Philippe-Claude, comte de Montboissier-Beaufort-Canillac (, Paris - , Londres) est un général et homme politique français.

Biographie Issu de la famille de Montboissier, il est le fils de , marquis de Montboissier, lieutenant-général des armées du Roi, et de Marie-Anne-Geneviève de Maillé, dame du Houssay.

Il embrasse la carrière des armes. dans laquelle il débute en 1726 comme mousquetaire. En 1728, il est capitaine au régiment de Clermont-cavalerie, en 1734 cornette dans la seconde compagnie de mousquetaires avec le rang de mestre de camp, en 1736 premier cornette, en 1743 brigadier de cavalerie. En 1745, il est promu maréchal de camp, et en 1748 lieutenant-général. En 1766, il est fait capitaine de la compagnie des mousquetaires noirs.

De 1757 à 1761, il sert à la guerre de sept ans.

En 1758, il rachète à son cousin Denis Michel de Montboissier Canillac la terre et seigneurie de Pont du Château, en Auvergne. Il en fit restaurer le château, reconstruire les écuries et réaménager le parc. Il y fait construire un théâtre, et un moulin sur la rivière Allier.

En 1763, il est nommé gouverneur de Bellegarde ; en 1776 lieutenant-général commandant en chef en Auvergne.

Député de son ordre à l'Assemblée des notables en 1788, il en fait partie du bureau, présidé par le comte de Provence et ne sait pas s'opposer à l'insistance de ce dernier pour doubler la représentation du tiers-état.

Le , il est élu député de la noblesse aux États généraux par la sénéchaussée de Clermont-Ferrand avec un mandat lui enjoignant de voter par ordre. Doyen d'âge, Il est choisi comme président de la Chambre de la Noblesse aux États généraux le jusqu'au , où il est remplacé par le duc de Luxembourg. Il rejoint le tiers état après l'ordre donné par Louis XVI le , mais proteste contre la réunion des trois ordres le . Hostile aux réformes, il proteste contre le vote par tête.

En , il proteste aussi contre la suppression des titres nobiliaires et se prononce en faveur de la religion catholique comme religion d'État ; en , il proteste contre l'abolition de la Noblesse.

Il donne sa démission de l'Assemblée constituante en , émigre, et reçoit, à l'Armée des princes, le recommandement honoraire des mousquetaires du roi. Son grand âge l'empêcha de prendre part aux opérations actives. Il se retire à Londres, à l'époque du licenciement, et y mourut peu d'années après.

En France, ses biens sont saisis, vendus comme bien national. Situé dans le bourg, le château de Pont du Château (XVIIe siècle) devient la mairie de la commune. Toujours existant au XXIe siècle, il est classé Monument historique depuis un arrêté du . vignette|Françoise de Rochechouart, comtesse de Montboissier - Portrait par Carmontelle (Chantilly, Musée Condé)

Distinctions

Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Chevalier des ordres du Roi

Mariage et descendance Il épouse en 1733 Louise-Elisabeth de Colins de Mortagne (1718-1756), puis en 1763 Françoise-Camille de Rochechouart (1741-1829), fille de Jean-Louis de Rochechouart, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, et de Louise Pocquet. Par son second mariage, il est le père d'Alexandrine de Montboissier Beaufort Canillac (Pont du Château, - Paris, ), mariée dans la chapelle du château de Pont du Château le avec Charles-Philibert-Marie-Gaston de Lévis-Mirepoix, maréchal de camp, député de la Noblesse de la ville de Paris aux États-généraux de 1789 (1753 - guillotiné en 1794), dont postérité.

Références

Sources

Voir aussi Articles connexes Famille de Montboissier Liste des présidents des États généraux et de l'Assemblée constituante

Liens externes

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