Le de ligne (en néerlandais : ) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.
Historique Le régiment de Tournai est créé par un arrêté du régent le à partir du 4de afdeling de l'armée néerlandaise. Le , il est renommé en de ligne. Durant la campagne des 10 jours, du 2 au , il est engagé contre les Néerlandais à Louvain et sur l'Ijzeren Berg.
Première Guerre mondiale Lors de la mobilisation, comme tous les régiments de ligne d'active, il est divisé pour donner naissance au de ligne. Ensemble, ils forment la mixte de la d'armée.
Le , à 8h15 la mixte qui se trouve à Hautem-Sainte-Marguerite reçoit l'ordre de se porter en renfort de la division de cavalerie sur la Gette à Kortenaken. Elle part vers 10h30 et y arrive vers 14h00 après de marche forcée sous une chaleur accablante. et se déploie dans la vallée de la Velp. Elle relève les lanciers postés à la lisière est du bois de Loksbergen. Le et se lancent à l'attaque de Halen via le château de Blekkom.
Ensuite, la brigade combat à Termonde, Hofstade, Walem puis se retire sur l’Yser.
Le , la mixte lance une contre-attaque dans la boucle que forme l'Yser à Tervaete.
Le , le régiment appuie le d'infanterie français aux combats vers Steenstraete et Het Sas.
Ensuite, il est positionné dans les secteurs de Pervijze, Dixmude, Boesinghe.
Lors de la grande offensive de septembre 1918, il lance l'assaut avec le de ligne sur la forêt d'Houthulst le 28.
L'entre-deux-guerres
Il est en garnison à Bruges.
Seconde Guerre mondiale Il fait partie de la d'infanterie. Le régiment est mobilisé le à Bruges. Le , le est caserné à Wimmertingen et le reste du régiment à Dipenbeek. Il est dédoublé en les 24 et de ligne. Le , le régiment est placé sous les ordres du corps de cavalerie. Il participe à la défense du canal Albert dans le sous-secteur d'Hasselt entre le à sa gauche et le de ligne à sa droite. Le , il reçoit l'ordre de se retirer sur la ligne KW via Alken, Rummen et Meensel-Kiezegem sauf le qui couvre entre Diepenbeek en Wellen la retraite de la et de la d'infanterie.
Le , il traverse la ligne KW au nord de Louvain et occupe ses nouvelles positions sur cette ligne de défense entre Buken, Tildonk et Wespelaar.
Le , le régiment avec toute la d'infanterie est placé en seconde ligne. Il est cantonné à Berg, Kampenhout et Elewijt.
Le , le régiment traverse le canal de Willebroeck.
Le durant l'après-midi, la reçoit de nouvelles positions. Vers 19h00 les régiments se mettent en marche et le de ligne prend position sur le canal de Willebroeck entre Ruisbroek et Rupelmonde
Le tôt au matin, le régiment est mis en alerte à la suite de l'abandon de la ligne KW par l'armée belge. Il reçoit l'ordre de conserver sa position jusqu'à ce que la d'infanterie se soit retirée d'Anvers et ait franchi l'Escaut à Tamise et puis de battre en retraite derrière l'Escaut. Vers , le régiment est déplacé vers le sud entre Breendonk et Saint-Amand pour remplacer le de ligne attaqué par la d'infanterie allemande. Il doit également envoyer un bataillon à Tamise pour couvrir la retraite avec l'aide des et du d'artillerie.
Le vers 7h00, l'ennemi parvient à s'infiltrer en les et de ligne les obligeant à battre en retraite, couverts par l'escadron de cyclistes de la . La division est déplacée sur la rive ouest de l'Escaut via le pont de Tamise et prend position autour de Rupelmonde et Hingene. Le pont de chemin de fer de Tamise est détruit par le second bataillon du de ligne vers 19h00. Le , le régiment est redirigé sur Gand. Le régiment est placé en réserve dans la ville même. Le , il renforce ses positions dans Gand.
Le , les Allemands approchant de la ville, le nombre de réfugiés croit et un conflit éclate entre le lieutenant-général Coppens commandant la d'infanterie qui veut défendre la ville et le conseil communal qui veut déclarer Gand ville ouverte dans l'espoir d'épargner les civils. Ce même jour, la Conférence d'Ypres décide que les Belges doivent abandonner la ligne Terneuzen-Gand-Audenarde. Le à la mi-journée, le régiment se replie sur la rive ouest de la Lys entre Menin et Wevelgem. Les et sont en première ligne, le est en réserve et le est éparpillée avec ses armes lourdes en première ligne. Vers 22h45, le prend la garde des ponts à Courtrai, Wevelgem et Bissegem.
Le l'artillerie allemande bombarde les positions belges à partir de 14h30, ce à quoi répliquent les artilleries belges et britannique. Quelques minutes après, l'infanterie allemande lance l'assaut sur la Lys et parvient à la franchir vers 15h00. Le de ligne est submergé et les flancs du et du de ligne sont menacés. Vers 18h00, le de ligne appuyé par l'escadron cycliste est envoyé sur Courtrai pour tenter vainement de combler la brèche de de large et de de profondeur. Le de ligne est alors pratiquement décimé. Les et du de ligne sont également envoyés pour renforcer les lignes belges mais ne peuvent intervenir efficacement à cause du manque de communication. Le régiment reçoit pour mission de ralentir à Wevelgem la progression allemande vers Menin. La jonction avec l'escadron cycliste de la est fait à Kapelhoek. Plus tard dans la soirée, il doit étendre ses positions vers l'ouest de Wevelgem.
Le vers 7h00, la d'infanterie attaque. Le régiment doit se replier vers 10h00 et laisser la ville de Wevelgem aux mains des Allemands. Il se replie derrière la ligne de chemin de fer Menin-Roulers. À la fin de la journée, la d'infanterie prend de nouvelles positions autour de Dadizele et Ledegem.
Le , la bat en retraite vers Boesinghe. Le , la se retire dans une zone située entre Houthulst et Staden. Le , les restes de la division sont à proximité de Koekelare lorsque la Belgique capitule. Le régiment est de facto dissout.
Après-guerre Ses traditions sont reprises par le de la d'infanterie en 1946 et qui est renommé en de ligne pour les échanger quatre mois plus tard avec le de ligne. Il est transféré à la réserve en 1957 et faisait alors partie de la d'infanterie blindée.
Étendard Il porte les inscriptions suivantes :
Anvers Forêt de Houthulst Yser Haelen Campagne 1914-1918
Organisation Le régiment est composé comme suit : 1 compagnie de commandement; 1 compagnie médicale 1 peloton d'éclaireurs 3 bataillons divisés en : 3 compagnies de fusiliers 1 compagnie de mitrailleurs 1 bataillon divisé en : 1 compagnie de mitrailleurs () 1 compagnie anti-chars () 1 compagnie de mortier ()
Lien externe Marche du de ligne sur Youtube
Sources Site sur les différents régiment belges entre 1830 et 1914 Site sur l'armée belge en 1940 Commandant Luc Lecleir; Belgische Krijgsmacht - Emblemen en eervolle vermeldingen van de Eenheden, Bruxelles, 1972
Références
Catégorie:Unité militaire belge Catégorie:Fondation en 1830