Jean Plumancy, parfois nommé Jean-Baptiste Plumancy, né le à Périgueux et mort le à Paris, est un chef de bataillon et sous-intendant français.
Dès la fin de ses études à l'École spéciale militaire de Fontainebleau, il part sur le front des guerres napoléoniennes. Il monte rapidement les échelons, finissant au grade de chef de bataillon et sous-intendant militaire du d'infanterie en 1821. Après dix-huit années de service, il reçoit plusieurs distinctions et son nom est donné à titre posthume à une place de Périgueux, sa ville natale.
Biographie
Jeunesse et études
Issu d'une famille modeste sans grand patrimoine, Jean Plumancy, ou Jean-Baptiste Plumancy, naît le à Périgueux., fils de Pierre Plumancy et Françoise Lacau. Il est baptisé le jour de sa naissance, avec un autre Jean Plumancy pour parrain, et Marie Roussarie pour marraine (page consultée le 3 février 2013)..
Il quitte Périgueux pour aller faire ses études à l'École spéciale militaire de Fontainebleau, où il entre le .
Carrière militaire
Jean Plumancy fait partie des nombreux jeunes de Périgueux à être mobilisés pour les guerres napoléoniennes.. Au cours de sa formation à l'école spéciale militaire , il passe au grade de caporal (), puis à celui de sergent (). À la sortie de l'école, il devient sous-lieutenant du d'infanterie de ligne (), puis lieutenant () pour ses faits d'armes lors de la campagne de Dalmatie. En 1809, il se bat contre les révolutionnaires tyroliens. Il est promu au rang de lieutenant-officier payeur le .
En 1811, il est franc-maçon et adhérent à la loge « La Double Union » de Toulon..
Il part ensuite se battre en Catalogne entre 1811 et 1813, lors d'une campagne à la suite de laquelle seront créés les départements français en Espagne. Alors âgé de 24 ans, Jean Plumancy entre dans l'état-major de la de la Haute-Loire, le , après avoir été promu au poste de capitaine le ... Il intègre le d'infanterie légère. En 1814, il participe à la campagne de France, près de la ville de Lyon et seconde le général Louis Ordonneau en tant qu'aide de camp à partir du . Jean Plumancy se distingue particulièrement aux batailles de Meximieux, Lons-le-Saunier et Mâcon, respectivement les , et . Il repart dans la légion de la Haute-Loire le . Jean Plumancy est ensuite capitaine-trésorier du d'infanterie, après sa nomination du , puis, le , il est promu au rang de chef de bataillon et sous-intendant de classe..
Le , Jean Plumancy est fait chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, puis chevalier de la Légion d'honneur le . À 36 ans, ses états de service sont dressés le . Il n'a jamais été blessé pendant ses 18 années de service, alors que la plupart des conscrits périgourdins sont morts sur le champ de bataille et le peu d'hommes qui sont revenus sont rentrés blessés à vie.
Retraite Le , il est promu au rang d'officier de la Légion d'honneur..
À partir de 1840, Jean Plumancy correspond plusieurs fois avec le maréchal Bugeaud.. Alors qu'il vient de sortir victorieux de la bataille d'Isly, le dernier affrontement de la guerre franco-marocaine, le maréchal lui répond depuis Alger, le : ..
Entre 1857 et 1860C'est-à-dire entre la date de création de la médaille et celle du décès de Jean Plumancy., il reçoit la médaille de Sainte-Hélène.
Jean Plumancy ne se marie pas et passe les dernières années de sa vie au 5 rue de Martignac à Paris..
Mort et postérité
alt=Inscription : PLACE / PLUMANCY / Jean Plumancy / 1788 - 1860, sur une des plaques de la place Plumancy, Périgueux.|thumb|Plaque de la place Plumancy.
Alors âgé de 71 ans, il meurt le au 42 rue Barbet-de-Jouy, dans le de Paris... Il est enterré au cimetière du Montparnasse., dans la première ligne de la division .
Jean Plumancy indique dans son testament daté du qu'il confie sa fortune à Périgueux, sa ville natale, estimée entre . et .. Cent volumes de sa bibliothèque personnelle reviennent également à la ville. Après protestation des héritiers (notamment sa cousine germaine) (consultée le 26 avril 2015). et accord de la mairie, le legs est validé officiellement par décret impérial le .
Avec le soutien financier de la ville de Périgueux, l'architecte Pierre-Louis Renaud fait élever le tombeau de Jean Plumancy. Un de ses dessins de la pierre tombale est aujourd'hui conservé au musée d'art et d'archéologie du Périgord..
En guise de reconnaissance, la mairie donne également son nom en 1866 à une place de Périgueux.. auparavant dénommée « place ronde Saint-Martin »..
Décorations (décret du ) (décret du ) (décret du ) (entre 1857 et 1860)
Notes et références
Notes
Références
Annexes
Bibliographie
Articles connexes
Guerres napoléoniennes Place Plumancy
Liens externes
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