Le Bristol Proteus fut le premier succès de la Bristol Aeroplane Company dans la conception des moteurs à turbine à gaz. Ce turbopropulseur délivre un peu plus de (). Le Proteus possède une turbine à gaz à flux inversé avec deux arbres de transmission, semblable aux modèles Whittle originaux avec un étage de turbine supplémentaire. Du fait que la turbine de l'arbre de transmission interne n’entraîne pas de compresseur, seulement l'hélice, ce moteur est parfois classé comme moteur à turbine libre. Il a été utilisé principalement sur le Bristol Britannia, mais aussi pour d'autres utilisations.

Conception et Développement Le travail de conception sur le Proteus a commencé en . Au cours du développement la turbine à gaz a été construite comme étant un petit turboréacteur, devenu le Bristol Phoebus. Ce moteur a été testé en attaché à la soute à bombes d'un Avro Lincoln. La performance s'est révélée médiocre en raison de problèmes de débit d'air. Le compresseur centrifuge a été remanié, mais des problèmes similaires ont été rencontrés lorsque le Proteus a commencé les essais au sol le .

Le Proteus Mk.600 original délivrait , et était utilisé sur les premières versions du Britannia et sur l'hydravion Saunders-Roe Princess. Les versions sur le Princess étaient différentes. Les turbines ont été montées dans une grande armature entraînant une seule hélice à travers une boîte de vitesses, et étaient connues sous le nom de Coupled Proteus. Le Coupled Proteus a également été conçu pour être utilisé sur les versions du Bristol Brabazon, mais ce projet a été annulé. Seuls trois Princess ont été construits, dont un seul a volé, et au moment où le Britannia était prêt pour le tester, le fabricant a décidé de l'équiper avec le Mk.700 Proteus.

Au cours du développement, il y avait de graves problèmes avec les aubes du compresseur, des aubes de turbine et des roulements défaillant à des niveaux de puissance de sortie pourtant encore faibles. Cela a conduit à la célèbre citation de l'ingénieur en chef du projet Proteus Frank Owner à l'ingénieur en chef de la division Moteurs Stanley Hooker : « Vous savez, Stanley, lorsque nous avons conçu le Proteus, j'ai décidé que nous devrions faire le moteur avec la plus faible consommation de carburant dans le monde, quels que soient son poids et l'encombrement. Jusqu'à présent, nous avons atteint le poids et l'encombrement ! »

À ce stade, le Proteus avait des problèmes de givrage, provoquant le retard des projets de moteurs et d'avions bien que des solutions eussent été trouvées. Le Mk.705 de a été la première version à voir sa production généralisée sur le Bristol Britannia et quelque . Le Mk.755 de a été utilisé sur la (non construit) et autres 300, et le Mk.765 de a été utilisé sur la pour la RAF.

Applications

Aviation Bristol Britannia Bristol Type 167 Brabazon Mk.II Saunders-Roe Princess

Automobile Bluebird-Proteus CN7

Maritime Après avoir été testé sur la frégate , le moteur Proteus a été utilisé pour alimenter les de la Marine royale, et par la suite dans de nombreux patrouilleurs rapides de conception similaire construit pour l'exportation par Vosper. Ce sont les navires de guerre les plus rapides jamais construits, atteignant une vitesse de par mer calme. Le torpilleur suédois Spica et ses frères ont également été alimentés par le Proteus.

Le Proteus a été utilisé sur l'aéroglisseur SR.N4 Mountbatten. L'installation de quatre moteurs Proteus qui ont été regroupés à l'arrière de l'engin. Les moteurs propulsaient chacun un arbre horizontal qui alimentait l'un des quatre « pylônes » placés aux coins du bateau. Aux pylônes, la boîte de vitesses utilisait le couple horizontal pour alimenter un axe vertical, avec un ventilateur de levage à l'arrière et un propulseur à l'avant. Les deux à l'avant nécessitaient de longs arbres qui couraient le long de la cabine des passagers.

Autres applications Pendant de nombreuses années, un moteur Proteus a été utilisé sur le site d'essai Rolls-Royce à Hucknall dans une soufflerie. Celui-ci pouvait simuler des vents allant jusqu'à 40 nœuds, et a été utilisé pour démontrer la stabilité de moteurs à turbine à gaz dans des conditions extrêmes.

Bibliographie

Catégorie:Turbopropulseur