Le Doric est un paquebot-mixte de la mis en service en 1883. Construit par les chantiers Harland & Wolff de Belfast, il est le de lIonic mis en service quelques mois plus tôt. Bien que le but originel de la construction des deux navires ne soit pas connu avec certitude, tous deux commencent leur carrière affrétés par la qui les exploite sur la ligne de Londres à Wellington.

Dès 1885, le Doric, comme son jumeau et le Coptic, est affecté à la même route, mais cette fois-ci pour le service conjoint assuré par la et par la . Le navire s'acquitte de cette mission sans connaître d'incident majeur, jusqu'à sa refonte en 1895 afin de le moderniser. Jugé inutile sur la ligne de la Nouvelle-Zélande, le Doric est alors affrété par l' entre Hong Kong et San Francisco.

C'est en 1906 que le Doric effectue sa dernière traversée selon ce contrat, alors que l'O&O se retire progressivement du marché. Il est alors vendu à la qui l'emploie sur la même ligne, cette fois-ci sous le nom dAsia. C'est dans le cadre de ce service que le navire s'échoue sur des rochers le . Si ses passagers sortent sains et saufs de l'accident, le navire est rapidement pillé et incendié par les pêcheurs locaux.

Histoire Construction et service néozélandais thumb|left|Une traversée sur le Doric inspire à Rudyard Kipling l'un de ses poèmes.|alt=Portrait de profil de Kipling En 1883, les chantiers Harland & Wolff de Belfast mettent en construction un duo de navires pour le compte de la , lIonic et le Doric. Il s'agit de versions agrandies de deux navires mis en service en 1881, lArabic et le Coptic. Le Doric est lancé le ; avec son jumeau, lancé deux mois auparavant, il est l'un des premiers navires dont les machines sont construites par les chantiers eux-mêmes. Celles-ci étaient, jusqu'alors, construites par des ateliers extérieurs. Le suivant, le navire quitte Belfast pour Londres, faisant au passage escale à Holyhead pour embarquer Thomas Henry Ismay, président de la , et plusieurs dignitaires l'accompagnant pour visiter le navire.

Les plans d'Ismay lorsqu'il a commandé ces navires sont inconnus, mais il est probable qu'il se soit tourné dès l'origine du projet vers la Nouvelle-Zélande. À cette époque, en effet, deux compagnies, la et l' viennent de fusionner pour former la pour concurrencer la qui s'apprête à se faire livrer cinq navires flambant neufs. La route de Londres à Wellington semble donc sur le point de prospérer. À la suite de la fusion, en , les propriétaires de la entament des négociations avec Ismay afin de planifier un service conjoint, bénéficiant de l'expérience de la . Un accord est vite trouvé entre les deux entreprises.

C'est pourtant au service de la que le Doric, comme le Coptic et lIonic avant lui, fait ses débuts dans le cadre d'un contrat d'affrètement, l'entreprise attendant ses nouveaux navires. La traversée inaugurale débute le ; le navire semble séduire ses quelques passagers et, lorsqu'un bébé naît à bord le suivant, il est prénommé et vraisemblablement baptisé dans la cloche du navire.

Le Doric poursuit ensuite son contrat d'affrètement durant toute l'année 1884, et rejoint le service conjoint à partir du , sur la ligne de Wellington, passant à l'aller par Tenerife, Le Cap et la Tanzanie, et au retour par le cap Horn, Montevideo et Rio de Janeiro. Les équipages sont fournis par la , mais les navires sont gérés par la . Les traversées sont calmes et sans incident. En 1891, le navire a comme hôte prestigieux l'écrivain Rudyard Kipling, et son chef mécanicien, Robert Reed, inspire à l'auteur le personnage de McAndrew dans son poème .

En 1893, la se dote d'un nouveau navire sur la ligne, le Gothic. Le Doric et le Coptic ne sont alors plus utiles sur cette route où le trafic est en baisse.

Sur le Pacifique En , le Doric est donc renvoyé aux chantiers Harland & Wolff où ses installations sont améliorées, et ses machines changées pour des machines alternatives à triple expansion plus économiques, ce qui accroît son tonnage et sa vitesse. Après cette refonte, et tout comme le Coptic qui a subi le même sort peu avant, le Doric est affrété par l' entre San Francisco et Hong Kong via Yokohama « SS Doric I of the White Star Line ». Consulté le 3 mars 2014. Cette carrière dure dix années, durant lesquelles il transporte passagers et cargaison à travers le Pacifique. En , le rapporte que le Doric est arrivé à San Francisco avec une importante cargaison de plus de tonnes de marchandises, dont pas moins de livres d'opium, plus grande quantité de ce produit transportée par bateau à l'époque « Doric (I) », Titanic-Titanic.com. Consulté le 3 mars 2014.

Le , avec vingt passagers de première classe seulement à son bord, le Doric effectue sa dernière traversée pour le compte de l'O&O, qui cessa ses activités la même année avant de disparaître en 1908. À la fin de l'année, le navire est vendu à la rivale de l'O&O, la qui le renomme Asia (le Coptic subit le même sort, devenant le Persia). Toujours affecté à la même ligne, le navire effectue sa première traversée le sous ses nouvelles couleurs, après une rapide refonte. Le , alors qu'il part de Hong Kong, il heurte un rocher dans le brouillard près de l'île de Taichow, au large de Wenzhou. Aucune victime n'est à déplorer et les rescapés, secourus par le Shaoshing, sont conduits à Shanghaï. Le navire est pour sa part pillé puis incendié par les pêcheurs locaux.

Caractéristiques thumb|Un nouveau Doric est mis en service en 1923.|alt=Carte postale représentant le Doric de 1923 Le Doric est une version légèrement agrandie de lArabic et du Coptic, mesurant par 13,5 ; il ne diffère de lIonic que par sa jauge, légèrement inférieure, de tonneaux. Elle est cependant portée à tonneaux après refonte. Comme les deux navires précédents, il est conçu pour transporter des marchandises en bonne quantité, ainsi que 70 passagers de première classe. Il peut également embarquer 900 émigrants, et dispose d'une cale réfrigérée destinée au transport de viande.

Extérieurement, le navire est, comme tous les navires de l'époque construits pour la , un navire longiligne, pourvu d'une cheminée assez basse aux couleurs de la compagnie (ocre brun surmonté d'une manchette noire). Cette cheminée est entourée de quatre mâts pouvant porter des voiles. Le navire est principalement propulsé à la vapeur, ses machines étant parmi les premières à être construites par les chantiers Harland & Wolff après celles de lIonic : ce sont des machines alternatives compound actionnant une hélice capable de propulser le navire à 13 nœuds. En 1895, elles sont remplacées par des machines à triple expansion, plus modernes et économiques, qui lui permettent d'atteindre une vitesse de 14 nœuds.

Au sein de la , le nom de Doric est réutilisé des années plus tard, en 1923, pour un paquebot desservant cette fois-ci le Canada. Deux navires reprenant le profil et les caractéristiques du Doric et de lIonic sont également construits en 1885, le Belgic et le Gaelic (deuxièmes du nom), dès le départ affrétés par l'O&O sur le Pacifique.

Références

Annexes Bibliographie

Articles connexes

Arabic (navire de 1881) Ionic (navire de 1883)

Liens externes « Titanic » and Other White Star Ships, site consacré à la White Star Line avec une liste de navires Titanic-Titanic.com, site de référence sur le Titanic contenant des pages sur la plupart des navires de la compagnie

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