Pierre (en néerlandais : Pieter) Van Huffel est un peintre d'histoireR. van Eynden et A. van Willighen, Geschiedenis der vaderlandsche schilderkunst sedert de helft der 18de eeuw, Den Haag, 1840, deel 4, pp. 286-287; J. Immerzeel, De levens en werken der hollandsche en vlaamsche kunstschilders, beeldhouwers, graveurs en bouwmeesters, van het gegin der vijftiende eeuw tot heden, 1842, pp. 61 et 62 lire en ligne; E. De Busscher, Précis historique de la Société Royale des beaux-arts et de littérature de Gand, Gand, De Busscher, 1845 lire en ligne; Conseil d'administration de l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, Catalogue du Musée royal des beaux-arts d'Anvers, Anvers Impr. Buschmann, 1857, pp. 170-171 lire en ligne; O. Roelandts, "Vanhuffel (Pierre-Guillaume-Jean)", Biographie Nationale, T. XXVI, Bruxelles, 1938, colonnes 436-437 lire en ligne; P. en V. Berko, Dictionnaire des peintres nés entre 1750 et 1875, Bruxelles, 1989, p. 700. et un fabricant cotonnierG. Deseyn, "Op zoek naar de "roots". Het depotmuseum van het MIAT in een gewezen spinnerij", Tijdschrift voor Geschiedenis van Techniek en Industriële Cultuur, 29-20, 1987, pp. 44-55; G. Deseyn, "Eigenaars en uitbaters van de spinnerij Desmet-Guequier", Tijdschrift voor Industriële Cultuur, 42, 1993, pp. 22-29; G. Deseyn, "Op zoek naar Pieter Van Huffel", Tijdschrift voor Industriële Cultuur, 46, 1994, pp. 10-13; G. Schrans, Vrijmetselaars te Gent in de 18de eeuw, Gent, Liberaal archief, 1997, pp. 217-218 lire en ligne. baptisé à Grammont (Flandre-Orientale, Belgique) le et mort à Gand (Flandre-Orientale, Belgique) le O. Roelandts, "Vanhuffel (Pierre-Guillaume-Jean)", Biographie Nationale, T. XXVI, Bruxelles, 1938, colonnes 436-437; G. Deseyn, "Op zoek naar Pieter Van Huffel", Tijdschrift voor Industriële Cultuur, 46, 1994, pp. 10-13.

Famille Il est le fils d'Ambroise-François Van Huffel et de Caroline SergeantO. Roelandts, "Vanhuffel (Pierre-Guillaume-Jean)", Biographie Nationale, T. XXVI, Bruxelles, 1938, colonnes 436-437 lire en ligne.. Il épouse à Grammont le Marie-Antoinette Van Damme, fille de Pierre-Jean et de Anne-Marie PletinckxG. Deseyn, "Op zoek naar Pieter Van Huffel", Tijdschrift voor Industriële Cultuur, 46, 1994, pp. 10-13; G. Imbo, "Pieter Van Huffel (1769-1844), schilder van religieuze doeken en van portretten", De Heemschutter, 1995, 135, p. 18., dont il eut quatre enfants :

Flavie-Mélanie, née à Grammont le et décédée le , épouse de Louis CeuterickG. Schrans, Vrijmetselaars te Gent in de 18de eeuw, Gent, Liberaal archief, 1997, p. 217 lire en ligne.. Marie-Camille-Caroline, née à Grammont le et décédée à Gand le , épouse de Pierre-Eugène-Charles GuéquierG. Imbo, "Pieter Van Huffel (1769-1844), schilder van religieuze doeken en van portretten", De Heemschutter, 1995, 138, p. 18.. Eugène-Barthélémy-Charles, avocat, bâtonnier de l'ordre des avocats à Gand, conseiller provincial de Flandre-Orientale et membre de la Chambre des représentants, né à Gand le et décédé à Gand le , époux d'Ida-Marie De RuyckH. Balthazar, "Huffel, Eugène Bartholomée Charles van", Nationaal biografisch woordenboek, 1966, colonnes 348-350; J.-L. De Paepe et al., Le Parlement belge 1831-1894, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1996, p. 581; G. Schrans, Vrijmetselaars te Gent in de 18de eeuw, Gent, Liberaal archief, 1997, pp. 217-218 lire en ligne; T. Valcke et al., De fonteinen van de Oranjeberg. Politiek-institutionele geschiedenis van de provincie Oost-Vlaanderen van 1830 tot nu. Deel 3, Gent, Academia Press i.s.m. Provinciebestuur Oost-Vlaanderen, 2000, pp. 169-186.. Gabrielle-Joséphine, née à Gand le et décédée à Gand le , épouse de Napoléon-Liévin-Bernard de Pauw, avocat, professeur de droit à l'université de Gand de Gand, échevin de GandA. Desprechins, Liévin Bauwens et sa famille, Tablettes des Flandres, Recueil 5, Bruges, 1954, pp. 193-194; G. Schrans, Vrijmetselaars te Gent in de 18de eeuw, Gent, Liberaal archief, 1997, pp. 215-218 lire en ligne..

Formation Il apprend les premiers éléments du dessin aux côtés de son oncle et parrain Pierre Canivé (1738-1823), restaurateur de tableaux à GrammontA propos de Pierre Canivé, v. G. Imbo, "Petrus Canivé 1738-1823, schilderijen-restaurateur en schilder van de abdijkerk van het abdijcomplex", De Heemschutter, 1999, 193, pp. 29-35.. Il suit ensuite des cours de dessins à l'Académie royale des beaux-arts de Gand où il remporte un premier prix en 1786 et en 1788Egidius Karel Joseph Van de Vivere, Philippe Lambert Spruyt, Konst-lievende mengelingen uytgegeven door de Koninglyke Akademie van Teeken-, Schilder- en Bouwkunden opgerecht binnen de Stad Gend, Gand, P.-F. de Goesin, 1794, pp. 60 et 61. lire en ligne. Il poursuit sa formation durant sept ans à Anvers puis à Malines auprès du peintre Guillaume Herreyns. En 1798, il séjourne quelques mois à Paris où il visite les salons d'art ainsi que les musées, copie les maîtres anciens et travaille brièvement dans l'atelier de Jacques-Louis DavidJ. Immerzeel, De levens en werken der hollandsche en vlaamsche kunstschilders, beeldhouwers, graveurs en bouwmeesters, van het gegin der vijftiende eeuw tot heden, 1842, pp. 61 et 62 lire en ligne; O. Roelandts, "Vanhuffel (Pierre-Guillaume-Jean)", Biographie Nationale, T. XXVI, Bruxelles, 1938, colonnes 436-437 lire en ligne; P. en V. Berko, Dictionnaire des peintres nés entre 1750 et 1875, Bruxelles, 1989, p. 700; G. Imbo, "Pieter Van Huffel (1769-1844), schilder van religieuze doeken en van portretten", De Heemschutter, 1995, 135, p. 18..

Carrières Carrière artistique Durant la période française (1795-1815), il est nommé directeur-artiste (1805)J. Immerzeel, De levens en werken der hollandsche en vlaamsche kunstschilders, beeldhouwers, graveurs en bouwmeesters, van het gegin der vijftiende eeuw tot heden, 1842, pp. 61 et 62 lire en ligne; O. Roelandts, "Vanhuffel (Pierre-Guillaume-Jean)", Biographie Nationale, T. XXVI, Bruxelles, 1938, colonnes 436-437 lire en ligne. puis professeur (1814) à l'Académie royale des beaux-arts de Gand. En 1811, il est nommé président perpétuel de la Société royale des beaux-arts et de littérature de Gand qu'il avait fondé en 1808 avec d'autres artistesJ. Immerzeel, De levens en werken der hollandsche en vlaamsche kunstschilders, beeldhouwers, graveurs en bouwmeesters, van het gegin der vijftiende eeuw tot heden, 1842, pp. 61 et 62 lire en ligne; E. De Busscher, Précis historique de la Société Royale des beaux-arts et de littérature de Gand, Gand, De Busscher, 1845 lire en ligne; O. Roelandts, "Vanhuffel (Pierre-Guillaume-Jean)", Biographie Nationale, T. XXVI, Bruxelles, 1938, colonnes 436-437 lire en ligne.. Le , le maire de Gand le désigne comme conservateur du Musée des beaux-arts de GandJ. Immerzeel, De levens en werken der hollandsche en vlaamsche kunstschilders, beeldhouwers, graveurs en bouwmeesters, van het gegin der vijftiende eeuw tot heden, 1842, pp. 61 et 62 lire en ligne..

Durant la période du royaume uni des Pays-Bas (1815-1830), son atelier reçoit en la visite du prince et de la princesse d'Orange. Ces derniers lui commande dix toiles pour décorer leur chapelle particulière à La Haye (Pays-Bas). À la suite de la livraison des cinq premières toiles, il est nommé peintre honoraire de S.A.R. la Princesse d'Orange. À cette époque, il devient également membre correspondant de l'Institut royal des Pays-Bas.

Carrière industrielle À partir de 1813, Pierre Van Huffel est également mentionné comme propriétaire d'une filature de coton située Oudevest à Gand, où il installe en 1823 une des premières machines à vapeur de l'industrie cotonnière gantoise. Cette filature de coton reprise successivement par ses beaux-fils, Louis Ceuterick puis Pierre-Eugène-Charles Guéquier devint la filature Desmet-Guéquier, dont les bâtiments abritent aujourd'hui le Musée d'archéologie industrielle et du textile de Gand.

Mandats politiques Sous le royaume uni des Pays-Bas (1815-1830), il est nommé membre de la régence de la ville de Gand et suppléant aux États provinciauxO. Roelandts, "Vanhuffel (Pierre-Guillaume-Jean)", Biographie Nationale, T. XXVI, Bruxelles, 1938, colonnes 436-437 lire en ligne; G. Imbo, "Pieter Van Huffel (1769-1844), schilder van religieuze doeken en van portretten", De Heemschutter, 1995, 136, p. 24..

Œuvres répertoriées Portraits et sujets d'histoire Ses premiers portraits datent de la période autrichienne. Il peint notamment celui du cardinal Jean-Henri de Frankenberg, archevêque de MalinesJ. Immerzeel, De levens en werken der hollandsche en vlaamsche kunstschilders, beeldhouwers, graveurs en bouwmeesters, van het gegin der vijftiende eeuw tot heden, 1842, pp. 61-62 lire en ligne, ainsi que, vers 1793-1794, celui de l'empereur François IIG. Imbo, "Pieter Van Huffel (1769-1844), schilder van religieuze doeken en van portretten", De Heemschutter, 1995, 135, p. 17..

Durant la période française, il peint celui de Napoléon Bonaparte, premier consul conservé au Musée royal des beaux-arts d'AnversConseil d'administration de l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, Catalogue du Musée royal des beaux-arts d'Anvers, Anvers Impr. Buschmann, 1857, pp. 170-171 lire en ligne; P. en V. Berko, Dictionnaire des peintres nés entre 1750 et 1875, Bruxelles, 1989, p. 700., puis ceux de diverses personnalités officielles: les préfets du département de l'Escaut Guillaume-Charles Faipoult (1808) et Frédéric-Christophe d'Houdetot (1810) tous deux conservés au Musée de la Bijloke à Gand, les évêques de Gand Maurice de Broglie (1808) et Étienne Fallot de Beaumont (1813) tous deux conservés au palais épiscopal de Gand ainsi que les maires de Gand Pierre Joseph Pycke (1808) et Josse van der Haeghen.

Il est surtout cité pour avoir dessiné au crayon les portraits des quatre ministres américains qui signèrent le Traité de Gand le et peint celui de l'ambassadeur américain John Quincy Adams (1815) conservé à la Smithsonian Institution à Washington.

En ce qui concerne la période du royaume uni des Pays-Bas, les deux tableaux d'histoire les plus cités sont celui représentant S.A.R. le Prince d'Orange visitant la fabrique de Jean Rosseel à Gand datant de 1818 et conservé au Musée de la Bijloke à GandP. Van Huffel, Esquisse historique peinte en 1818 par M. Van Huffel, Gand, 1818, pp. 1-7; L. De Bast, Annales du salon de Gand et de l'école moderne des Pays-Bas, Gand, 1823, pp. 29-31; R. van Eynden et A. van Willighen, Geschiedenis der vaderlandsche schilderkunst sedert de helft der 18de eeuw, Den Haag, 1840, deel 4, pp. 286-287; J. Immerzeel, De levens en werken der hollandsche en vlaamsche kunstschilders, beeldhouwers, graveurs en bouwmeesters, van het gegin der vijftiende eeuw tot heden, 1842, pp. 61 et 62 lire en ligne; P. en V. Berko, Dictionnaire des peintres nés entre 1750 et 1875, Bruxelles, 1989, p. 700. et celui représentant Le chanoine Triest et M. Kervyn de Volkaertsbeke, échevin de Gand se présentant à l'audience de S.M. le Roi des Pays-BasMessager des Sciences et des Arts, 1827-1828, pp. 68-69; R. van Eynden et A. van Willighen, Geschiedenis der vaderlandsche schilderkunst sedert de helft der 18de eeuw, Den Haag, 1840, deel 4, pp. 286-287.. De cette époque datent également les portraits de chanoines Pierre-Joseph Triest et de Meulenaere (1824) conservés au palais épiscopal de Gand.

Sujets religieux