Saint-Loup-aux-Bois est une ancienne commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est. Elle devient Saint-Loup-Terrier à la suite de la fusion avec la commune voisine Terrier en 1828.

Géographie La commune comprenait le hameau de Le Terme, vers la commune de Terrier.

Toponymie

Saint-Loup est un hagiotoponyme qui fait référence à Loup de Troyes.

Jadis le village était dans en pleine forêt Ardennaise qui lui a donné son déterminant locatif « au-Bois ».

Histoire La Statistique des élections de Reims, Rethel et Sainte-Ménehould dressée en 1657 par le sieur Terruel en vue du projet de cadastre général de la généralité de Chalons, ensuite du projet du maréchal de Fabert indiqueStatistique des élections de Reims, Rethel et Sainte-Ménehould dressée en 1657 par le sieur Terruel en vue du projet de cadastre général de la généralité de Chalons, ensuite du projet du maréchal de Fabert dans les Travaux de l'Académie nationale de Reims, Reims : empr. P. Giret, 1882, vol.74, n°3, p.336 :

La paroisse de Saint-Loup eut une église protestante, depuis 1667, voire avant, jusqu'à la révocation de l'édit de NantesLa Revue d'Ardenne & d'Argonne : scientifique, historique, littéraire et artistique, publiée par la Société d'études ardennaises "La Bruyère" (Sedan, Ardennes), nov.-déc. 1904, p.14 & p.175 .. En 1682, trois ans avant la révocation de l'édit de Nantes, une statistique officielle de la Généralité de Châlons comptait cent protestants se rattachant à l'église de Saint-Loup-aux-Bois.

On connait trois des pasteurs de cette église : Philippe JenoteauCe dernier quitta Verrières en 1666 pour aller à Guincourt, village voisin (cf : Revue d'Ardenne & d'Argonne, nov.-déc. 1904, p. 4., en 1667 & 1668 ; Jean Gardien GivryVoir, pour ce qui le concerne : ., de 1669 à 1678 ; Daniel Fétizon, de 1678 à 1685.

Aux États généraux de 1789, sa représentation était Travaux de l'Académie impériale de Reims, Reims : P. Dubois & Cie et Paul Giret, vol.43, 1865-1866, n° 1 & 2, pp. 239, 296 & 331 : Pour le tiers-état : La communauté villageoise compte 50 feux et délègue 2 députés. Pour le clergé : Pour la noblesse :

En 1793, la commune a pour nom Saint-Loup et prend le nom de Saint-Loup-aux-Bois, en 1801.

La commune fusionne en 1828 avec Terrier, pour former la commune de Saint-Loup-Terrier. Elle devient le chef-lieu de la nouvelle commune.

Politique et administration

Démographie

Histogramme (élaboration graphique par Wikipédia)

Personnalités liées à la commune Henri de Briquemault (1620-1692 ), fut le seigneur de Saint-Loup-aux-Bois. Il était membre du conseil des modérateurs de l'académie de Sedan, lieutenant-général de la cavalerie de la sérénité électorale de Brandebourg. Il figure parmi les bienfaiteurs des colonies protestantes qui se fixèrent dans ce pays après la révocation de l'édit de Nantes en 1685 Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie Ardennaise ou histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol.1, p.143 . Louis de Monfrabeuf (1724-1792), ses parents s'y marièrent en 1723Marie-Catherine-Zélie de Romance, née à Sery, mariée à l'église de Saint-Loup-aux-Bois, le 26 juillet 1723, et par contrat reçu au château de Terrier, à Charles de Monfrabeuf, chevalier, lieutenant au régiment de la Reine-Dragons, de la paroisse de Templeux-la-Fosse, à qui elle apporta les seigneuries de Thénorgues et de La Malmaison. (cf: La famille des Portes, dans Revue historique ardennaise, Paris : Alphonse Picard & fils, t.13, 1906, p.31).

Voir aussi

Articles connexes Liste des anciennes communes du département des Ardennes Terrier Saint-Loup-Terrier

Notes & références

Catégorie:Ancienne commune dans les Ardennes