Boulevard des Capucines est le deuxième tableau de Monet sur le thème du Boulevard des Capucines peint en 1873. C'est une huile sur toile de conservée au Musée d'art Nelson-Atkins, à Kansas City (Missouri). Elle porte le numéro 293 dans le catalogue Wildentstein.
Ce deuxième Boulevard de Capucines n'est pas celui que Monet choisit de présenter à la Première exposition des peintres impressionnistes du au Et non Carnaval sur le boulevard de Capucines, Monet n'a peint que deux Boulevard des Capucines, en 1873, celui qui figure sur cette page n'a pas été présenté à la première exposition impressionniste. Il porte le numéro 293 dans le catalogue raisonné établi par Daniel Wildenstein.
Deux tableaux représentant le Boulevard des Capucines Cette année-là, du même balcon, Monet a peint deux toiles qui ont les mêmes dimensions inversées : le premier est horizontal, le deuxième vertical. Le premier, Le Boulevard des Capucines huile sur toile , est conservé au Musée des beaux-arts Pouchkine à Moscou. Il porte le numéro 292 dans le catalogue établi par Daniel Wildenstein en 1996.
Ce tableau a été peint depuis le balcon de l'atelier du photographe Nadar, au 35 rue des Capucines, à l'angle de la rue Daunou et du boulevard des Capucines, qui portera quelques mois plus tard le nom d' « Anciens Salons Nadar » Manet dira plus tard que Nadar était « bon comme du bon pain. ».
C'était en effet une chance pour le peintre de pouvoir observer de haut l'animation du boulevard des Capucines, avec des personnages qu'il interprète comme de minces notations graphiques.
Le premier Le Boulevard des Capucines est l'œuvre présentée à la Première exposition des peintres impressionnistes du au .
Exposition chez Nadar, une période compliquée
Réception critique Louis Leroy, journaliste et critique au Charivari, qui vit Le Boulevard des Capucines à l’occasion de la première exposition impressionniste, la tourna en dérision dans un entretien fictif à cause de ces mêmes propriétés : , ,,,lire l'article intégral du Charivari sur Gallica. Mais comme tous les impressionnistes de l'exposition de 1874, Monet n'eut pas des détracteurs. Il y a eu aussi des défenseurs comme Ernest d'Hervilly qui écrit, dans Le Rappel du « On ne saurait trop encourager cette entreprise hardie, depuis longtemps conseillée par tous les critiques et tous les amateurs ». Jean Prouvais à son tour, le dans Le Rappel dit de l'exposition « qu'il y a là une entreprise audacieuse, qui à ce titre, aurait droit à nos sympathies (...). » Léon de Lora (pseudonyme de Alexandre Pothey) souligne dans Le Gaulois du , « l'intérêt du Déjeuner sur l'herbe de Monetà ne pas confondre avec Le Déjeuner sur l'herbe d'Édouard Manet qui n'exposait pas avec les impressionnistes un déjeuner sur l'herbe peint d'après nature mais où le réalisme n'a rien que de fort attrayant, et une esquisse brillante du Boulevard des Capucines », Jean Prouvais continue de défendre Les Coquelicots de Monet (1873), alors intitulé Promenade dans les blés qui « mêle heureusement les chapeaux fleuris des femmes aux coquelicots rouges des blés », et Jules Castagnary, bien qu'il confonde Manet et Monet ne tarit pas d'éloges sur « les emportements de main de Mr Monet qui font merveille » dans Le SiècleCastagnary, Le Siècle. À son tour, Ernest Chesneau, tout en confondant Manet et Monet rend hommage à la fois au déjeuner sur l'herbe et à « l'animation prodigieuse de la voix publique, le fourmillement de la foule sur l'asphalte [...] que Monet a réussi dans Boulevard des Capucines. »
L'importance de peindre en hauteur En retraçant les parcours de Monet dans la ville de Paris, Marianne Alphant remarque le peu de goût de l'artiste pour la peinture de rue.
En fait, Monet n'aime ni la foule, ni les manifestations foraines, ce qui expliquerait sa répugnance à l'égard de Paris. Il est conscient qu'un trottoir ne peut lui procurer l'état propice à la peinture. Déjà en 1971, il a peint une Vue du Pont-Neuf sous la pluie d'une fenêtre à l'étage d'un café du quai.
Deux ans après les Boulevard des Capucines, Monet est de nouveau au balcon, au cinquième étage du 198 rue de Rivoli chez Victor Chocquet d'où il peint une série de Jardins des Tuileries. C'est de là que Monet a peint plusieurs tableaux parmi lesquels Vue sur le jardin des Tuileries (1876) huile sur toile de .
Et c'est encore de deux balcons qu'il peint en 1878 deux toiles : La Rue Montorgueil et La Rue Mosnier aux drapeaux. Deux balcons qu'il a emprunté à des habitants qu'il ne connaissait pas, mais auxquels il avait demandé la permission.
Bibliographie
Ouvrages utilisés pour les références
Notes et références Notes
Références
Articles connexes Carnaval de Paris Boulevards parisiens
Liens externes
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