Ferdinand Roques, né le à Plaisance (Aveyron) et mort le à Saint-Amand-Montrond (Cher)Archives départementales de l'Aveyron, commune de Plaisance, année 1889, acte de naissance (avec mention marginale de décès), est un homme politique français.
Biographie Ferdinand Roques est né à Plaisance, dans l'Aveyron, le 22 février 1889, à 16 heures, de son père nommé Pierre Casimir Roques et de sa mère Justine Marie Vignaux.
Après une enfance passée à Isle-et-Bardais (Allier), il a fait une grande partie de ses études secondaires à Moulins et les a terminées au collège de Saint-Amand avant d'entreprendre des études de médecine. Installé docteur en médecine en 1918 à Saint-Amand (dans le Cher), il s'est plus spécialement consacré au traitement du cancer et il a monté une clinique d'électroradiologie. Ancien vice-président national des radiologues, il était encore à son décès président régional. Il ouvre un second cabinet, 22 rue Joyeuse à Bourges, où il pratique jusqu'en 1958.
Médecin auxiliaire durant la Première Guerre mondiale au 1ᵉʳ R.I. (régiment d'infanterie), il fut "gazé" en 1917. En 1939, il fut médecin capitaine de réserve engagé volontaire à l'hôpital militaire de Bourges.
Côté familial, il s'est marié à Culan le 3 juillet 1922 avec Marguerite, Alphonsine Debedde. Elle l'a toujours accompagné et secondé dans toutes ses activités, qu'elles soient médicales, de résistance ou politiques. Ils n'ont pas eu de descendance.
Sa vie de résistant
Son activité a ensuite été importante dans la Résistance, notamment comme médecin-chef pour la zone sud du Cher. De 1940 à 1943, il était membre du réseau SSMFTR et il a effectué de fréquents et dangereux déplacements entre la zone occupée et la zone libre, aidant au passage de la ligne (de lettres et de personnes), sauvant un civil de la fusillade à Saint-Just et en fournissant des renseignements (de mouvement de troupes ennemies, signalé des dépôts d'armes et de carburant). Son action fut déterminante à la bataille de Dun (où il y eut une vingtaine de tués et blessés). Avec Joseph-Charles Lefebvre, archevêque de Bourges, il a effectué de périlleuses démarches auprès de Bout de l'An, le secrétaire général adjoint de la milice, dont l'épouse avait été enlevée par des maquisards, démarches qui permirent d'épargner à Saint-Amand le sort d'Oradour-sur-Glane et de sauver 70 otages. De 1943 à 1944, il organisa un service de santé dans l'armée clandestine, hébergeant des résistants, des aviateurs blessés alliés et des réfractaires au S.T.O.
Au lendemain de la guerre, le docteur Ferdinand Roques a suivi le général de Gaulle. Officier de la Légion d'honneur par le décret en date du 27 décembre 1968, le docteur Roques était titulaire de la croix de guerre 1914-1918 et de la médaille de la Résistance le 21 février 1947. Il était vice-président de l'U.N.C., président d'honneur de la Société mutualiste saint-amandoise.
Sa vie politique
Ferdinand Roques devient conseiller municipal en 1945, après avoir servi comme médecin-chef de la Résistance pour la zone sud du département de 1943 à 1944. Il préside le RPF dans le Cher en 1947, et se présente dix ans plus tard sous la bannière de l'Union pour la Nouvelle République aux élections de novembre 1958, arguant de la nécessité d'un profond renouvellement du personnel parlementaire, de sa connaissance de la circonscription, et de sa fidélité à l'œuvre entamée par le général de Gaulle. Eu égard au caractère rural de sa circonscription, il prend pour suppléant en 1958 un représentant de coopérative agricole, le maire de Bengy-sur-Craon, et insiste dans son programme, par ailleurs assez général, sur la nécessité de défendre l'agriculture par une "politique des prix et des moyens d'exploitation" appropriée.
En 1958, Ferdinand Roques profite au premier tour du tassement du candidat du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) et de la disparition du vote poujadiste pour passer en tête au premier tour avec 11 725 voix, devançant le candidat communiste de 500 voix sur 43 000 suffrages exprimés. Au second tour, il bénéficie d'un bon report des voix des candidats de droite, et devance assez largement son adversaire communiste (27 458 voix contre 16 975). L'écart se resserre en 1962 contre le même adversaire au second tour (20 351 contre 18 291 voix).
À l'Assemblée nationale, Ferdinand Roques intègre durant toute la première législature, puis de décembre 1962 à avril 1966, la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Bon connaisseur des questions médicales et vice-président de l'association des cancérologues de France (1960-1968), il dépose une proposition de loi visant à définir le statut et à favoriser la spécialisation du personnel manipulateur d'électroradiologie (le 13 juillet 1961), et prend une part active aux débats portant sur la réorganisation de la Sécurité sociale et la fixation des honoraires médicaux, notamment lors des questions orales consacrées à ce sujet le 1ᵉʳ juillet 1960. À partir de décembre 1966, son activité parlementaire se fait plus discrète, comme membre suppléant de la Commission mixte paritaire en charge de certaines dispositions du projet de loi sur les monuments historiques.
À l'instar du groupe UNR-UDT auquel il appartient, il vote les déclarations de politique générale du gouvernement Debré (16 janvier et 15 octobre 1959), et positivement lors des scrutins des 28 mai et 3 juin 1959 sur le règlement de l'Assemblée nationale ; il se prononce en faveur du projet de loi concernant l'enseignement privé (23 décembre 1962), ainsi que des pouvoirs spéciaux attribué au gouvernement (scrutin du 2 février 1960), soutient la modification de la Constitution (scrutin du 11 mai 1960) et s'oppose à la motion de censure du 4 octobre 1962 provoquant la chute du ministère Pompidou. En revanche, il ne prend pas part au vote sur la levée de l'immunité parlementaire de Georges Bidault (5 juillet 1962). Au cours de la deuxième législature, il vote la ratification du traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la RFA sur la coopération franco-allemande (13 juin 1963), mais en faveur du projet de loi relatif à certaines modalités de la grève dans les services publics (26 juillet 1963), du projet de loi constitutionnelle portant modification des dispositions de l'article 28 de la Constitution (20 décembre 1963), du projet de loi relatif à l'élection des conseillers municipaux (17 juin 1964), et du projet de loi relatif au recrutement en vue de l'accomplissement du service national (25-26 mai 1965). De la même manière, il vote contre les motions de censure déposées au cours de la discussion du projet de loi autorisant le gouvernement à prendre des mesures d'ordre économique et social (les 20 mai et 9 juin 1967).
Aux élections législatives de 1967, c'est un nouvel adversaire, le candidat communiste Laurent Bilbeau, qui parvient à l'emporter sur Ferdinand Roques au second tour, avec 21 835 voix contre 21 647 au député sortant, qui, dès lors, se retire de la vie politique.
Il décède le 2 décembre 1978 à Saint-Amand-Montrond.
Détail des fonctions et des mandats
Mandats parlementaires
- : Député de la du Cher - : Député de la du Cher
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des députés du Cher Saint-Amand-Montrond Troisième circonscription du Cher
Lien externe
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