Marie-Jacques Thomas Songis de Pange, marquis de Pange, né le à Paris, mort le au château de Pange (Moselle), est un général et homme politique français de la Révolution et de l’Empire.
États de service Frère de Louis de Pange et de François de Pange, il est le seul de sa fratrie à survivre à la révolution.
Il entre en service en 1786, dans les gendarmes de la Garde du roi, il passe sous-lieutenant en 1787, au régiment de hussards de Bercheny, dont le propriétaire est un parent, et il y devient capitaine en 1789. Il émigre en 1791, et il fait les campagnes de 1792 et 1793, dans l'armée des princes, en Champagne et en Allemagne, en qualité de capitaine au régiment de Rohan. En 1794 et en 1795, il combat en Hollande, et il quitte le service en 1795.
De retour en France sous le Consulat, il devient chambellan de l'empereur, puis en 1812, il reprend du service comme colonel de la garde d’honneur du département de la Moselle. Le , il est nommé colonel major du de gardes d'honneur, et il participe à la tête de son unité aux campagnes de Saxe en 1813, et de France en 1814. Il se distingue particulièrement aux batailles de Leipzig du au , et de Hanau les et suivants.
Lors de la première restauration, il est nommé lieutenant le , de la des mousquetaires de la Garde du roi Louis XVIII, et le , il est promu maréchal de camp. Pendant les Cent-Jours, il ne joue aucun rôle, et se retire à la campagne.
Le , il reprend du service comme commandant du département de l’Ardèche, et le , il passe à celui du Gard. Il héberge un temps le graveur François AubertinPierre Jacques Goetghebuer, « Le graveur Aubertin », in: Annales de la Société royale des Beaux-Arts et de littérature de Gand, IV (1851-1852), — lire en ligne.. Le , il prend le commandement de la subdivision composée des départements du Gard, de la Lozère, et de l’Ardèche. Il est créé pair de France le et président du collège électoral du Gard en 1820. En 1823, il est employé dans la militaire. Il est admis à la retraite le .
Il meurt le , au château de Pange.
Récompenses et distinctions Comte de l’Empire le ; Baron-Pair le . Légion d’honneur Chevalier de la Légion d’honneur le ; Officier de la Légion d’honneur le ; Commandeur de la Légion d’honneur le ; Grand officier de la Légion d’honneur le ; Chevalier de Saint-Louis en 1814.
Famille
Il épouse en 1809 Elisabeth de Caraman-Chimay, fille de Maurice Gabriel de Riquet de Caraman.
Sa fille Marie-Louise-Charlotte ( - ) épouse Septime de Faÿ de La Tour-Maubourg ( - ), maître des requêtes au Conseil d'État, ambassadeur et pair de France.
Armoiries
Figure Nom du comte et blasonnement Armes du comte Marie-Jacques Thomas Songis de Pange et de l’Empire, décret du , lettres patentes du , grand officier de la Légion d'honneur
D’argent au chevron d’azur, chargé à dextre d’une épée d’argent, montée d’or, et, à senestre, d’un roseau d’or et accompagné de trois étoiles de gueules, 2.1 ; au comble du même chargé d’une croix d’argent ; au franc quartier brochant des comtes officiers de la maison de l’empereur.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
. Marie-Jacques Thomas, marquis de Pange sur roglo.eu Côte S.H.A.T.: 8 YD 1753 .
Articles connexes Liste des membres de la Chambre des pairs (Restauration)
Liens externes
Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Général promu pendant la Première Restauration Catégorie:Comte de l'Empire Catégorie:Armée des émigrés Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Famille Thomas de Pange Catégorie:Naissance en août 1770 Catégorie:Décès en octobre 1850 Catégorie:Décès en Moselle Catégorie:Décès à 80 ans