Lionel Guibout est un peintre français, né le à Issy-les-Moulineaux.

Parcours Après des études à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans l’atelier de Louis Nallard et de Pierre Alechinsky (diplôme obtenu en 1983), Lionel Guibout se tourne un temps vers l’abstraction. La lecture du livre de Robert Graves, Les Mythes grecs, lui fait découvrir la mythologie et le pousse à développer une expression figurative au cours de deux périodes distinctesLa biographie est établie à partir de l'entretien avec Michel Braudeau paru dans le livre La Dislocation de Cottos et de l'interview du peintre dans le DVD Xylophilie (réalisation Guillaume Deboisseuil, production Les petits Médicis). Ces informations ont été complétées par celles figurant dans les différents catalogues d'exposition..

Il explore jusqu’en 1986 le mythe d'Eurynomé et Ophion à travers des pastels de très grand format, des lithographies en noir et blanc, et des sculptures. Il s’agit du mythe préhellénique des Pélasges établissant la création du monde.

Il interprète ensuite la Théogonie d'Hésiode, avec la représentation des enfants de la Terre-mère et de Ouranos : Cottos, Gygès et Briarée, trois géants à cent bras. Il la complète dans une seconde version en les dotant aussi de cinquante têtes. Pour envisager leurs trois portraits en pied ( x ), il cherche une morphologie particulière pour chacun, multipliant études, dessins, peintures de tous formats et sur tous supports (papier, toile, bois), et même des petites sculptures. Parmi ces travaux, apparaît la figure du « tétabras » : une tête, deux épaules et deux bras.

À partir de 1993, soucieux d’en , Guibout entame son éparpillement : les dislocations de GygèsLa Dislocation de Gygès de L. Guibout et J.-M. Michelena, 1993, éd. Wiliam Blake & co. ., BriaréeDie Zerlegung des Briareos de L. Guibout et Manfred Flügge, Berlin, Malakoff, 1994. et Cottos sont menées jusqu’en 1996 à partir d’une troisième version de leurs portraits, donnant naissance à de multiples fragments.

Leur dispersion, autant que leur naissance, a toujours été associée au milieu forestier. L’arborescence a été convoquée pour imaginer leurs organismes, l’humus, la frondaison et la lumière l’ont été pour envisager leur disparition et son environnement.

Parallèlement à ces représentations mythologiques, Lionel Guibout a poursuivi une partie de son œuvre dans ce sens : les bois de Meudon, la forêt canadienne parcourue de lac en lac en canoë sur les traces du peintre Tom Thomson et, plus tard, la forêt vosgienne. Les bois, les forêts, les arbres appartiennent à son iconographie de peintre et de dessinateur.

Lors d’un séjour à Berlin, en 1997, il dessine pendant 36 jours le grand autel, conservé au musée de Pergame. Il en ramène un journal publié dans la NRFLa Nouvelle Revue française (NRF) n° 548, janvier 1999, éd. Gallimard..

De 1998 à 2003, il illustre pour un livre le texte de 1816 de Henri Savigny, un rescapé du radeau de la Méduse qui décrit l’errance dramatique des naufragés de la frégate, épisode rendu célèbre par le peintre Géricault. Des peintures monumentales sur toile et des milliers de dessins accompagnent et prolongent la naissance des 35 lithographies du livre Méduse.

Depuis 2010, une nouvelle période s’est ouverte pour le peintre, qu’il a nommée Natura-oscura par L. Guibout et Jean-Yves Mesguich, catalogue d'exposition, Paris, automne 2010. et qui visite des paysages de tout petits formats, d’abord imaginaires, mais qui ont trouvé un écho bien réel au cours de deux séjours en Islande, en 2012 et 2014. Il en a ramené un paysage sans fin : un rouleau peint de de long.

Publications SourcesListe établie à partir du site de la BNF, du centre de documentation du Carré d'art de Nîmes (http://carreartmusee.centredoc.fr/opac/) et du livre co-édité par la bibliothèque Sainte-Geneviève, Jean-Jacques Sergent, soldat de plomb, catalogue général des impressions du typographe ayant imprimé tous les livres d'artiste de L. Guibout . La Dislocation de Gygès précédée de Dédicaces de Jean-Michel Michelena, William Blake and co, 1993 Die Zerlegung des Briareos, avec Manfred Flügge, Berlin, Malakoff, 1994 . Les Trente-six Journées de Pergame, NRF , 1999 Fusains faisant, Malakoff, Maison des artsVoir sur maisondesarts.malakoff.fr., 2003

Livres illustrés Philippe Douville, Les Bois de Salomé, lithographies de L. Guibout, Aux dépens des 40, 1994 Diane de Biéville, Forêts, illustrations de L. Guibout, William Blake & co, 1994 Henri Michaux, Rencontre dans la forêt, lithographie de L. Guibout, Aux dépens des 36, 1996 Jean-Paul Michel, Pour nous, la loi, illustrations & lithographies de L. Guibout, L'invention du lecteur, 1999 Henri Savigny, Méduse, lithographies de L. Guibout, Aux dépens des 25, 2000 Michel Tournier, Le Radeau de la Méduse, lithographies de L. Guibout, Venise, Galleria del LeoneVoir sur galleriadelleone.com., 2002 Rouget de Lisle, La Marseillaise, illustrations de L. Guibout, Jean-Jacques Sergent éd., 2010

Principales expositions 1983 : , centre d'art plastiques Albert Chanot, Clamart 1988 : , galerie Darthea Speyer, Paris 1993 : , galerie de l'Échaudé, Paris 1996 : , orangerie du château, Meudon 1998 : , Pergamon Museum, Berlin 2001 , Galleria del Leone, Venise 2003 : , musée Schusev, Moscou 2004 : , galerie Michèle Broutta, Paris 2005 : , Galleria del LeoneVoir sur galleriadelleone.com., Venise 2005 : , Morat InstitutVoir sur morat-institut.de., Fribourg-en-Brisgau 2007 : Article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 25 juin 2007., Grande Finale, FrélandVoir sur art-fabric-freland.com. 2011 : , galerie LinzVoir sur galerielinz.com., Paris 2011 : , Morat Institut, Fribourg-en-Brisgau 2012 : , galerie Fred LanzenbergVoir sur galeriefredlanzenberg.be., Bruxelles 2014 : , Calic International & Art-Couture, DubaïVoir sur artcoutureuae.com et blogs.thenational.ae.

Filmographie 1998 : Rencontre entre Lionel Guibout, Michel Braudeau, Michel Déon et Louis Nucéra. filmé au festival Étonnants voyageurs, Saint-Malo. 2009 : Xylophilie, DVD comportant 4 films réalisés par Guillaume Deboisseuil, production Les Petits Médicis : Rencontre (Guibout en forêt, 13 min) Traces en Alsace (Guibout dans son atelier, 45 min) Les Années d’apprentissage (entretien avec Jean Réal, 35 min) Balade (les œuvres dans l’atelier, 3 min) 2012 : Les Rêveries, spectacle littéraire et musical de Philippe Hersant filmé le au théâtre de la Croix-Rousse, Lyon, CLC Productions.

Notes et références

Voir aussi Catalogues d'exposition Les Têtabras, Paris, 1992, galerie de l'Échaudé et galerie Darthea Speyer ; textes de Francis Ponge et Lionel Guibout Giganten in der Stadt, Berlin, 1998, Künstlerwerkstatt Bahnhof Westend, Institut français, Antikensammlung im Pergamonmuseum, Museumakademie Berlin ; textes de L. Guibout et Claude Frontisi Le Temps dans les yeux, Venise, 2001, Galleria del Leone ; texte de Pascal Bonafoux Pasiphaé retrouvée, Épinal, 2006, La lune en parachute ; texte de L. Guibout Natura-oscura, Paris, 2010, Linz ; textes de L. Guibout et Jean-Yves Mesguich Unless landscape, retour d'Islande, Paris, 2013, galerie Linz ; texte de Jean-Yves Mesguich Endless landscape, Bruxelles, 2013, Lanzenberg ; texte de Marie-Anne Lescourret

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