Jacqueline Nebout, née le à Nancy et morte le à , est une femme politique française.
Biographie Jacqueline Nebout est la fille de Joseph NeboutJoseph Nebout, né le à Rongères (Allier), décédé à Nancy le , ré-inhumé en 1976 dans la tombe Nebout du cimetière de Préville., propriétaire d'un café à Nancy. L'établissement existe toujours (en 2022), au place de Luxembourg, les immeubles de la rue de Metz ayant été attribués depuis à la place de Luxembourg., très actif comme syndicaliste dans sa professionPrésident du Syndicat des marchands de vin au détail de Nancy et Meurthe-et-Moselle, puis président du Syndicat des cafetiers, débitants, hôteliers et restaurateurs de Nancy, président de la Fédération de l'Est et de Lorraine des hôteliers, cafetiers et restaurateurs, vice-président de la Confédération des débitants et hôteliers de France, fondateur et administrateur-directeur du bulletin mensuel « Le cafetier et l'hôtelier de l'Est » (collection 1922-1926 à la Bibliothèque municipale de Nancy, cote 745 002)., militant radical-socialiste, franc-maçon, résistant responsable pour l'Allier du mouvement « Combat », vice-président de la Fédération radicale de Meurthe-et-Moselle après 1950.
Elle fait la connaissance de Yolande Thiriet, née comme elle en 1928Yolande Thiriet, née le à Raon-l'Étape (Vosges), décédée le à Paris ; son urne est déposée dans la tombe familiale Nebout à Nancy., journaliste chargée de la critique théâtrale et musicale à l'Est Républicain, qui restera sa compagne jusqu'à son décès en 2006.
Dans son appartement bourgeois de la place de Luxembourg, qu'elle partage avec sa compagne, elle reçoit les intellectuels et politiques locaux, et, parmi eux, le presque encore inconnu Jack Lang, dont le père était, comme Joseph Nebout, radical et franc-maçonRoger Lang (1902-1955), directeur commercial de l'entreprise nancéienne Albert Lang..
Peu de temps après la mort de son fils à l'âge de 21 ansMichel Balland, né le , décédé le au centre anticancéreux Gustave-Roussy de Villejuif, inhumé dans la tombe familiale Nebout du cimetière de Préville., elle et Yolande Thiriet décident de quitter Nancy pour s'établir à Paris. C'est dans cette deuxième partie de sa vie que, tout en poursuivant ses activités culturelles, elle devient une femme politique influente à la mairie de Paris et au sein du Parti radical.
Activités dans le domaine culturel À Nancy, elle est chroniqueuse culturelle sur Radio Lorraine-Champagne. Le directeur de l'Est Républicain, Léon ChadéLéon Chadé (1904-1977), rédacteur en chef des services étrangers de l'Office français d'information arrêté par la police de Vichy en novembre 1942, résistant, directeur général (1949-1966) puis PDG de l'Est Républicain (1966-1974). est un de ses amis. Avec son soutien, Jacqueline Nebout et la journaliste Yolande Thiriet aident Jack Lang, son épouse Monique et ses amis au lancement du festival mondial du théâtre universitaire en 1963-1964, l'une grâce à son pouvoir de séductionMark Lee Hunter, né en 1952, professeur assistant et chercheur à l'INSEAD Social Innovation Centre, la décrit comme « belle blonde aux yeux bleus […] dynamique et intelligente… ». et son réseau de relations artistiques, politiques et maçonniques : Jacqueline Nebout, « sœur » de l'obédience mixte du Droit humain., l'autre par ses articles dans la presse.
À Paris, adjointe à la mairie, Jacqueline Nebout est nommée vice-présidente des Floralies internationales ouvertes le au Parc floral de Paris du bois de Vincennes.
Elle préside l'Association des Amis du parc et du château de Bagatelle, de sa création en 1980 jusqu'en 1996. En 1984, elle organise l'exposition Paris qui change, huiles, aquarelles et dessins du peintre lorrain Antoine-René Giguet, au Trianon de BagatelleParis qui change et autres cheminements : catalogue de l'exposition, mai-juin 1984. Préface de Jacqueline Nebout ; entretien de Yolande Thiriet avec Antoine-René Giguet. Mairie de Paris, Association des Amis du parc et du château de Bagatelle, Paris, 1984, 32 p..
Elle fonde en 1988 le Prix de l'humour politique, suspendu pendant la troisième cohabitation et repris en 2002 par le Press club de France présidé par Jean Miot, sous le nouveau nom de « Prix Press Club, Humour et Politique ».
De 1995 à 2001, elle assure la présidence de la Société nouvelle d'exploitation de la Tour Eiffel. Elle crée le Prix Tour Eiffel de science-fiction, décerné de 1997 à 2002.
Carrière politique En suivant les traces de son père, elle entre en politique à Nancy en 1954 au sein du Parti radical-socialiste dont elle présidera à deux reprises la Fédération de Meurthe-et-Moselle, de 1954 à 1958 puis de 1969 à 1974. Avec Léon Chadé et l'équipe municipale centriste où figure le jeune conseiller André Rossinot (futur député, futur maire, futur président du Parti radical valoisien), elle soutient en 1970 la candidature « parachutée » de Jean-Jacques Servan-Schreiber à la députation de Nancy, qu'il remporte de façon aussi spectaculaire qu'inattendue.
Vice-présidente en 1971-1972 du Parti radical présidé par Servan-Schreiber, elle en est secrétaire générale de 1975 à 1977 sous la présidence de Gabriel Péronnet.
Devenue conseillère de Paris de 1977 à 2001, Jacqueline Nebout occupe les fonctions d'adjointe au maire de 1977 à 1995. Elle est députée au Parlement européen en 1983-1984 et conseillère régionale d'Île-de-France de 1983 à 1992.
Conseillère et adjointe au maire de Paris Élue conseillère de Paris en sur la liste « Union pour Paris » du , puis à la suite adjointe au maire de Paris, elle est chargée de toutes les questions relatives à l'environnement, la qualité et le cadre de vie, la prévention et la lutte contre les pollutions et les nuisances. Réélue en 1983 et 1989, cette fois dans le , elle reste chargée des questions relatives à l'environnement, aux parcs, jardins et espaces verts. À ce titre, elle impulse la réalisation du parc André-Citroën, du parc de Bercy et de la coulée verte partant de la Bastille.
Adjointe au maire Jacques Chirac, elle s'investit particulièrement pour la réhabilitation du parc du château de Bagatelle, dans le bois de Boulogne :
Conseillère régionale Elle intègre le Conseil régional d'Île-de-France en 1983, où elle est réélue jusqu'en 1992.
Parlementaire européenne Elle est députée européenne du au , comme suivante sur liste après la démission de Xavier Deniau, appartenant au Groupe des démocrates européens de progrès, pour la Défense des intérêts de la France en Europe.
Parallèlement à ses mandats électifs, Jacqueline Nebout continue de participer activement à la vie politique en tant que vice-présidente du groupe RPR à l'Hôtel de Ville, dont elle était apparentée, puis vice-présidente du Parti radical de 1999 à 2001. Elle se retire de la vie publique en 2001.
Décès Elle décède le dans le . Ses obsèques sont célébrées le en l'église Notre-Dame-de-la-Gare de Paris et ses cendres sont déposées dans la tombe familiale du cimetière de Préville à NancyCimetière de Préville, tombe Nebout, allée D, 637-639..
Hommage vignette|redresse=1|rose Jacqueline Nebout La rose « Jacqueline Nebout » est une variété de Rosa floribunda créée par la société Meilland en 1989.
Publication
Distinctions
50px Chevalier de l'ordre des Palmes académiques
Notes et références Notes
Références
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Liens externes
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