Joseph Dieudonné Tagliafico, né le à Toulon et mort le à Nice, est un chanteur lyrique et un compositeur français.
Biographie Destiné au barreau, Joseph Tagliafico entre au lycée Henri IV et réussit au grand concours où, en 1837, il obtient un accessit au prix d'honneur., avant d'entreprendre des études de droit et devenir le secrétaire de l'avocat Adolphe Crémieux.. Doué d’une bonne voix de basse, des succès de chanteur l’ayant favorablement accueilli dans les salons de son époque, son ami et protecteur Crémieux et doyen de l’École de médecine Mathieu Orfila, l’ont présenté au directeur des Italiens.
Après avoir pris des leçons de chant auprès de Luigi Lablache et de , il finit par abandonner la carrière juridique et, débute, en 1844 comme baryton-basse au théâtre italien de Paris dans le rôle du marquis de la Linda de Donizetti. Avec sa troupe italienne, il entreprend de nombreuses tournées en Angleterre, en Allemagne, en Russie, en Amérique et en France, en particulier à l'Opéra de Monte-Carlo. Il accompagne dans ses tournées Emma Albani puis La Patti..
Acteur célèbre sous Louis-Philippe, après avoir été interprète, il continuera comme compositeur.. Il se fera connaître également comme parolier et traducteur d'œuvres de maîtres italiens (Gordigiani, ), espagnol (Yradier), anglais (Benedict, Sullivan), russe (Rubinstein) et allemands (Schubert, Abt). Il s'illustra aussi comme auteur-compositeur de nombreuses aubades, romances et mélodies à succès comme La chanson de Marinette reprise par l'orchestre d'André GordonDisque gramophone K 7279. et par de nombreux interprètes comme Alexis Boyer, Yvonne Printemps, Daniel Vigneau, Fred Gouin ou Jack Lantier, ou Quand l'oiseau chante, Pauvre fou, Saint-Janvier..
Outre le Théâtre-Italien de Paris, il ne s’est produit que sur les scènes de premier ordre : Saint-PétersbourgSon premier voyage en Russie ayant eu lieu au lendemain de la révolution de 1848, son passeport était signé de Caussidière. Lors de sa présentation à l’empereur Nicolas, ce dernier lui dit en riant : , le Covent Garden de Londres. En 1877, il a quitté la scène pour administrer cet établissement londonien jusqu'en 1881.
Pendant son long séjour à Londres, il sera le critique d'art de la revue musicale Le Ménestrel où il signe ses chroniques sous le pseudonyme De Retz.
Souffrant, depuis quelques années, d’une maladie de cœur qui a fini par l’emporter, malgré les soins dévoués de sa famille, il s’est éteint dans sa résidence niçoise de l’avenue Beaulieu.. Il est inhumé selon ses vœux au cimetière du Château où le rejoindra cinq ans plus tard son épouse, également artiste lyriqueAimée Cottiau (1814-1905), connue sur scène sous le nom de Mme Tagliafico, avait fait l'essentiel de sa carrière aux côtés de son mari., morte à Paris en .
Œuvres
Le Pays où l'on aime, Valse chantée, paroles et musique de Joseph D. Tagliafico, Hachette et Cie (79 Boulevard Saint-Germain) Chimères, Souvenirs Soleil de mon cœur, Rondel La Mer s'endort, Berceuse lente Gazouillis d'oiseaux, Scherzo
Notes et références Notes
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