Le Coptic est un paquebot-mixte de la mis en service en 1881. Jumeau de lArabic, il est construit par les chantiers Harland & Wolff pour être affrété sur la ligne du Pacifique par l' (O&O); il effectue cependant sa traversée inaugurale sur la ligne de l'Atlantique Nord avant de partir pour celle de Hong Kong à San Francisco en 1882.

Dès 1883, la ligne est encombrée et le Coptic, devenu inutile, est brièvement affrété par une compagnie néo-zélandaise attendant ses propres navires. L'année suivante, il est refondu pour s'adapter à des voyages de longue durée, puis est affecté à un service conjoint géré par la et la entre Liverpool et la Nouvelle-Zélande. Il le poursuit jusqu'en 1894, date à laquelle il subit une refonte améliorant sa propulsion. Le Coptic est alors renvoyé sur la ligne du Pacifique pour le compte de l'O&O, et y reste jusqu'en 1906.

En décembre de cette année, le navire est vendu à la , rivale de l'O&O, et devient le Persia, tout en restant sur la même ligne, jusqu'en 1915. Il est racheté par une compagnie japonaise, la Toyo Kisen Kabuiski Kaisha, qui le renomme Persia Maru et continue à l'utiliser sur le Pacifique, puis entre le Japon et les Indes orientales néerlandaises. Retiré du service en 1924, il est démoli en 1926.

Histoire Construction et bref service sur le Pacifique En 1874, les fondateurs de l', nouvelle compagnie maritime cherchant à s'imposer sur l'océan Pacifique, contactent le président de la , Thomas Henry Ismay, pour lui demander de l'aide dans leur entreprise. Cette aide se concrétise l'année suivante lorsqu'Ismay prête trois navires à l'O&O, lOceanic, le Gaelic et le Belgic. La combinaison se révèle efficace, poussant Ismay à passer commande pour de nouveaux navires destinés à cet affrètement, lAsiatic et le Coptic.

Le premier navire, renommé Arabic durant sa construction, est lancé en et mis en service en septembre. Construit comme son dans les chantiers Harland & Wolff de Belfast, le Coptic est pour sa part lancé le , et livré le suivant. Tout comme lArabic, le Coptic, bien que destiné à la ligne du Pacifique, effectue son voyage inaugural entre Liverpool et New York, le . Il effectue ensuite une autre rotation sur le même itinéraire avant la fin de l'année « SS Coptic of the White Star Line », Titanic-Titanic.com. Consulté le 2 mars 2014. Le , lors d'un voyage de retour, le navire affronte un ouragan qui emporte par-dessus bord deux de ses marins.

Le , un peu plus d'un mois après son jumeau, le Coptic quitte Liverpool pour Hong Kong via le canal de Suez afin d'assurer son service pour l'O&O. Dès 1883, cependant, la compagnie dispose de trop de navires sur cette ligne, ce qui rend le Coptic inutile. Il est alors affrété par la qui attend d'avoir ses premiers navires. Il est assisté dans cette tâche par deux nouveaux paquebots-mixtes de la , lIonic et le Doric.

En service conjoint pour la Nouvelle-Zélande thumb|Edward Smith devient commandant du Coptic en 1889.|alt=photographie d'Edward Smith posant en uniforme sur la passerelle d'un navire À cette époque, le président de la , Thomas Henry Ismay, espère poursuivre l'expansion des activités de sa compagnie afin de donner un rôle à ses nouveaux navires. À la même époque, la et l' livrent une concurrence acharnée à la sur la route entre l'Angleterre et la Nouvelle-Zélande, et décident de s'unir contre leur rivale, en formant la , fin 1882. Désireuse d'abandonner les voiliers au profit de navires à vapeur, la compagnie veut l'aide d'une entreprise d'expérience, et sollicite la , débouchant sur un projet de service conjoint entre les deux compagnies sur cette ligne.

Cinq navires sont affectés à ce nouveau service : la fournit lArawa et le Tainui, tandis que la apporte le Coptic, lIonic et le Doric. Afin de se préparer à cette nouvelle fonction, le Coptic est équipé d'un espace isolé et d'une installation frigorifique afin de transporter de la viande. La route des navires est ensuite définie, avec un départ de Londres, et un aller passant par Plymouth, Tenerife, Le Cap, la Tasmanie, avant d'arriver en Nouvelle-Zélande, et un retour par le cap Horn, Montevideo, Rio de Janeiro et à nouveau Tenerife, ce qui permet aux navires de toucher plusieurs clientèles. Des accords sont également passés avec la afin de réguler la concurrence.

Le Coptic est le premier navire de la à inaugurer ce service, en quittant Londres le . Ses premières années sont sans histoires : en 1887, cependant, son capitaine, Bence, meurt à bord durant une traversée. Deux ans plus tard, le Coptic est commandé par Edward Smith, futur capitaine du Titanic « Coptic, White Star Line », Norway Heritage. Consulté le 2 mars 2014. C'est sous son commandement, en , que le navire s'échoue en quittant Rio. Quelques réparations sont nécessaires avant qu'il ne reparte. En 1894, les flux de passagers à destination de Nouvelle-Zélande s'amenuisant, le Coptic est retiré de cette ligne. De nouveaux navires, le Gothic et le Delphic, entrent en effet en service à cette période.

Fin de carrière sur le Pacifique thumb|left|Le Coptic est envoyé sur la ligne du Pacifique en 1895 pour remplacer lOceanic, envoyé à la casse.|alt=Peinture représentant l'Oceanic toutes voiles dehors Déjà âgé de douze ans, le Coptic subit une refonte aux chantiers Harland & Wolff. Celle-ci consiste notamment à remplacer ses machines par des machines alternatives à triple expansion, plus modernes et économiques, mais aussi à moderniser ses intérieurs et à agrandir sa cheminée. À la même époque, l' envoie en Angleterre l'un des navires qu'elle affrète depuis 1875, lOceanic, pour des travaux de maintenance. Le navire, jugé trop ancien, est finalement envoyé à la casse. Le Coptic est donc renvoyé sur la ligne du Pacifique pour le remplacer. Ce service entre San Francisco et Hong Kong via Yokohama n'est troublé que par une collision en avec le Minatogawa Maru qui endommage ses tôles. Il poursuit ses traversées pour le compte de l'O&O jusqu'à un dernier départ de San Francisco, le : il s'agit de la dernière traversée d'un navire pour le compte de l'O&O.

Le Coptic et le Doric, derniers navires de la affrétés par l', sont alors vendus à la rivale de celle-ci, la , en . Ils sont respectivement renommés Persia et Asia. Bien que la soit une compagnie américaine, les navires sont immatriculés en Angleterre et arborent le pavillon britannique : la loi interdit en effet à l'époque aux navires construits hors des États-Unis de porter le pavillon américain. Les suites de la carrière du Persia sont peu connues : il reste affecté à la ligne du Pacifique, et retourne chez Harland & Wolff en 1911 pour une nouvelle refonte. En 1915, le navire est vendu à la compagnie japonaise Toyo Kisen Kabuiski Kaisha. Sa cheminée, peinte en noir du temps de la , retrouve les couleurs de la (ocre brun et manchette noire), et le navire (renommé Persia Maru) reste sur la même ligne.

En 1922, après la Première Guerre mondiale, il est affecté à une ligne entre le Japon et les Indes orientales néerlandaises. En , il est mis au repos à Yokohama, ses éléments décoratifs et son mobilier étant vendus aux enchères. Il est ensuite démoli à Osaka en 1926, après une carrière de 44 ans.

Caractéristiques thumb|Les formes du Coptic sont inspirées de celles de lAdriatic de 1872.|alt=L'Adriatic traversant une tempête, peinture en couleurs Comme son jumeau, lArabic, le Coptic affiche des dimensions proches de celles de lAdriatic et du Celtic, dont il reprend la forme effilée et le profil, avec une cheminée et quatre mâts pourvus de voiles (les voiles des trois mâts arrière sont retirées au cours de la carrière du navire). Le navire est propulsé à la vapeur par deux machines alternatives compound alimentant une hélice, pouvant faire atteindre au navire une vitesse moyenne théorique de 14 nœuds. Dans la pratique, cependant, sa vitesse moyenne se rapproche plutôt de 13 nœuds. En 1894, ses machines sont remplacées par une machine à triple expansion, plus économique.

Le Coptic est un navire capable de transporter 900 passagers d'entrepont et 75 de première classe. Il peut également transporter, à la place des émigrants, des marchandises ou du bétail selon les besoins de la compagnie. Ses installations sont connues grâce à une brochure présentant lArabic peu avant sa mise en service, et indiquant que le Coptic lui est en tout point similaire. Les passagers d'entrepont sont séparés, hommes à l'avant, femmes à l'arrière et familles au milieu, et disposent également d'un salon et d'espaces de promenade. La première classe propose des cabines plus somptueusement décorés, une salle à manger, d'un salon pour dames, d'un fumoir, et de quatre salles de bains « Arabic (1), White Star Line », Norway Heritage. Consulté le mars 2014.

Le navire est intégralement éclairé à l'électricité, et des dispositifs sont prévus pour maîtriser les incendies. Sa coque est divisée en huit compartiments étanches afin de lui permettre de résister aux collisions. Deux radeaux de sauvetage prêts à l'emploi et huit canots de sauvetage sont prévus pour évacuer les passagers. Contrairement à son jumeau, le navire est équipé dès 1884 d'une cale réfrigérée pour le transport de la viande, en vue de son service néo-zélandais.

Références

Annexes Bibliographie

Articles connexes

Arabic (navire de 1881)

Liens externes « Titanic » and Other White Star Ships, site consacré à la White Star Line avec une liste de navires Titanic-Titanic.com, site de référence sur le Titanic contenant des pages sur la plupart des navires de la compagnie

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