Maurice Joron, né à Paris le et mort à Vaucresson le , est un peintre français.

Biographie Dès son plus jeune âge, Maurice Joron ne peut s’empêcher de portraiturer les enseignants. Son goût et sa facilité pour le dessin sont remarqués. Mais son père, qui rêve pour lui d’une profession lucrative, le place apprenti chez un maître verrier. bordure|centré|sans_cadre|241x241px Après un stage à l'École des arts décoratifs, il entre aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Fernand Cormon. Ses camarades, frappés par sa dextérité, le surnomment « Franz Hals », mais l’enseignement académique ne lui plaît pas.

Il est présenté à , qui tient un salon littéraire et artistique à Paris et qui devient son mécène. Fortunée, elle engage pour lui un précepteur et emmène son protégé à Florence, Naples, Venise, Amsterdam, étudier Titien, Rembrandt, Vermeer… Maurice Joron acquiert une bonne culture générale et travaille avec fougue.

Il expose au Salon des artistes français où il reçoit une médaille hors-concours en 1909. Cette année-là, il entame une carrière de portraitiste. Il travaillera toujours devant modèle, ou sur le motif, s’il s’agit de paysages ou de natures mortes. C’est un contemplatif, émerveillé devant toutes les formes de beauté que recèle la nature, et qu’il s’efforce de transmettre dans ses toiles avec véracité.

En 1914, durant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme fantassin et blessé à la bataille de la Marne. Réformé après un an d’hôpital, impressionné par les scènes de guerre, il les dessine pour les journaux de l’époque, Le Crapouillot et La Guerre documentée. gauche|sans_cadre|232x232px En 1918, il se marie et fonde une famille qui lui inspire des portraits plus intimes.

Les amateurs se disputent ses toiles à Paris, à Londres, en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse, en Espagne ou en Afrique du Sud.

Pour l’Exposition universelle de 1937, le ministère des Anciens Combattants lui commande une immense toile Les Croisés de Saint-Louis, les invalides de Louis XIV, les poilus de Clemenceau, qui sera sa dernière œuvre.

Épuisé par un labeur passionné, il meurt après une courte maladie le . Il est inhumé au cimetière de Bry-sur-Marne.

Depuis 2010, l'espace Maurice Joron lui est consacré au sein du musée Adrien Mentienne, à Bry-sur-Marne. À cette occasion, Didier Rykner, de la Tribune de l'Art, l'a rapproché du portraitiste Jacques-Émile BlancheEspace Maurice JoronLa Tribune de l'art..

Œuvres dans les collections publiques

Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente. Amusette, vers 1900, huile sur toile, 40,2 x 31,9 cm Amusette, vers 1900, huile sur toile, 40,2 x 31,9 cm Lumière d'hiver, 1917, huile sur toile, 73 x 85 cm Bry-sur-Marne, musée Adrien Mentienne.

Notes et références

Annexes Bibliographie Maurice Joron, impressions d'un artiste combattant dans la Grande Guerre, Margaret Calvarin, Société Bryarde des Arts et Lettres.

Liens externes

« Maurice Joron. Une vie dédiée à la peinture » sur joron.eklablog.com. « Le peintre Maurice Joron » sur museedebry.fr.

Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XXe siècle Catégorie:Naissance en janvier 1883 Catégorie:Naissance dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en octobre 1937 Catégorie:Décès à Vaucresson Catégorie:Décès en Seine-et-Oise Catégorie:Décès à 54 ans