La maison d’Arenberg recouvre : une maison médiatisée du Saint-Empire romain germanique, dont les membres portent les titres de duc et duchesse d'Arenberg et de prince et princesse et jouissent du prédicat nobiliaire dAltesse Sérénissime (Durchlaucht, confirmé par la Confédération germanique le ) en leur qualité de Standesherren. une maison comtale dont les chefs ont droit au titre de comte illustrissime (Erlaucht, confirmé par la Confédération germanique le ).
Histoire
Originaire d'Aremberg (dans l’Eifel, entre l'archevêché de Cologne, le duché de Juliers et le comté de Blankenheim), la maison d’Arenberg influença la prise de décision politique (notamment dans les Pays-Bas méridionaux) et marqua l'histoire militaire, du Moyen Âge jusqu’au .
La filiation ininterrompue de la maison d'Arenberg débute avec (Henri), de Cologne, à l'instar de son père, Gérard, de son grand-père Henri et de ses aïeux Franco II, Arnold, Franco et Ulrich. Ce Heinrich souscrivit, en 1176, une charte de Philipp von Heinsberg, archevêque de Cologne, en faveur du couvent de Rheindorf.
Son petit-fils, Éberhard II, comte d'Arenberg, burgrave de Cologne, fut un des signataires du traité d'alliance conclu en 1203 entre Adolphe von Altena, comte de Berg, archevêque de Cologne, et le duc de Brabant Henri. Il épousa Adélaïde de Molsberg, comtesse de Freyberg, et mourut en 1229.
Il eut pour successeur Gérard, comte d'Arenberg, burgrave de Cologne, qui épousa Mathilde de Holte, sœur de Richard, archevêque de Cologne.
Jean, comte d'Arenberg, son arrière-petit-fils, épousa Catherine, comtesse de Juliers, dont il n'eut qu'une fille, Mahaut ou Mathilde, héritière de la souveraineté d'Arenberg.
En 1298, Mathilde d'Arenberg, dernière porteuse du nom, menacée de surcroît par les visées du prince-archevêque de Cologne (qui avait déjà séquestré les biens familiaux à Cologne) épousa son cousin, le comte Engelbert II de La Marck. De ce mariage, vont naître six branches familiales, à savoir les ducs de Clèves, Juliers, Berg et Ravensberg, les ducs de Nevers, les seigneurs et comtes d'Arenberg sensu stricto, les comtes de Rochefort, les seigneurs puis ducs de Sedan et de Bouillon, les barons de Lummen, comtes de Schleiden…
Le , Marguerite de La Marck-Arenberg, sœur de Robert III de La Marck-Arenberg, mort sans postérité, épousa Jean de Ligne, baron de Barbançon. De ce mariage est issue la troisième maison d'Arenberg qui subsiste encore de nos jours.
Le baron Jean de Ligne était issu de la maison de Ligne, une des plus anciennes et des plus illustres maisons du comté de Hainaut, dont il était un des pairs ou premiers barons. Elle tire son nom de la ville de Ligne (Belgique), distante de deux lieues d'Ath et de Leuze, et située sur la Dendre. Son premier auteur connu, Dietrich, baron de Ligne, vivait dans le (Les Souverains du monde, t. II, 294). Les fastes militaires de l'Empire, des royaumes de France, d'Espagne et des Pays-Bas, et de l'ordre de la Toison d'or, attestent les services et l'importance de cette maison.
Cette maison européenne déplaça le centre de son pouvoir vers les Pays-Bas méridionaux au courant du . Sa fidélité aux Habsbourg fut récompensée à cette époque par l’élévation à la dignité princière en 1576 puis ducale en 1644.
En 1670, le titre de pairie du Hainaut, attaché à la terre de Quévy, fut, du consentement des États de la province, transporté sur la terre et seigneurie d’Enghien, en faveur de la maison d'Arenberg.
La maison d'Arenberg produisit des générations de dignitaires politiques, militaires et religieux ainsi que de nombreux mécènes. Elle a conservé sa souveraineté jusqu'en 1810 : elle fut depuis grand feudataire des royaumes de Prusse et de Hanovre.
Au , les archives et la bibliothèque des Arenberg viennent enrichir les collections de la Bibliothèque royale de Belgique.
Titres
La famille détient (ou a porté) les titres de :
Seigneur, comte, puis duc d'Arenberg (, 1644) et prince du Saint-Empire (1576) ; Duc d'Arschot et grand d'Espagne ; Prince de Porcéan ; Duc souverain de Meppen (1803-1810) : voir Duché d'Arenberg-Meppen Duc d'Arenberg (), créé par Charles X le ; Duc d'Arenberg () au profit du prince Jean-Engelbert d'Arenberg (1994) ; Prince de Recklinghausen (Ruhr) ; Comte de la Marck, comte de Lalaing, de Seneghem, de Champlitte, de Kerpen et de ; Marquis de Montcornet ; Prince de Chimay ; Comte de Beaumont et de Frezin ; Baron de , de Hallwin, de Zewenberghes, de Rotselaar, de Kommern, de Perwez ; Baron puis prince de Barbançon ; Comte d'Aigremont et de La Roche-en-Ardenne, vicomte d'Aure ; Baron de Naeltwyck ; Seigneur de Zuid-Polsbroek, d'Enghien ; de Noordeloos, Heemskerck, Polsbroek, Flardingue, Wateringen, Capelle-sur-l'Issel, Honselersdijk, Terschelling, Mirwart, Vorselaar, Lichtaert, Kastel et RethyNobiliaire des Pays-Bas et du Comté de Bourgogne.. Comte de l'Empire (1808). Comte de SchleidenVoir : ;
Généalogie
maison d'Arenberg
Généalogie succincte Généalogie succincteAlmanach de Gotha, vol. I, Part 2, , Londres, 2013, . :
maison d'Arenberg issue de la maison de La Marck
Généalogie succincte
Source
maison d'Arenberg issue de la maison de Ligne
I.) Marguerite de La Marck-Arenberg ( - château de Reckheim † – château de Zevenberghe), comtesse puis princesse d'Arenberg, fille de Robert II (1506 † 1536), comte de La Marck, seigneur d'Arenberg et de Mirwart et de Walburga d'EgmondFille de Florent d'Egmont (vers 1470 † 1539), comte de Buren et de Marguerite de Glymes (1481 † 1551) (voir Maison de Glymes) (1500 † 1547), épousa, le , Jean de Ligne (1525 † Tué le - à la bataille de Heiligerlee), baron de Barbançon, fils de Louis de Ligne ( † vers 1559), seigneur de Barbançon, et de Marie van Glymes ( † vers 1566)Fille de , seigneur de Grevenbroeck, héritière de Sevenbergen. Par une stipulation de leur contrat de mariage, leurs enfants devaient prendre et relever le nom et les armes d’Arenberg, ce qui a été observé. Ensemble, ils eurent : Charles (1550 † 1616), comte d'Arenberg, marié, le à Beaumont (Hainaut), avec Anne-Isabelle de Croÿ (1563 † 1635), duchesse d'Aerschot, princesse héritière de Chimay, qui suit ; Marguerite ( † ), mariée, le , avec Philippe II (vers 1545 † ), comte de Lalaing (1537-1582), baron d'Escornaix, seigneur de Waurin, grand bailli du Hainaut, chevalier de la Toison d'or, dont 2 filles ; Robert, prince de Barbançon, auteur des princes de Barbançon ; Antonia (ou Antoinette) Wilhelmine ( † ), mariée le avec Salentin IX d'Isembourg-Grenzau (1532 † ), archevêque de Cologne (1567-1577), qui adique l'archevêché électoral de Cologne pour se marier, dont postérité. Antonia, devenue veuve, devient camerera mayor de l'infante d'Espagne.
vignette|droite|180px|Charles d'Arenberg, Anne-Isabelle de Croÿ et leur famille. II.) Charles de Ligne ou (, Vollenhove - † , Enghien), comte puis prince d'Arenberg et du Saint-Empire, baron de Zewenberghes, duc d'Aerschot et prince de Chimay par son mariage, marié le à Beaumont (Hainaut) avec Anne-Isabelle de Croÿ, duchesse d'Aerschot, princesse héritière de Chimay, dont : Philippe-CharlesArrêté le , comme impliqué dans la conspiration de la haute noblesse des Pays-Bas contre l'Espagne, il est retenu prisonnier à Madrid jusqu'à sa mort arrivée, le . ( - Barbançon † - Madrid), prince d'Arenberg et du Saint-Empire, duc d'Aerschot, grand d'Espagne, sénéchal et chambellan héréditaire de Brabant, chevalier de la Toison d'or, colonel d'un régiment wallon, gouverneur et capitaine général de la province de Namur, marié :1° le avec Hippolyte Anne de Melun ( † ), baronne de Caumont, fille de Pierre de Melun (1550 † 1594), prince d'Épinoy et du Saint-Empire, baron d'Antoing, sénéchal du Hainaut, gouverneur de Tournai, dont postérité ;2° le , avec Isabelle Claire de Berlaymont ( † ), comtesse de Lalaing, dont postérité ;3° le avec la comtesse Marie Cleopha ( † ), fille de Charles II (1547 † 1606), comte de Hohenzollern-Sigmaringen, dont postérité ; Charles ( - Barbençon † - Rome) ; Ernestine ( - Bruxelles † - Abbeville), mariée, le à Bruxelles, avec Guillaume III de Melun ( † - Saint-Quentin), prince d'Épinoy et du Saint-Empire, marquis de Richebourg et de Roubaix, vicomte de Gand et comte de Beaussart, seigneur du Biez, connétable et sénéchal de Flandres, grand bailli du Hainaut, lieutenant-gouverneur et capitaine général du comté de Hainaut, grand d'Espagne, gouverneur de Mons et prévôt de Douai, dont postérité ; Alexandre Il prend le patronyme de Croÿ et le transmet à ses descendants. (H.de La Villarmois), prince de Chimay, auteur des princes de Chimay ; Salentin ( - Bruxelles † - Bruxelles) Antoine ( - Bruxelles † - Bruxelles), comte de Seneghem, puis capucin ; Claude Claire ( † 1670), mariée le avec Bertin(o) Oudart Spinola ( † 1618), comte de Brouay, seigneur d'Embry, de Curlu, de Haffringhes et de Waudringhem, dont deux fils ; puis le avec Ottavio Visconti ( † - Bruxelles), comte de Gamalero, gouverneur de Côme ; Albertine ( - Bruxelles † ), mariée le avec Hermann Philippe de Mérode ( - Argenteau † ), marquis de Trélon, comte de Bocarmé, seigneur d'Argenteau, prince de Montgléon, dont postérité ; Eugène Charles ( † - Saragosse), comte de Seneghem ; Dorothée Jeanne ( - Gand † 1665 - Gand), mariée le avec Philippe-Lamoral de Hornes ( - Stavele † - Stavele), comte de Houtekerke, dont postérité ; Caroline Ernestine ( - Bruxelles † - Enghien), mariée, le à Enghien, avec Ernest (1584 † - Bruxelles), , gouverneur de Luxembourg, dont une fille.
III.) Philippe-Charles d'Arenberg ( - Château de Barbançon † - Madrid), comte et prince d'Arenberg et du Saint-Empire, duc d'Aerschot, se marie trois fois :
La première, le , avec Hippolyte-Anne de Melun ( † ), fille de Pierre de Melun (1550 † 1594), prince d'Épinoy et du Saint-Empire, baron d'Antoing, sénéchal du Hainaut, gouverneur de Tournai, et d’Hippolyte (1560 † 1616, fille de Jean de Montmorency (vers 1520 † 1579), seigneur de Bours, de Guéchart et de Villeroye). Ensemble, ils eurent : Claire Eugénie ( † ), dame de Beuvrages et de Chaumont, mariée le avec son cousin Albert Alexandre ( - Bruxelles † - Bruxelles), prince de Chimay (1629), duc de Croÿ, fils d'Alexandre (1590 † 1629), comte de Beaumont, prince de Chimay (1612), sans postérité ; Anne, menine de l'infante Isabelle d'Autriche, décédée sans alliance ;
La deuxième, le , avec Isabelle Claire de Berlaymont ( † ), comtesse de Lalaing, fille de Floris (Florent)Floris (Florent) ( - château de Berlaymont † 1620), comte de Berlaymont, comte de Lalaing, baron des Hierges, de Lens, de Beauraing, de Waurin et de Montigny, seigneur de Haultepenne et de Floyon, gouverneur d'Artois et de Namur (1599) puis succède (), à Peter Ernst II von Mansfeld, comme gouverneur et capitaine général du duché de Luxembourg et du comté de Chiny, chevalier Grand doyen de l'ordre de la Toison d'or, grand d'Espagne. (1550 † 1620), comte de Berlaymont, comte de Lalaing, et de Marguerite de Lalaing ( † - Bruxelles), comtesse de Lalaing, baronne d'Escornaix, dame de Waurin, dont : Philippe-François d'Arenberg ( - Bruxelles † - Bruxelles), prince d'Arenberg, duc d'Arenberg (), duc d'Aerschot, chef et général de toutes les bandes des ordonnances d'hommes d'armes, amiral-général des mers des Pays-Bas, grand bailli et capitaine général de la province de Hainaut, chevalier de la Toison d'or, marié le avec Magdalena Francisca Luisa Esperanza de Borja ( † ), fille de Francisco Diego Pascual de Borgia ( - Gandia † ), duc de Gandia (1632-1664), marquis de Llombay, comte de Oliva, dont : François ( † ) ; Isabelle Claire Eugénie ( † ) ; Marguerite Alexandrine (1626 † ), mariée le avec Eugène de Montmorency (1615 † ), prince de Robech, marquis de Morbecque, chevalier de la Toison d'or (1675, brevet 510), dont postérité ;