vignette|Deo optimo maximo, sur le portail d'un monastère de Schlägl, Autriche. thumb|Tombe dans la Collégiale Saints-Pierre-et-Guidon d'Anderlecht de Pierre Van Dievoet (1697-1740), vice-pléban et secrétaire du chapitre d'Anderlecht, et de son frère le chanoine Pierre-Jacques-Joseph Van Dievoet (1706-1764) avec le sigle D.O.M..

Deo optimo maximo, souvent abrégé avec le sigle D.O.M., est une locution latine qui signifie « à Dieu très bon, très grand ». On la trouve fréquemment sur les pierres tombales chrétiennes et sur la façade d'églises ou d'autres monuments religieux. On retrouve aussi cet acronyme sur les bouteilles de « Bénédictine », une liqueur produite dans la ville française de Fécamp.

Antiquité romaine, à Jupiter Selon Edmont Le Blant, pour les païens, les mots Deo optimo maximo, parfois employés seuls, comme dans l'épitaphe de Solimariaca, semblent être l'équivalent de la formule courante I.O.M. (), et désigner particulièrement Jupiter Edmont Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule antérieures au , tome I, Provinces Gallicanes, Paris, 1866, : et ibidem note 3 : (Muratori, 40, 4.). Il s'appuie pour cela sur Cicéron décrivant Jupiter dans le De natura deorum II, xxv :"nos ancêtres le [Jupiter] disaient très bon, très grand, et très bon, c'est-à-dire très bienfaisant, vient avant très grand parce qu'il y a plus de grandeur à être utile à tous qu'à disposer d'un immense pouvoir ou que du moins l'on mérite, ce faisant, plus d'amour;"

Symbolique déiste et chrétienne, à Dieu thumb|right|upright|Pierre tombale datant de 1599 (Italie) avec le sigle D.O.M.

La locution exprimant un Dieu parfait est adéquate avec une pensée déiste selon Charles de Rémusat . L’avènement du christianisme modifia profondément les inscriptions funéraires. En effet, en épigraphie, le sigle D. M. Diis Manibus, habituel sur les tombes romaines fut remplacé par le sigle D. O. M. L'extrait ci-dessous d'un évêque chrétien présente l'articulation déiste et chrétienne de la même formule : "Vous avez lu quelquefois sur le frontispice de certains édifices religieux cette inscription si noble dans sa simplicité : « Au Dieu très-bon, au Dieu très-grand » : Deo optimo, maximo. S'il était permis de toucher à ces paroles vénérables de l'antiquité chrétienne, et si une autre main que celle qui a étendu les cieux pouvait rien imprimer sur leur bel azur, de cette seule inscription j'en ferais deux. A la gloire du Dieu créateur, j'écrirais sur le front des astres : Au Dieu très-grand; à la louange du Dieu sauveur, je graverais sur le front des temples chrétiens : Au Dieu très-bon." L'évêque de Poitier Louis-Édouard Pie le 20 mai 1863

Dom, apocope de Dominus Dom peut être lu aussi comme l'apocope de , seigneur, tissant ainsi un symbolisme à double niveau.

Voir aussi

Dom, titre donné aux moines bénédictins, chartreux et trappistes et anciennement à certains nobles espagnols et portugaisAu lieu de Don en usage actuellement. Exemple la comédie de Molière Dom Garcie de Navarre..

Poème "Prière universelle Deo optimo maximo" de Alexander Pope traduit par Léon Halévy dans "poésie européenne"

En 1932, Attilio Boni, membre du parti fasciste, compose un poème en latin célébrant le dixième anniversaire de la Marche sur Rome, où Mussolini est présenté comme restaurateur de Rome papale, nouvel empereur romain. Il mêle imagerie païenne et chrétienne en réinterprétant la formule religieuse D.O.M. en "Duci Optimo Maximo"

L’expression grecque kalos kagathos (καλὸς κἀγαθός), qui signifie littéralement "beau et bon", peux faire écho au latin optimo maximo. Néamnoins elle renvoie d'abord à un idéal moral et éthique dans la Grèce antique, associant la beauté physique et la vertu morale.

Notes et références

Catégorie:Symbole chrétien Catégorie:Locution ou expression latine Catégorie:Jupiter (mythologie)