Louis Liger-Belair, né le à Vendeuvre-sur-Barse dans l'Aube et mort le à Vosne-Romanée, en Côte-d'Or, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Carrière sous la Révolution et le Consulat

Il entre en service le , comme sous-lieutenant au d’infanterie de ligne. Le il passe capitaine adjudant-major à l’armée du Nord et participe à la guerre de Vendée. Avec la colonne infernale du général Cordellier et du général Crouzat, il participe au massacre des Lucs-sur-Boulogne le . Le il prend les fonctions d’aide de camp du général Beurnonville, et il sert de 1797 à 1800 à l’armée du Nord et à l’armée d’Angleterre. Le il est nommé chef d’escadron à la suite au de hussards, et il est devient chef de brigade le . Le il est affecté comme chef d’état-major de la division de cavalerie du général Tilly, et il rejoint le camp de Montreuil le . Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , et officier de l’ordre le .

Général de l'Empire

Il participa à la campagne d’Autriche en 1805 et à celle de Prusse et de Pologne en 1806 et 1807. Le , il signa pour la France la capitulation de Magdebourg, avant d'être promu général de brigade le . Le suivant, il prit le commandement de la de la du de la Grande Armée. À partir du , il commanda la ville de Malbork.

Le , Liger-Belair fut affecté à la d’infanterie du général Vedel au d’observation de la Gironde, avec lequel il participa à la guerre d'Espagne. Le , les habitants de Santa Cruz de Mudela prirent les armes et attaquèrent le contingent français qui vivait dans le village, tuant de nombreux soldats ; les survivants s'enfuirent vers le nord en direction de Valdepeñas pour rejoindre les troupes du général Roize, commandant le corps d'observation de la Gironde sous le commandement en chef du général Dupont.

Roize demanda le renfort des troupes du général Liger-Belair qui se rendait en Andalousie. Le avec 500 cuirassiers, 300 soldats, 250 dragons et 60 fantassins, ce dernier refusa de contourner la ville de Valdepeñas et voulut la traverser par sa rue principale. La population composée de paysans et de femmes se souleva et prit les armes avec tout ce qui lui tombait sous la main pour empêcher son passage. Le général Liger-Belair fit intervenir la cavalerie et les fantassins pour faire refluer les habitants dans leurs maisons auxquelles il ordonna de mettre le feu. L'incendie, qui dura trois jours, détruisit 500 maisons et presque la totalité de la ville. Ne pouvant plus la traverser, Liger-Belair envoya un émissaire, le lieutenant Maurice de Tascher, pour rencontrer le maire et trouver un accord pour arrêter les combats. En échange, les Français sans leurs armes pouvaient récupérer leurs morts et la ville pouvait être ravitaillée durant une journée.

Le soulèvement de Valdepeñas donna l'exemple à la ville voisine de Manzanares qui, le même jour, attaqua l'hôpital français installé dans le village, ce qui obligea les troupes françaises à quitter la province en attendant des renforts pour traverser l'Andalousie. La guérilla s'intensifia dans La Mancha. Le , les Français prirent Cordoue et la mirent à sac pendant quatre jours, suscitant après Valdepeñas une soif de vengeance dans toute l'Andalousie.

Ces événements conduisirent à la première défaite des armées napoléoniennes face aux troupes espagnoles à Bailén du 19 au . Le général Liger-Belair, compris dans la capitulation du général Dupont, est fait prisonnier. De retour en France le suivant, il retourne en Espagne le pour prendre le commandement de la province de Vitoria. Il est créé baron de l'Empire le , puis commande la brigade d’infanterie de la du d’armée au mois d'avril. Il est nommé général de division le et prend la tête de la d’infanterie du d’armée à partir du jusqu'au suivant.

En il est de retour en France. Le il est nommé commandant de la militaire, puis le suivant de la militaire. Après avoir quitté Dijon, il se réfugie à Auxerre qu'il juge indéfendable. Il est ensuite relevé de son commandement, remplacé par le général Allix et rappelé à Paris pour s’expliquer sur l’évacuation sans combat de Dijon le face aux troupes prussiennes lors de la campagne de France.

Au service de la Restauration

Lors de la Première Restauration, sous Louis XVIII, il est fait chevalier de Saint-Louis le et commandeur de la Légion d’honneur le suivant. En octobre 1814, il obtient le commandement de la militaire à Nancy. Il ne prend aucun commandement pendant les Cent-Jours. Il est créé vicomte le et commandant de la militaire à Châlons-sur-Marne. Il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le . Il est nommé comte par ordonnance royale du , lettres patentes du . Sous Charles X, il est fait grand-croix de Saint-Louis le , puis devient gouverneur de la militaire en 1827.

Admis à la retraite le , il meurt le à Vosne-Romanée.

vignette|Noms gravés sur l'arc de triomphe de l'Étoile 1836 : pilier Ouest, et .

Famille Louis Liger-Belair se marie le 8 mars 1815 à Dijon avec Claire Basire. Cette union est restée sans postérité.

C'est un de ses neveux, Louis-Charles Bocquillon (fils de Catherine Liger-Belair et de Jean-Charles Bocquillon), un avocat, qui hérite du château de Vosne-Romanée et est reconnu comme fils adoptif et héritier du général de l'Empire Louis Liger-Belair (par acte d'adoption et arrêt du 15 décembre 1824).

Louis Liger-Belair fut autorisé, en outre, par lettres patentes du 24 février 1829, à transmettre à son neveu Louis-Charles Bocquillon, en plus de son nom, son titre avec de surcroît les armoiries de Liger-Belair.

Dotation

Le , donataire d’une rente de sur les biens réservés en Westphalie.

Armoiries thumb|centré

Armes du baron de l'Empire Louis Liger-Belair " Dazur à une face d'or accompagné de six étoiles d'argent, trois en chef et trois en pointe " Armoiries attribuées par lettres patentes du d'après celles octroyées en 1750 à Louis-Nicolas Liger-Belair (°1687 †1752), premier médecin à la cour de Wurtemberg et grand-oncle de Louis Liger-Belair.

Sources

Archives de la ville de Nantes – décès an 2, Section Lepelletier et Beaurepaire, cote 1E57, pages 113,114/169 - Actes de décès de la Ville de Nantes, année 1794, signature Liger-Belair, Adjudant Major, vingt neuvième régiment d'infanterie.

Louis Liger-Belair sur roglo.eu

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Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1806 Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Comte français du XIXe siècle Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Naissance en juillet 1772 Catégorie:Naissance dans la province de Champagne Catégorie:Décès en décembre 1835 Catégorie:Décès à Vosne-Romanée Catégorie:Décès à 63 ans Catégorie:Personnalité inhumée en Côte-d'Or