vignette|Monument de Vernon. vignette|Monument aux Mobiles de l'Ardèche. Privas vignette|Monument au bataillon des Mobiles de l'Ardèche, cimetière de Gaillon. La Garde mobile, créée par la loi Niel du , avait pour mission de suppléer l'armée d'active dans les opérations de défense du territoire.

En Ardèche, la garde nationale mobilisée fut convoquée par décret du Gouvernement de Défense Nationale fin et organisée en trois bataillons correspondant aux trois arrondissements : Privas, Tournon et Largentière, constituant le provisoire d'infanterie, et dirigée vers l'EureVernon (27200), l'Ardèche et la guerre de 1870, sur le site d'un particulier.Mémoire d'Ardèche et temps présent, , . où elle devait participer à la défense du département.

Mais le gouvernement républicain met en place fin septembre des unités sur le modèle des précédents corps de mobiles dont la composition et les combats sont rapportés plus particulièrement ci-dessous. Des initiatives locales aboutissent à la création de petits groupes de francs-tireurs. Un monument est situé à Vernon dans l'Eure, qui perpétue leur souvenir., cependant que le cimetière de Gaillon comporte un monument érigé à la mémoire du bataillon.

Composition

Les trois bataillons formés chacun de huit compagnies furent organisés en régiment sous le titre de provisoire d'infanterie. Adolphe ThomasAdolphe Thomas, sur military-photos.com. fut nommé par décret du lieutenant-colonel commandant le régiment. Chaque bataillon avait un effectif de hommes.

Chaque bataillon comprenait sept compagnies ayant un effectif de 172 sous-officiers et soldats, un capitaine, un lieutenant et un sous-lieutenant. Les huitièmes compagnies formaient le dépôt et restèrent longtemps dans le département avant d'être organisées en régiment pour aller se battre dans la Nièvre puis autour de Moulins.

Ils étaient tous peu formés, pas entraînés, mal équipés (d'après le lieutenant-colonel Thomas, mal chaussés et équipés de vieux fusils à percussion). Ils bénéficièrent de quelques jours de formation avant leur départ. La modernisation du matériel, en particulier l'attribution de nouveaux fusils, n'intervint qu'à la mi-novembre.

Toutes ces données sont extraites des rapports officiels inédits édités à Privas en 1901.

Premier Bataillon Le premier bataillon (arrondissement de Largentière) fut réuni le à Privas sous les ordres du capitaine Thomas qui, par la suite prit le commandement du régiment et fut remplacé à la tête du bataillon par le capitaine Alexandre Jouve de Guilbert le .

État-major : Alexandre Jouve de Guibert (de Tournon) ; Maxence de Trouilloud de Lanversin (de Largentière), lieutenant ; docteur Louis Fargier de Lagrange (de Tournon); abbé Raimbaud d'Évreux. Première compagnie Composée par des hommes des cantons de Burzet et Montpezat. Capitaine : Théodore de Montravel (de Joyeuse). Deuxième compagnie Composée des hommes des cantons de Coucouron et Saint-Étienne-de-Lugdarès. Capitaine : Henry Bourret, de Saint-Étienne-de-Lugdarès. Troisième compagnie Composée des hommes du canton de Joyeuse. Capitaine : Oscar Sugier, des Vans. Quatrième compagnie Composée des hommes de Largentière et Valgorge. Capitaine : Casimir Tirant, de Meysse. Cinquième compagnie Composée des hommes du canton de Thueyts. Capitaine : Casimir Dousson, de Largentière. Sixième compagnie Composée des hommes du canton de Vallon. Capitaine : Paul Maigron, de Saint-Alban-sous-Sampzon. Septième compagnie Composée des hommes du canton des Vans. Capitaine : Marcel Tournaire, des Vans. Huitième compagnie Composée de l'excédent des sept autres compagnies. Capitaine : Jules de Gigord, de Joyeuse.

Deuxième Bataillon Le deuxième bataillon (arrondissement de Privas) fut réuni le à Privas sous les ordres du capitaine Bertrand. État-Major : Achille Bertrand (de Privas), chef dudit bataillon ; Charles Ladreyt de Lacharrière ; docteur Charles Dufour (d'Annonay) ; abbé Joseph-Ferdinand Armand (de Privas). Première compagnie Composée des hommes d'Antraigues et d'Aubenas. Capitaine : M. Jammes (de la Voulte) . Lieutenant : le capitaine Émile Bousquainaud (de Villeneuve-de-Berg). Lieutenant : Achille Dubois (de Vernoux). Sous-lieutenant : Charles de Pazanan (de Privas) . Deuxième compagnie Composée des hommes de Bourg-Saint-Andéol. Capitaine Gatinot (de Valence) . Lieutenant Charles de Balestrier (de Bourg-Saint-Andéol). Sous-lieutenant Louis Berchon (de Privas). Troisième compagnie Composée des hommes des cantons de La Voulte et Rochemaure. Capitaine : M. Achard (de Lyon). Lieutenant : Charles Ladreyt de Lacharrière. Sous-lieutenant : M. Armand Labeaume (de Saint-Péray). Quatrième compagnie Composée des hommes de Privas et Chomérac. Capitaine : Louis Vital de Miraval (de Meysse). Lieutenant : M. Boyrel(de Villeneuve-de-Berg). Sous-lieutenant : M. Brezzy. Cinquième compagnie Composée des hommes du canton de Saint-Pierreville. Capitaine : M. Muret de La Voulte. Lieutenant : M. Vintenon. Sous-lieutenant: M. Frayol. Sixième compagnie Composée d'hommes du canton de Villeneuve-de-Berg. Capitaine : Paul Ladreyt de Lacharrière (de Privas). Lieutenant : M. d'Hauteville (de Chalencon. Sous-lieutenant : M. Boisseau (de Privas). Septième compagnie Composée d'hommes du canton de Viviers. Capitaine : Léopold Sonier de Laboissière (de Tournon-sur-Rhône). Lieutenant : M. Durand (de Tournon). Sous-lieutenant : Charles Carsignol (de Bourg-Saint-Andéol) . Huitième compagnie Composée de l'excédent des hommes des sept autres. Capitaine : M. Latune (de Saint-Péray). Lieutenant : M. le Baron du Bay (de Saint-Péray). Sous-lieutenant : Armand Labeaume (de Saint-Péray).

Troisième Bataillon Le troisième (arrondissement de Tournon) se réunit à Tournon et Annonay sous les ordres du capitaine de cavalerie (démissionnaire) de Montgolfier le . État-Major : Alphonse de Montgolfier, ancien capitaine de cavalerie. M. le comte de Tournon Simiane (de Désaignes). Docteur Louis Siméon Chomel (d'Annonay). Abbé Fleury François Marie Louis Percie du Sert (d'Annonay). Première compagnie Composée des hommes des cantons d'Annonay et de Serrières . Capitaine : baron René de la Lombardière de Canson (d'Annonay) Lieutenant : Gabriel Frachon (d'Annonay) Sous-lieutenant : le comte Audoin de la Romanet de Lestrange (de Saint-Alban-d'Ay). Deuxième compagnie Composée des hommes du canton du Cheylard et de Saint-Martin-de-Valamas Capitaine : M. Taupenas (d'Aubenas) Lieutenant : Auguste de Missolz (d'Annonay) Sous-lieutenant : Édouard Chapuis (d'Annonay). Troisième compagnie Composée des hommes de Lamastre et de Saint-Agrève . Capitaine : M. Reboulet (de Lamastre) Lieutenant : Joseph de Montgolfier (d'Annonay) Sous-lieutenant : Paul Dagrève (de Lamastre). Quatrième compagnie Composée d'hommes du canton de Saint-Félicien. Capitaine : Louis Couturier (d'Annonay) Lieutenant : M. Seguin (d'Annonay). Sous-lieutenant : Michel de Chazotte (d'Arlebosc). Cinquième compagnie Composée d'hommes du canton de Saint-Pierreville. Capitaine : M. Muret (de La Voulte) Lieutenant : M. Vintenon Sous-lieutenant : M. Frayol. Sixième compagnie Composée d'hommes du canton de Villeneuve-de-Berg. Capitaine : Paul Ladreyt de Lacharrière (de Privas) Lieutenant : Henry de Hauteville. Fait prisonnier le , il fut remplacé par M. de Marcily. Sous-lieutenant : M. Boisseau (de Privas). Septième compagnie Composée des hommes du canton de Viviers. Capitaine : Léopold Sonier de Laboissière (de Tournon). Lieutenant : M. Durand. Sous-lieutenant: Émile Mayaud (d'Aubenas). Adjudant sous-officier : Charles Carsignol (de Bourg-Saint-Andéol). Huitième compagnie Composée de l'excédent des sept autres, restée au dépôt à Privas, puis versée au quatrième bataillon, commandant Daval. Capitaine : M. Latune (de Saint-Péray). Lieutenant: M. le baron du Bay. Sous-lieutenant : Armand Labeaume.

Combats vignette|Carte de l'Eure-zone des combats Le premier bataillon quitta Privas le par le train pour arriver à Évreux le 30.

Combat d'Hécourt À proximité de Mantes, le hameau et le bois d'Hécourt virent se dérouler à partir du les premiers combats avec l'armée prussienne.

Les gardes tentèrent de protéger la ligne de chemin de fer et la gare de Serquigny en se portant vers Louviers et Bernay le , puis firent retraite vers Gaillon et Évreux le 21 en prévision d'une offensive imminente.

Combat de la forêt de Bizy Le ., l'ensemble des bataillons arrive en forêt de Bizy, entre Vernon et Pacy-sur-Eure où se trouvaient les Prussiens. Ceux-ci furent contenus dans leur tentative d'occuper Vernon et Vernonnet avec le concours des gardes nationales de Vernon.

Combat de Maulu Le , le est bombardé par l'artillerie ennemie installée près de Maulu (hameau de Blaru). Les et du reprennent le village de Maulu à la baïonnette. Deux officiers, le capitaine Rouveure du et le lieutenant Leydier du sont tués ainsi que huit hommes. Pendant la première quinzaine de décembre, les troupes manœuvrent entre Bernay, Thiberville, Lisieux puis Serquigny et Grand-Couronne. Le , les mobiles de l'Ardèche et de l'Eure sont maîtres de Maison-Brûlée et Château-Robert. Les Prussiens sont à Grand-Couronne.

Combats de Château-Robert et de Maison-Brûlée Le au matin, les Prussiens attaquent en masse « Château-Robert », les combats font rage entre le château, Maison-Brûlée et les Moulineaux«Monument du Qui vive ?», avril 2006.. La retraite est sonnée et s'effectue vers Bourg-Achard puis Pont-Audemer.

Le bilan de cette journée du est le suivant : 17 tués, 48 blessés (dont 1 officier), 159 prisonniers ou disparus (dont 7 officiers).

Aux Moulineaux, un monument commémore ce combat..

Combat d'Orival vignette|right|Région de Moulineaux et Orival. Le commandant de Montgolfier et ses hommes occupent le au matin le plateau d'Orival. Attaqué par les Prussiens, menacé d'encerclement, il doit se résoudre à faire retraite de nuit vers Le Gros-Theil, puis Brionne.

La campagne du bataillon Ce bataillon formé par le regroupement des huitièmes compagnies fit campagne dans l'Yonne, la Nièvre et le Loiret. Il rejoint ensuite l'armée de Bourbaki. Il fut démobilisé à Anse le .

Bilan

La retraite s'effectue par Lisieux puis la vallée de la Touques. Les bataillons rejoignent ensuite l'Armée de Bretagne après la bataille du Mans, à Caen puis à Falaise.

Après l'approbation de l'Armistice du par l'Assemblée nationale le , ils seront désarmés et rejoindront Bourges à pied pour prendre le train vers l'Ardèche.

Les pertes totales pour les trois bataillons furent : 35 tués, dont 2 officiers, 102 blessés, dont 1 officier, 228 prisonniers ou disparus, dont 7 officiers.

In Memoriam: liste des tués au combat vignette|Armistice 1871 Un Livre d'or .Ardèche, terre d'histoire: histoire de l'Ardèche et de l'ancien Vivarais - Michel Riou - La Fontaine de Siloë, 2007 - 365 pages établi en 1879 par Paul d'Albigny (fondateur de la Revue du Vivarais La Revue du Vivarais .) mentionne 394 noms et ne semble pas être exhaustif.

Les noms mentionnés ci-dessous sont ceux cités dans les rapports inédits de 1901.

S'y ajoutent 6 noms gravés après celui de Battendier sur le monument de Vernon : Bert, Forel, Mathon, Bouly, Rousson et SassolasNoms gravés sur le monument de Vernon., ainsi que sur le monument de Rouen Garde Nationale Mobile - Ardèche Unités de la Garde Nationale Mobile du département de l'Ardèche.

Premier bataillon Première compagnie Le lieutenant LeydierNom gravé sur le monument de Vernon. Le caporal Auguste Bézal Les gardes-mobiles Louis Cortial, Calixte Bonnefoy, Calixte Allix, Louis Testu. Troisième compagnie Le garde-mobile Forestier Quatrième compagnie Le garde-mobile Vedel Septième compagnie Les gardes-mobiles Jauffres et Conrozier

Deuxième bataillon Première compagnie Les gardes-mobiles CourtiadeNom gravé sur le monument de Rouen, avenue Georges-Métayer., Bacconnier, Moulin, Bay Deuxième compagnie Le garde-mobile Eschalier Troisième compagnie