Leopoldo López Mendoza, né à Caracas le , est un homme politique vénézuélien, qui occupe actuellement le poste de responsable national du parti politique Volonté populaire.
López a cofondé le parti politique Primero Justicia avec Henrique Capriles et Julio Borges en 1992 et a brigué avec succès le poste de maire de la ville de Chacao pendant les élections régionales tenues en .
Il joue un rôle essentiel dans les protestations publiques contre le président Hugo Chávez en 2002. En 2008, López s'est vu interdit pour six années de tenir une fonction publique en raison de détournements financiers opérés par sa mère, de Petróleos de Venezuela SA, dont elle était alors vice-présidente des affaires commerciales, vers Primero Justicia, et ne peut en conséquence présenter sa candidature à la mairie de Caracas. Cette décision est condamnée par la Cour interaméricaine des droits de l'homme à deux reprises en 2008 et en 2010. Also available from Rights court sides with Chavez opponent, JORGE RUEDA - Associated Press, 17 septembre 2011.
Il est l'une des personnalités les plus importantes mais également des plus controversées au sein de l'opposition. Décrit comme « arrogant, vindicatif et assoiffé de pouvoir » dans des câbles diplomatiques américains, il a été expulsé de plusieurs formations politiques avant de créer un parti autour de lui.
López, qui a appelé les citoyens à manifester pacifiquement jusqu'à la sortie du gouvernement en 2014, manifestations s'étant étalées sur plusieurs jours et s'étant soldées par et des affrontements, a été rendu responsable par la justice des problèmes survenus pendant les manifestations et a été arrêté le pour incendie criminel, terrorisme et homicide. Plusieurs groupes internationaux défendant les droits de l'homme ont condamné son arrestation qui selon eux résulte de motifs politiques..
Après un procès à huis clos pendant lequel presque tous les témoins de la défense ont été récusés par le juge, Lopez a été condamné à et de prison. Le juge est assassiné lors d'une nouvelle vague de protestations anti-gouvernementales en 2017. López est libéré de prison le . et de nouveau arrêté à son domicile dans la nuit du au en même temps qu'un autre opposant, le maire de Caracas, Antonio Ledezma, puis remis en résidence surveillée le . Il vit en Espagne depuis .
Jeunesse et éducation López est né à Caracas le , dans une des familles les plus riches du Venezuela, il considère appartenir aux « 1 % de privilégiés ». Son père, homme d’affaires, siège au comité de rédaction du quotidien El Nacional, tandis que sa mère compte parmi les dirigeants du conglomérat médiatique Cisneros et du pétrolier PDVSA. Il a deux sœurs, Diana et Adriana López.
López est « un politique au sang noble » d’après The Guardian, il vient « d'une des familles les plus puissantes du Venezuela ». La mère de López, Antonieta Mendoza, est la fille d'Eduardo Mendoza Goiticoa, qui fut ministre de l’Agriculture pendant deux ans sous la présidence de Rómulo Betancourt, de 1945 à 1948. Par sa mère, López est l’arrière-arrière-arrière-petit-fils du premier président du pays, Cristóbal de Mendoza. López est aussi l’arrière-arrière-petit-neveu de Simón Bolívar. La sœur de Bolívar, Juana Bolívar, est l’arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère de López, faisant de lui un des rares parents de Bolívar encore en vie. Son grand-oncle Rafael Ernesto López Ortega fut ministre de l'Éducation nationale pendant la présidence de Eleazar López Contreras. Son grand-père Leopoldo López Ortega et son grand-oncle Rafael Ernesto López Ortega étaient des docteurs tous les deux et les fondateurs du centre médical de San Bernardino à Caracas..
Il a étudié au Santiago Colegio de León de Caracas et est diplômé de la Hun School de Princeton. Il a poursuivi ses études à l'université Kenyon à Gambier, Ohio en 1993., où il a obtenu une licence de sociologie. Il a ensuite suivi l’enseignement de la Kennedy School de l'université Harvard, où il a obtenu un master en politique publique en 1996 . En 2007, il a obtenu un doctorat honorifique de droit à Kenyon. En il épousa Lilian Tintori, avec qui il eut une fille en 2009 puis un garçon en 2013 El Universal, 20 septembre 2009, Leopoldo López presenta a su hija Manuela por twitter.
Une amie de lycée de López, la présentatrice de HLN Susan Hendricks, l'a décrit comme ayant une personnalité de gagnant pendant ses années d'étudiant. « Il plaisait aux femmes, mais il ne s’en rendait même pas compte, » dit-elle. « Il était très modeste ». Un ami d'université devenu consultant politique pour le parti républicain, Rob Gluck, a déclaré en 2014 que pendant la période où ils étaient étudiants, López avait fondé un groupe d'étudiants appelé « Active Students Helping the Earth Survive ». Répondant à la description faite de López par le gouvernement, Gluck a dit : « accuser Leo d’être de droite c’est comme traiter Maya Angelou de raciste. C'est bizarre. C'est l’application orwellienne ultime dans le double discours ». Rob Gluck est à la tête de , un groupe de pression à l'origine d'une campagne médiatique influente aux États-Unis pour soutenir l'opposition au régime chaviste.
En 1989, dans le journal étudiant de la Hun School, The Mall, López a déclaré : « être loin de chez moi a réveillé un sentiment de responsabilité envers le peuple de mon pays. J'appartiens au petit pourcentage des privilégiés, et réussir mes études me permettra de faire quelque chose pour aider mon pays. » Un camarade d'études l'a décrit comme étant « très bon pour motiver les gens » en l’équipe de natation ou d’aviron et a ajouté : « je suis sûr que ces qualités l'aideront à sortir le Venezuela du Tiers-Monde un jour. » L'article a noté que López, après avoir terminé ses études à Kenyon, espérait atteindre un troisième cycle et retourner ensuite dans son pays « où il espère entrer en politique pour améliorer le Venezuela ».
Carrière professionnelle et académique López a travaillé comme consultant économique du vice-président de la planification de la PetróLeos Venezuela S.A. (PDVSA) entre 1996 et 1999 et a travaillé en tant que professeur d'économie institutionnelle dans le département d'économie de la « Universidad Católica Andrés Bello ».
Carrière politique « J’ai choisi entre un travail stable et la politique », déclara López à un journaliste en 2007. « Et j'ai choisi la politique. C'était une idée irrationnelle guidée par la foi ».
López a cofondé le parti politique en 1992 .
López fut élu maire de Chacao, la plus riche ville d’Amérique du Sud, en 2000 avec 51 % des voix et réélu en 2004 avec 81 %.. Le l'a décrit en 2006 comme « énormément populaire dans son district ». Les électeurs l'ont loué « pour sa réorganisation du système de santé publique et la construction de nouveaux espaces publics ». Pendant son mandat, il a initié TransChacao, un système de transport public auquel on attribue l’importante amélioration du transport dans Chacaohttp://www.eluniversal.com/2004/12/20/imp_ccs_art_20217C. Pendant son mandat eut lieu également l'ouverture de l’école de Juan de Dios Guanche, considérée comme « l'école publique la plus moderne construite dans le pays depuis les vingt dernières années », et le Centro Deportivo Eugenio Mendoza. un centre sportif. Durant la période López, plusieurs projets de construction majeurs ont été initiés, y compris le Palos Grandes plaza, le nouveau siège du Mercado Libre, un nouveau siège social pour l'Unité d'Enseignement d'Andrés Bello. Le nouveau marché de Chacao a été décrit comme le plus moderne en Amérique latine..
Il dénonce en 2005 l'ordre donné par le parti Acción Democrática aux autres forces de l'opposition de boycotter les élections législatives, alors que son parti, Primero Justicia, était selon les sondages le mieux placé parmi les partis de droite..
López a atteint la troisième place du World Mayor Project en 2008. La fondation City Mayors, qui promeut la bonne gouvernance urbaine, a écrit : « ce serait facile de le caricaturer comme le descendant de l'élite riche du pays, empêchant la croisade de justice sociale de Chávez. Mais l’histoire de López dans l’activisme a montré un engagement dans la promotion de l'égalité juridique et ses électeurs parlent passionnément d'un maire qui a fourni des services publics et qui a financé de nouvelles infrastructures ». Pendant son mandat de maire, López a aussi gagné le premier prix de la en 2007 ainsi qu’en 2008 pour avoir dirigé la municipalité la plus honnête et la plus efficace du pays.
. En 2006, « des voyous armés pro-gouvernementaux l’ont retenu en otage pendant six heures ».. « Le gouvernement m'a dit en clair, oppose-toi à nous et il y aura des conséquences..
« Avec l'apparition du gouverneur de l’État de Zulia, Manuel Rosales, comme le concurrent principal de Hugo Chávez dans l'élection présidentielle de 2006 », selon une source, « López et plusieurs autres personnes de « Justice First » ont porté leur allégeance au Parti social démocratique de Rosales, « une nouvelle ère » (Un Nuevo Tiempo) ».
Il quitte en 2007 sur fond de querelles avec d'autres dirigeants du parti, et rejoint Nuevo tiempo, dont il est exclu en 2009.
Manifestations de 2002 López a mené des manifestations contre Hugo Chávez durant les jours précédant la tentative de coup d'État au Venezuela en 2002, pendant lesquelles il prévient qu'un refus du gouvernement et du parlement de démissionner ne pourrait conduire qu'à un coup d’État. Certains considèrent que ces protestations sont légitimes et d'autres les voient comme « une insurrection destinée à destituer un président démocratiquement élu ». Pendant le coup d'État, il a participé, avec Capriles et sa police municipale, à l'arrestation par les citoyens du ministre de l'Intérieur de Chávez, Ramón Rodríguez Chacín. Quelques mois après le coup d'État, López a autorisé l’utilisation de la Plaza Francia de son district comme base lors de la grève générale vénézuélienne de 2002-03. Il a depuis, pris ses distances vis-à-vis des organisateurs du coup dont certains comptaient parmi ses proches collaborateurs politiques.
Son père, avec 400 autres dirigeants de l'opposition et du patronat, signe un décret en faveur de la prise de pouvoir de Pedro Carmona.
Selon le , López « a joué un rôle essentiel dans l'arrestation par les citoyens du ministre de l'Intérieur de Chavez, Ramón Rodríguez Chacín » lors du coup d’État.
Chef de l'opposition : cible de violence Le département d'État des États-Unis a mentionné les actions prises contre López par le gouvernement vénézuélien dans son rapport annuel des droits de l’Homme sur le pays de 2005. En , López a été exclu de toutes activités politiques futures après l’expiration de son mandat en tant que maire en 2008, pour des allégations de détournement de fonds. Selon le département d'État, les charges faisaient partie d'« une stratégie du gouvernement de Chávez pour éliminer l'opposition politique ». López a déclaré que « son seul délit est qu'il constitue une menace électorale en créant une alternative social-démocrate à la révolution bolivarienne socialiste et anti-américaine ».
Selon le , les critiques sur Chávez disent que tous les dissidents gouvernementaux sont visés, mais « López semble être l'objet d'une campagne complète ». Sa tante fut aussi une victime de la violence au Venezuela en étant la cible d’un tireur pendant un rassemblement pacifique.