vignette|droite|Ancienne gare de Mons-en-Pévèle. La Compagnie du chemin de fer de Pont-de-la-Deûle à Pont-à-Marcq (PDPM appelé familièrement PP) est fondée le . pour construire et exploiter un chemin de fer entre ces deux villes du département du Nord.
Elle est déclarée d'utilité publique par la loi du , et concédée à M. Albert Lambert pour 75 ans. C'est une ligne à voie normale, écartement de 1,435 m, à voie unique, longue de 29 km, et équipée en rails Vignole sur 25 km. Elle comporte des déclivités maximales de 20 pour mille.
Elle faisait partie des lignes secondaires de chemin de fer à voie normale du Nord - Pas de Calais - Picardie : la ligne de Boisleux à Marquion chemin de fer d'Achiet à Bapaume et Marcoing chemin de fer de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin chemin de fer de Roisel à Hargicourt
Historique de la ligne Les origines de la voie
La création La Compagnie du chemin de fer de Pont-de-la-Deûle à Pont-à-Marcq se substitue à qui a obtenu la concession d'un chemin de fer entre Douai et Pont-à-Marcq. Cette ligne d'intérêt local est une Société anonyme, constituée le , pour quatre vingt-cinq ans et au capital de 580 000 francs, divisé en 1 160 actions de 500 francs. Un traité est signé avec les Chemins de fer du Nord pour fixer les modalités de fourniture de personnel et de matériel. Elle est inaugurée le .
Elle exploite la ligne jusqu'à la destruction de celle-ci durant la Première Guerre mondiale. La Compagnie générale de voies ferrées d'intérêt local (CGL) poursuit l'exploitation en 1921 après la reconstruction de la ligne.
La Compagnie Générale d'Entreprises Ferroviaires et Routières (EFR), nouvelle raison sociale de la CGL, créée en 1954, exploite ensuite la ligne pour le service des marchandises. Elle confie en 1982 à la SNCF, le dernier tronçon existant entre Pont-de-la-Deûle et Thumeries.
La fermeture . Un arrêté préfectoral suspend le transport de voyageurs entre Pont à Marcq et Bersée. Toutefois, celui-ci continue sur le restant de la ligne entre Bersée et Pont-de-la-Deûle. Le petit train ne passe plus à Mérignies. . Le transport des voyageurs est arrêté sur toute la ligne et l'exploitation est reprise par la E.F.R. sur le secteur Pont de la Deûle - Thumerie pour le transport des marchandises. 1956. L'autorisation est donnée pour supprimer les barrières du passage à niveau de Mérignies et les remplacer par une signalisation particulière. 1982. L'exploitation du secteur Pont de la Deûle - Thumeries est confiée à la S.N.C.F. Celle-ci met en service des locotracteurs diesel. 1993. Arrêt complet du trafic et désaffectation de la ligne entre Thumeries et Pont de la Deûle. L'entreprise Beghin revend ses locomotives.
Aujourd'hui, la ligne est déposée et l'infrastructure est transformée en voie verte de la Pévèle.
La ligne La ligne, Pont-de-la-Deûle - Pont-à-Marcq, longue de 29 km, a été ouverte le était composée des sections suivantes :
Pont-de-la-Deûle - Thumeries : fermeture le (voyageurs) et en 1993 (marchandises). ; Les gares et arrêts : Pont de la Deûle, Auby, Roost-Warendin (ar), Raimbeaucourt, Raimbeaucourt (ar), Moncheaux, L'Olizier la Pétrie, Thumeries. Thumeries - Bersée : fermeture le (voyageurs) et le (marchandises) ; Les gares et arrêts : Thumeries, Deux Villes (ar), Mons en Pévèle, Sec Mont (garage et Ar), Faumont, Bersée. Bersée - Pont-à-Marcq: fermeture le (voyageurs). et le (marchandises). Les gares et arrêts : Bersée, Le Pavé de Bersée (ar), Mérignies, Tourmignies (garage), La Treupe (ar), Pont à Marcq - Route Nationale (ar), Pont à Marcq.
Les garages sont des arrêts avec service de marchandises pour un wagon complet avec une voie d’évitement, non pour se croiser, mais pour recevoir quelques wagons à Deux Villes, Sec Mont et Tourmignies. Chaque garage prévoit une demi-lune capable de recevoir 15 wagons.
L'espacement des trains
Pour éviter le rattrapage de deux trains successifs, on attendait le « délai habituel » que mettait un train entre deux gares avant d’expédier le second.
Cette mesure était complétée par l’obligation, en cas d’arrêt intempestif, de protéger la rame ainsi stationnée par des pétards posés sur la voie à distance suffisante pour permettre l’arrêt de la rame suivante.
Il était même préconisé, dans cette situation, de poser des pétards à l’arrière et à l’avant du train (deux agents accompagnaient chaque rame pour l’exécution de cette règle).
Système de sécurité de la voie unique
Dans chacune des gares : Pont de la Deule, Thumeries, Faumont, Bersée et Pont-à-Marcq, les installations permettaient de faire croiser deux trains (voie d'évitement). Le danger était que deux trains soient envoyés sur la même section de ligne et se retrouvent en face à face. Pour éviter ce problème, la sécurité était réglée par la plaque pilote. Sur chaque tronçon existait une et une seule plaque pilote (plaque de cuivre poinçonnée du nom des gares encadrantes et de forme différente selon les tronçons). Aucun mécanicien ne pouvait s’engager entre deux gares s’il ne possédait pas la plaque pilote. Comme elle était unique, il ne pouvait y avoir qu’un seul train par tronçon. Des dérogations à cette règle étaient accordées lorsqu’il y avait plusieurs trains dans le même sens. Seul le dernier train emportait la plaque. Pour les trains précédents, le chef de gare présentait la plaque au mécanicien et lui remettait un ordre écrit l’autorisant à s’engager sur la voie.
Les gares
Chaque gare comporte un bâtiment avec logement de fonction à l’étage.
La ligne comprenait les gares suivantes : Pont-à-Marcq - Tourmignies (détruite) - Mérignies - Bersée- Faumont - Mons-en-Pévèle- Thumeries (détruite) - Moncheaux (détruite) - Raimbeaucourt (détruite) - Roost-Warendin (détruite)- Pont-de-la-Deûle
Le matériel roulant Les locomotives à vapeur En 1932, la traction est assurée par deux locomotives à vapeur initialement prêtées par la Compagnie du Nord, des 030T
Ensuite, le matériel roulant comprenait des locomotives à vapeur , type 131T, livrées par Corpet-Louvet en 1933, ( de construction : 1822 à 1824).
Les autorails En 1953, la CGL achète un autorail Billard A 75 D des CFD avec le sur ce réseau, pour assurer le transport de voyageurs, où il a l'occasion de rouler en interpénétration sur les voies SNCF. Victime en 1955 de la suppression des désertes voyageurs, il est alors muté vers le réseau du Pas de Calais, sur la Ligne de Boisleux à Marquion. En 1963, Il sera ensuite revendu à la Compagnie de chemins de fer départementaux pour leur réseau du Morvan.
Les matériels remorqués Les services de transport de voyageurs était assuré par six voitures de 20 à 45 places, et celui des marchandises par 48 wagons de 10 t. Le trafic alimentait essentiellement la sucrerie Béghin par l’apport des betteraves à sucre, et le retour de la pulpe aux fournisseurs de betteraves, le transport du sucre, du charbon et des pierres à chaux. Il existait également un trafic de semences sur Bersée pour l'entreprise Blondeau.
Les horaires En 1935, il y avait quatre allers et retours quotidiens contre trois en 1925. Compte tenu des courbes, du profil, et de la signalisation, la vitesse de la ligne était de 30 km/h, ce que confirme les horaires (1 h 30 pour 29 km en tenant compte des arrêts). +165 - DOUAI, PONT DE LA DEULE à PONT A MARCQ - pkGaresGaresDouai7 0013 2318 56Pont à Marcq5 0010 4516 460Pont de la Deûlearr7 0613 2919 02Pont à Marcq - Route Nationale (arrêt)5 0310 4816 49dép7 10133019 03La Treupe (arrêt)5 0610 5116 52Auby7 1213 3419 07Tourmignies (garage)5 1010 5416 542,8Roost Warendin (arrêt)7 1713 3819 10Mérignies5 1510 5916 594,6Raimbeaucourt7 3313 4319 14Le Pavé de Bersée (arrêt)5 2011 0417 03Raimbeaucourt (arrêt)7 3613 4519 16Bersée5 2411 1017 067,2Moncheaux7 3313 5119 22Faumont5 3011 1717 12L'Olizier la Pétrie (arrêt)7 3713 5419 25Sec Mont (garage) (arrêt)5 3411 2117 1510,8Thumeries7 5314 1319 38Mons en Pévèle5 4011 2717 23Deux Villes (arrêt)7 5714 1619 41Deux Villes (arrêt)5 4411 3117 3713,4Mons en Pévèle8 0514 2119 46Thumeries5 5711 4117 34Sec Mont (garage) (arrêt)8 1014 2519 50L'Olizier la Pétrie (arrêt)6 0311 4717 3017,9Faumont8 1514 3019 55Moncheaux6 0711 5117 4219,8Bersée8 2314 3720 01Raimbeaucourt (arrêt)6 1211 5617 47Le Pavé de Bersée (arrêt)8 2614 4020 04Raimbeaucourt6 1712 0017 5023,8Mérignies8 3314 4620 12Roost Warendin (arrêt)6 2012 0417 5325,6Tourmignies (garage)8 3814 5320 17Auby6 2412 0817 58La Treupe (arrêt)8 4114 5620 20Pont de la Deûlearr6 2612 1018 00Pont à Marcq - Route Nationale (arrêt)8 4514 5920 23dép6 2712 1218 0229Pont à Marcq8 4915 0220 26DOUAI6 3312 1818 08Temps de Trajet1 491 391 38Temps de Trajet1 331 331 22
Évènement
La catastrophe ferroviaire de Thumeries du mardi 17 février 1948
Il s'agit de la collision, au pK 10 vers 17 h 15, au lieu-dit "La corne du bois" près de Thumeries, entre un train de voyageurs qui transportait des ouvriers de l'usine Béghin et se dirigeait vers Douai, et un train de marchandises, venant de Douai, tractant 500 tonnes de charbon pour l'usine Béghin. A cet endroit, la voie est courbe assez prononcée, entre un talus, d'un coté, et d'un bois de l'autre. L'accident fit 22 morts, dont 18 jeunes femmes, et 80 blessés, dont 10 gravement« Le train des Béghinettes » (consulté le 14 octobre 2023).
Annexes
Bibliographie .
Liens externes
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