Gilles Bloch, né le à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, est un polytechnicien, docteur en médecine et chercheur en biophysique moléculaire français, spécialiste du métabolisme musculaire et cérébral. Directeur général de la Recherche et de l'Innovation (DGRI) au ministère de la Recherche entre 2006 et 2009, il a également occupé les postes de président de l'université Paris-Saclay entre 2015 et 2018, puis président de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) entre 2019 et 2023, et depuis 2023 président du Muséum national d'Histoire naturelle.
Biographie Gilles Bloch est né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. le Le Conseil européen de la recherche pour une politique d’excellence : les premiers jeunes lauréats ouvrent la voie Collège de France, Paris, 7 octobre 2008, document du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ...
Études Il intègre l’École polytechnique en 1981De la promotion X1981, cf. le site de l'association des anciens élèves de l'École polytechnique (l'AX).Site de la bibliothèque de l'École polytechnique, onglet « Catalogues de la BCX → Famille polytechnicienne », recherche « Bloch Gilles », résultat : « Bloch, Gilles Fernand (X1981) ».. Il entreprend ensuite des études de biophysique et de médecine : il est à ce titre titulaire d’un doctorat en biophysique moléculaire obtenu 1989 à l'université Pierre-et-Marie-Curie, et d’un doctorat en médecine obtenu en 1991 à l'université Paris-Diderot.
Il dispose aussi de l'Habilitation à Diriger les Recherches.Technologies émergentes et Marchés de demain, 20 septembre 2011, sur le site de l’Agence pour l’économie en Essonne et l’établissement public Paris-Saclay, ..
Parcours professionnel En 1989, il intègre le laboratoire de spectroscopie RMN in vivo du Service hospitalier Frédéric-Joliot (SHFJ) au sein du Commissariat à l'Énergie atomique (CEA), département de biologie. Il participe au développement des tout premiers éléments de médecine nucléaire in vivo. Il y travaille jusqu'en 1997 et devient un spécialiste du métabolisme musculaire et cérébral. Durant cette période, son postdoctorat le conduit à l'université Yale, au sein du laboratoire de , un des piliers de la résonance magnétique nucléaire.
À partir de 1997, il est nommé chef de laboratoire au Service hospitalier Frédéric-Joliot à Orsay (1997-2000), puis chef du segment « médecine nucléaire et imagerie fonctionnelle » ; il est nommé directeur adjoint de la direction des Sciences du vivant du CEA en 2001.
Il quitte le CEA en , pour rejoindre en tant que « conseiller » le cabinet de Claudie Haigneré qui vient d'être nommée ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies. En , lorsque Haigneré quitte le gouvernement, Gilles Bloch devient directeur-adjoint du cabinet de François d'Aubert, nouveau ministre chargé de la Recherche.
Lors des débats précédant le vote de la loi du relative à la bioéthique, il déclare ..
En , François d'Aubert choisit Gilles Bloch comme premier directeur de la nouvelle Agence nationale de la recherche (ANR), dont l'objet est de financer la recherche publique et la recherche « partenariale » en France. Présentant un premier bilan au bout de neuf mois, Gilles Bloch se félicite du bon fonctionnement de l'agenceLe Monde, 17 novembre 2005.. Gilles Bloch reconnaît des ., dans un bilan qui sera remis en cause par la publication du rapport La recherche sans qualités : un audit indépendant de l'Agence nationale de la recherche de Marc FlandreauMarc Flandreau, La recherche sans qualités : un audit indépendant de l'Agence nationale de la recherche, in L'Économie politique 2/2006, , , ..
En , il est nommé directeur général de la Recherche et de l'Innovation (DGRI) au ministère de la Recherche, alors occupé par Gilles de Robien, au sein du gouvernement Villepin. Gilles Bloch est ainsi un acteur important de l'organisation de la recherche en France, organisation qui repose surRECHERCHE ET INNOVATION EN FRANCE ET EN GRANDE-BRETAGNE : ENJEUX ET PERSPECTIVES, Conseil franco-britannique, 23 janvier 2008, : l’orientation : définition des grandes politiques nationales (création de la Direction de la stratégie, du Haut Conseil de la science et de la technologie) ; la programmation : traduction des objectifs en programmes de recherche (création des agences fusionnées depuis dans Oséo) ; la réalisation : création des outils mis à disposition des opérateurs pour, notamment, faire émerger des leaders de dimension mondiale, construire des stratégies locales et renforcer le partenariat avec les entreprises.
Il œuvre en particulier pour l'insertion des jeunes docteurs dans le milieu des entreprisesGilles Bloch, Discours lors de l'assemblée générale annuelle de l'association Bernard-Gregory, le , . En , lors de la mise en place du gouvernement Fillon I, Valérie Pécresse, nouvelle ministre de la Recherche, confirme Gilles Bloch à son poste de DGRI. Il confie à Jean-Pierre Alix une mission sur l'intégrité scientifique, qui conduit à un rapport rendu en . Le , il quitte son poste à sa propre demande..
Il est alors nommé à la tête de la direction des Sciences du Vivant, l'une des cinq directions du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)...
Gilles Bloch a présidé le groupement d'intérêt scientifique « Infrastructures en biologie, santé et agronomie » (GIS-IBiSa) créé en et dont les membres sont l'INSERM, le CNRS, l'INRA, le CEA, l'INRIA, l'Institut National du Cancer (INCa), la Conférence des présidents d'université (CPU), et les deux directions DGRI et DGESIP du ministère de l'Enseignement Supérieur de la Recherche.. Il est vice-président de la « fondation FondaMental » fondée par Valérie Pécresse, une fondation de coopération scientifique spécialisée dans les maladies mentales, qu'il a présidée en 2011Fondation FondaMental, Communiqué de presse, 25 mai 2011, ..
Le , Gilles Bloch est élu président de l’Université Paris-Saclay. par le Conseil d’administration de la ComUE, succédant à Dominique Vernay qui occupait ce poste depuis . il devient dans le même temps président de la Fondation de Coopération Scientifique Paris-Saclay qui coordonne l’opération campus et le projet Idex.
Le , Gilles Bloch est nommé Président de l’Inserm. Il prend ses fonctions le . Le , le président de la République Emmanuel Macron choisit le professeur Didier Samuel, doyen de la faculté de médecine de Paris-Saclay, pour lui succéder à la tête de l'Inserm.
Le , Gilles Bloch est nommé président du Muséum national d'Histoire naturelle par Emmanuel Macron.
Décorations
, le , au titre de .. . Le , il est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de . puis fait chevalier le .. Il est promu au grade d'officier le au titre d' .
Pour approfondir Articles connexes Liste d'élèves de l'École polytechnique
Liens externes
Vidéo de Gilles Bloch présentant les programmes en radiotoxicologie et radiobiologie sur le site du CEA Entretien avec Gilles Bloch sur le site Histrecmed
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Institut national de la santé et de la recherche médicale Catégorie:Médecin français du XXIe siècle Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Docteur de l'université Pierre-et-Marie-Curie Catégorie:Docteur en médecine de l'université Paris-Diderot Catégorie:Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives Catégorie:Naissance en juillet 1961 Catégorie:Naissance à Pointe-à-Pitre