la Légion d'honneur le .
Une pièce sur l'Iran Eugène de Sartiges est très vraisemblablement l'auteur d'une pièce de théâtre d'une vingtaine de pages, publiée le dans la Revue des Deux MondesSauf mention autre, les informations de cette section viennent de Nader Nasiri-Moghaddam, « Introduction » in La Cour de Téhéran, L'Asiathèque, 2019, p. 9-33 (V. « Bibliographie », ci-dessous).. Elle s'intitule La Cour de Téhéran ou Ne réveillez pas le chat qui dort, et porte une signature à la fin du texte : « Açan-Mehémet-Khan ».
Nader Nasiri-Moghaddam, professeur d'études persanes à l'université de Strasbourg, a identifié cette œuvre comme étant de la plume d'Eugène de Sartiges. Il relève tout d'abord que le nom « Açan-Méhémet-Khan » est très probablement un pseudonyme imaginé par une personne étrangère à l'islam, car le respect dû à la personne de Mahomet (ici, « Méhémet ») veut que dans un nom composé, ce nom vienne en premier. On devrait donc avoir « Mohhamad-Hasan » et pas « Hasan-Mohammad », comme c'est ici le cas.
Un certain nombre d'éléments laissaient penser qu'il pouvait s'agir de Jules Richard (1816-1891), un aventurier et photographe français qui s'était établi en Iran en 1844. Mais au cours de ses recherches sur la paternité de l'œuvre, Nasiri-Moghaddam est tombé par hasard dans un document de la Revue des Deux Mondes sur la mention du nom de E. de Sartigues et du titre de la pièceVoir Revue des Deux Mondes : Table générale 1831-1874, Paris, 1875, p. 145. .
Le propos de la pièce tourne autour d'une tentative de renversement de Mohammad Shâh en 1845.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
La cour de Téhéran
Études
Articles connexes Bertrand de Sartiges Famille de Sartiges Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z)
Liens externes
Base Léonore
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