Le , couramment abrégé sous le rétroacronyme Stan (en référence à l'apocope utilisée dans le langage familier pour désigner la place Stanislas), est le réseau de transports en commun de Nancy et de sa métropole, dans l'Est de la France.
Jusqu'au , la société Transdev, via sa filiale à 100 % Transdev Nancy, exploite le réseau, succédant ainsi à Veolia Transport, à Connex et à la CGFTE (1974-2001). Depuis le , c'est la société Keolis, à travers sa filiale Keolis Grand Nancy, qui exploite le réseau Stan.
Histoire En 1846, est mentionné l'existence de deux services d'omnibus reliant l’un Nancy à Saint-Nicolas-de-Port, et l'autre Maxéville à Saint-Nicolas.
Ancien tramway (1874-1958)
Le , un décret présidentiel autorise l’entrepreneur bruxellois Frédéric de la Hault à créer une desserte par tramway à traction de chevaux . Cette ligne d'une longueur de a été inaugurée le .
Le , Monsieur de La Hault cède la concession à la Compagnie générale française de tramways. Cette cession est validée par décret présidentiel le .
Le réseau de tramways connaît un développement régulier, avec la création de nouvelles lignes entre 1881 et 1912. Son électrification s'étendra sur la période de 1899 à 1903.
En 1919, le réseau, qui desservait Nancy et sa banlieue sans toutefois pouvoir desservir les « hauts », s'agrandit par l'incorporation des deux lignes suburbaines vers Pont-Saint-Vincent et Dombasle-sur-Meurthe, jusque-là concédées à la Compagnie des tramways suburbains.
Le réseau de tramways a atteint son apogée en 1925, avec douze lignes totalisant de longueur.
En 1936, la conversion du réseau à l'autobus est déjà bien engagée, et il ne reste que six lignes de tramway en service. La Seconde Guerre mondiale et les pénuries de carburant qui en découlèrent interrompirent provisoirement le démantèlement du réseau jusqu'en 1948. Cependant, à ce moment, par manque d'entretien, le réseau est à bout de souffle, et les lignes de tramways encore en service sont remplacées par des autobus. Le , la de Laxou à Essey-lès-Nancy, dernière exploitée en tramways, est remplacée par des autobus.
De 1905 à 1914, la ville de Nancy a aussi eu un funiculaire qui reliait le cimetière de Préville au parc de la Cure d'Air Saint-Antoine, le funiculaire de la Cure d'Air. Cette installation était exploitée par la Société anonyme la Cure d'Air Saint-Antoine, indépendante du réseau de tramway.
Autobus seuls (1958-1980) La période de 1958 à 1980, où les transports en commun nancéiens se limitaient à des lignes d'autobus de plus en plus engluées dans la circulation automobile, est marquée par un déclin de l'usage des transports en commun, jugées comme peu performants. Les investissements se concentrent alors sur l'amélioration de la circulation des voitures individuelles. Le District urbain de l'agglomération nancéienne, ancêtre de la communauté urbaine, prend la compétence « transports en commun » en 1970. Le réseau de transports en commun est alors moribond.
L'ancien réseau CGFTE était un réseau configuré en étoile, les différentes lignes reliant des communes et quartiers périphériques en passant par le centre de Nancy. Ainsi, à l'exception des lignes de rocades 30, 32 et 42, toutes les lignes desservaient l'arrêt Point central dans l'hypercentre de Nancy.
Sont reprises ici les lignes existantes les dernières années de l'exploitation de ce réseau (1999/2000)... Ligne 1/21/31/41 : 1 : Maxéville Mairie <> 21 : Jarville Sion ou 31 : Heillecourt ou 41 : Fléville Fleurychamp ou Zone Industrielle Ligne 3/33/43 : 3 : Laxou Provinces <> 33 : Pulnoy ou 43 : Seichamps Ligne 4/19 : 4 : Vandœuvre CHU Brabois <> 4 : Nancy Beauregard ou 19 : Laxou Champ le Bœuf Ligne 5/15/25 : 5 : Nancy Île de Corse / 15 : Nancy Oberlin <> 5 : Vandœuvre Cheminots ou 25 : Vandœuvre Est Ligne 6/16/36 : 6 : Vandœuvre Vélodrome ou 16 : Villers Lycée Stanislas <> 6 : Nancy Fontenoy ou 36 : Maxéville Lafayette Ligne 7/17/27/37/47 : 7 : Vandœuvre Clair Matin ou 17 : Houdemont <> 27 : Tomblaine Sainte Marguerite <> 37 : Saulxures Forêt ou 47 : Art sur Meurthe Ligne 8/18 : 8 : Nancy Cimetière du Sud <> 8 : Malzéville ou 18 : Malzéville Pixerécourt Ligne 20 20 : Division de fer <> Parc des expositions (Ligne en service uniquement durant la foire de Nancy) Ligne 26 : 26 : Villers Clairlieu <> Dommartemont Ligne 30 : 30A : Laxou Champ le Bœuf ou 30B : Nancy Haut du Lièvre <> 30C : Vandœuvre Vélodrome ou 30D : Jarville Sion Ligne 32 : 32 : Villers Lycée Stanislas <> Heillecourt ou Fléville Fleurychamp Ligne 40 : 40 : Laxou Champ le Bœuf <> Saulxures Ligne 42 : 42 : Villers Lycée Stanislas <> Ludres Ligne 44 : 44 : Nancy Île de Corse <> Ludres Ligne 46 : 46 : Villers Clairlieu <> Essey La Fallée Minibus Saint-Sébastien <> Porte Désilles Ancien réseau SUB Ligne 10 : 10 : Nancy Place Carnot <> 101 : Champigneulles Bellefontaine ou 10 : Frouard Place Nationale ou 10 : Le Nid ou 10 : Pompey Les Vannes ou 10 : Pompey Fonds de Lavaux Ligne 12 : 12 : Nancy Place Carnot <> 12 : Laneuveville Max Franck ou Huit mai <> 12 : la Madeleine ou 12 : Dombasle Stand ou Maroc Ligne 14 : 14 : Nancy Place Carnot <> 14a: Chaligny <> 14 : Pont St-Vincent <> 14 : Bainville-sur-Madon
Création d'un réseau de trolleybus (1980-2000)
Le maire de Nancy élu en 1977, Claude Coulais, décide d'impulser une nouvelle politique de déplacements. Après des études comparatives menées par le district, il a été décidé de créer un réseau de trolleybus. Ce nouveau réseau s'accompagnant de la création de couloirs réservés aux transports en commun permettant d'augmenter les fréquences et la régularité. Cette opération est couplée à une restructuration du réseau qui est intervenue le . À cette date seule la ligne 19 est exploitée en trolleybus. La ligne 4 est électrifiée le suivant, et la ligne 3 le . Initialement quatre autres lignes auraient dû être converties au trolleybus, mais le changement de majorité à Nancy aux élections municipales de 1983 interrompt le processus.
Implantation du TVR (2001 - 2023) vignette|Ancien logo du réseau, entre 2001 et 2013.
À la fin des années 1990, , et la communauté urbaine souhaite les remplacer en y substituant un matériel roulant permettant de réutiliser les lignes aériennes, mais aussi ayant l'image d'un mode « lourd ». Les élus choisissent le transport sur voie réservée (TVR) du constructeur canadien Bombardier Transport. Le plan de déplacements urbains (PDU) adopté par la communauté urbaine en 2000 prévoyait une refonte du réseau de transports de l'agglomération autour de trois axes forts équipés de tramways sur pneumatiques. Le projet devait se mettre en place progressivement jusqu'en 2006. La mise en service de la première ligne était prévue en 2000. Elle n'a finalement été ouverte qu'en 2001, mais de nombreuses difficultés techniques qui entachent sa fiabilité perdurent sur ce matériel roulant. Ces déboires techniques entrainent rapidement l'abandon du projet des deux lignes supplémentaires.
Le réseau a été entièrement restructuré lors de la mise en service du TVR, et afin de marquer son évolution, a été rebaptisé avec le nom commercial de STAN.
Réorganisation de 2013 Dans le cadre de la mise en service de la ligne 2 en BHNS circulant du parc de Champ-le-Bœuf à Laneuveville-devant-Nancy le , le réseau d'autobus a une nouvelle fois été entièrement réorganisé..
Cette réorganisation a été étudiée à partir de 2011, avec une concertation entre les élus qui s'est déroulée du au . Les élus sont partis d'un réseau de en 2011 à plus des services de proximité début 2013.
Le réseau Stan 2013 tel qu'il était le a été voté lors de la réunion du conseil de la communauté urbaine le ..
De février à ont été mis en place des forums mobilité pour informer les usagers sur le projet.
Le a été créée la ligne Mobistan Ouest.
La nouvelle organisation du réseau a été mise en place le . L'élargissement de l'amplitude de service des lignes 1 et 2 de 0h30 à 2h30 les jeudis, vendredis et samedis et des navettes pour le cinéma UGC de Ludres ont été mis en service le . Seulement, ces services n'ayant guère eu de succès auprès des voyageurs payants, ils ont été supprimés le .
Le , des adaptations sont apportées au réseau pour combler les déficits d'offre et de maillage.
Il est prévu la mise en place de comités de desserte.
Réorganisation de 2019
Le , le réseau est de nouveau entièrement remanié. Quelques lignes sont tout de même conservées voire prolongées (voir archive).. Stan 2019 apparaît plus comme une expérimentation avant l'arrivée du nouveau Tram de la (prévu pour l'horizon 2023-2024, pour un tracé entièrement achevé d'ici 2028.).
Le réseau se structure autour des lignes Tempo (anciennement StanWay) qui circulent toute la semaine à partir de 5 h (7 h le dimanche) jusqu'à 0 h 30. Les quatre lignes, dont le tram, représentent 71 % du trafic.. Au lancement, les autres lignes du réseau ne circulaient pas le dimanche et un service de transport à la demande devait pallier ce manque. À la suite de la demande de certaines personnalités politiques et des usagers, Keolis Grand Nancy a réadapté le réseau en remettant en place des lignes régulières le dimanche..
La promesse de ce nouveau réseau était également qu'il fonctionne avec des horaires identiques toute l'année. Plus d'horaires de vacances donc, y compris l'été. Dans les faits les lignes disposent encore d'horaires de vacances là où l'ancien réseau comptait des horaires de petites vacances et de grandes vacances.
De plus, la toute première ligne nocturne de l'agglomération, appelée « Pleine Lune », est mise en place. Cette ligne fonctionne durant les nuits du jeudi au vendredi, du vendredi au samedi et du samedi au dimanche. Elle effectue un trajet en boucle avec un terminus situé à la gare de Nancy. Ainsi, cette ligne relie la gare de Nancy, le centre-ville, une bonne partie de l'avenue du Général-Leclerc de Nancy (en longeant la voie de tram), le Boulevard des Aiguillettes à Villers-lès-Nancy, le quartier des Provinces à Laxou et la mairie de cette même commune, la Place de la Commanderie via la rue de Laxou, pour ensuite revenir à son point de départ. Elle propose quatre départs : à , , et .
Ce réseau Stan 2019 accueille également deux navettes baptisées « Citadine », leur particularité étant d'être exploitées par des minibus 100 % électriques. La première, sur la commune de Nancy, relie le centre-ville et la gare aux différents équipements du centre (un passage toutes les ), notamment en zones piétonnes difficilement accessibles par des bus classiques. La deuxième a un rôle similaire sur la commune de Vandœuvre-lès-Nancy (un passage toutes les ).
De plus, le réseau Sub est beaucoup plus « ancré » dans la métropole et ne joue plus uniquement ce rôle de reliage entre le bassin de vie et la métropole, il assure également un service indispensable pour certains tronçons (comme l'avenue Paul Muller et l'avenue de la forêt de Haye qui ne dépendent désormais que de la future ligne 10, qui relie Pompey à Neuves-Maisons sans rupture de charge).
Ce réseau est une grande expérimentation, et sera considéré comme complet et efficace lors de la mise en place du tramway fer du Grand Nancy.
La mise en service de cette réorganisation se traduit par de nombreux dysfonctionnements et perturbations (retards, arrêts non desservis...), entraînant l'insatisfaction des usagers.. Le prestataire réadapte à plusieurs reprises le réseau.
Le réseau de remplacement vignette|215x215px|Un Citelis de la ligne A au Vélodrome, roulant sur la ligne A en direction d'Essey Mouzimpré. vignette|215x215px|Un Citelis au terminus Nancy Gare de la ligne B. Depuis le début du nouveau réseau de 2019, il était envisagé le remplacement du tramway sur pneu.. Le projet d'un remplacement par un tram fer commençait à prendre vie., mais il a finalement été abandonné pour être reporté au mandat suivant, pour une réalisation après 2028....