Le massacre de Bama a lieu le pendant l'insurrection de Boko Haram.
Prélude Le , les habitants de la ville de Bama sont informés par des villageois de Gombale que des combattants de Boko Haram se sont rassemblés dans le village en vue d'une prochaine attaque sur la ville. Cette nouvelle provoque l'exode de centaines d'habitants qui prennent la direction de Maiduguri .
Le , près de Bama, les djihadistes attaquent Izghe et sept autres villages sur les limites des États de Borno et d'Adamawa, environ 170 civils sont tués, en majorité des chrétiens et prennent la fuite .
Déroulement Le , Bama, ville d'environ , est attaquée à son tour. À l'aube, vers 4 heures du matin, les hommes de Boko Haram entrent dans la ville, transportés par des camions .
Seuls huit hommes des milices d'autodéfense commandés par Baba Ali assurent la garde de la route empruntée par la djihadistes, près du Collège des sciences du gouvernement. Les miliciens tentent brièvement de résister mais ils prennent rapidement la fuite en constatant que les islamistes sont bien mieux équipés et bien plus nombreux. Baba Ali estime leur nombre à plusieurs centaines d'hommes.
Plusieurs bâtiments sont attaqués à l'explosif ou incendiés, notamment des bâtiments publics, le siège du gouvernement local et le domicile du plus haut dignitaire religieux de la région. Selon des habitants, plusieurs personnes meurent brûlées vives dans les incendies.
Après leur raid, les djihadistes battent en retraite. L'aviation nigériane intervient alors et bombarde les fuyards. Le chef de la police de l’État de Borno, Lawal Tanko, déclare : .
Bilan Dans un premier bilan, la police nigériane évoque 47 morts. Le , Lawal Tanko déclare que le bilan est d'au moins 60 tués mais qu'il pourrait par la suite augmenter. Le même jour, après avoir enterré leurs morts, les habitants de Bama déclarent que l'attaque a fait 98 morts .
Selon Baba Ali, au moins sont détruites pendant l'attaque.
Références
Catégorie:2014 au Nigeria Catégorie:Massacre au Nigeria Catégorie:Février 2014 Catégorie:Massacre commis par Boko Haram