Áron Mónus est un essayiste hongrois connu pour avoir écrit, traduit et publié des écrits développant la théorie du complot juif et maçonnique.

Biographie Il naît dans une ferme de Hódmezővásárhely (où il vit toujours actuellement), dans une famille de petite noblesse calviniste. Après la Seconde Guerre mondiale, il fuit le régime communiste en émigrant à l'Ouest. Il enseigne les mathématiques à l'université de Rennes, puis à l'École supérieure des sciences de Reims, qui faisait alors partie de l'Université de Paris. Il est ensuite conseiller scientifique au centre de recherche en informatique de l'École des mines de Paris. En 1977, il affirme avoir été victime d'une tentative d'assasinat, un homme iranien aurait tenté de le pousser dans le vide par la fenêtre d'un bâtiment de la Cité internationale universitaire de Paris. Cet incident est rapporté par le journal télévisé de Antenne 2 du .

Il s'enrichit par des opérations sur le marché des produits agricoles à Paris, vit à Genève à partir de 1984, puis en 1988 il revient dans la ferme de son enfance et achète aux alentours de terres. Il se consacre désormais à son exploitation agricole, et aussi de plus en plus à l'écriture et à la traduction, essentiellement sur le thème d'un complot juif et franc-maçon, accompagné de la rhétorique nationaliste la plus extrême. Ce militantisme à la limite de la légalité lui vaut de nombreux procès, qui attirent d'autant plus l'attention des médias qu'il intente lui-même des procès à ses détracteurs, et qu'il réussit souvent à utiliser les dispositions légales concernant l'incitation à la haine, la diffamation ou les droits d'auteur pour être acquitté ou faiblement condamné, ou même à faire condamner symboliquement ses accusateurs.

Ainsi en 1994, alors que Mónus affirme lors de l'émission Kinn, padon (« dehors sur un banc / en scène ») de Nap TV que les responsables de la mort des petits Juifs sont les riches Juifs francs-maçons soutenant Hitler, et que la Mazsihisz (communauté juive de Hongrie) fait figurer dans un communiqué que cela constitue une incitation à la haine, c'est finalement le dirigeant et le porte-parole de la Mazsihisz qui font l'objet d'une réprimande de la part du tribunal de Budapest [« Le dirigeant de la Mazsihisz réprimandé pour diffamation d'Áron Mónus »].

En 1997, le fournisseur d'accès Internet hongrois Elender supprime sans préavis l'accès à la page où Mónus faisait la publicité de sa traduction de Mein Kampf, et en 2001, son directeur d'alors est condamné à lui verser (soit à l'époque ) de dommages matériels et moraux.

En 2008, Mónus est à nouveau l'objet de l'attention des médias au procès de la Garde hongroise, par sa demande à intervenir comme témoin de la défense en raison du fait que la Garde « aurait pu guetter » ceux qui l'ont cambriolé plusieurs fois en 2007, et surtout par ses longues digressions préliminaires, malgré les rappels à l'ordre du tribunal, sur ses théories du complot et sur le fait que la police a confisqué ses exemplaires de Mein Kampf en hongrois [« Le procès de la Garde hongroise renvoyé en juin »]. En 2009, pour la diffusion de Mein Kampf il n'est finalement pas condamné pour violation des droits d'auteur, en effet en droit hongrois cela supposait à l'époque un dommage matériel, or le Land de Bavière, qui est propriétaire des droits et ne donne pas d'autorisation de réimpression (sauf utilisation scientifique de courtes citations), ne considère pas que cette œuvre ait pour lui une valeur matérielle ; Mónus est donc seulement condamné pour publication illégale à de dommages (soit à l'époque ) et à fournir deux exemplaires parmi ceux qui lui avaient été confisqués et rendus [« Áron Mónus condamné à une amende »].

En 2013, il est poursuivi pour sa traduction de Roger Garaudy, sur la base de la loi hongroise de 2010 qui réprime la négation de la ShoahAlors qu'auparavant la Cour constitutionnelle hongroise s'opposait à une telle loi au nom de la liberté d'expression : [« La négation de l'Holocauste passible de sanctions »], et il manifeste sa désapprobation par des spams répétés sur l'Internet hongrois [« Les jérémiades du spammer antisémite Áron Mónus »].

Publications

[en hongrois : ; en allemand : ]

Traductions en hongrois (notice BN Széchényi) (notice BN Széchényi) (notice BN Széchényi), paru ensuite en tant que (notice BN Széchényi) (notice BN Széchényi) (notice BN Széchényi)

Notes et références

Liens externes

Site officiel d'Áron Mónus

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