est un écrivain et homme politique roumainEncyclopédie de la littérature, Librairie générale française, 2003, , élu membre de l'Académie roumaine en 1912.' Biographie
Origines naquit fils de le dans le quartier de à Bucarest, le benjamin de quatre enfants. Sa famille paternelle est originaire de la province de Vrancea. Cette province inspira le pseudonyme qu'il utilisa à compter de 1884, . Son père, charretier, transportait des chargements de graines de la province vers la capitale. À l'école, on le connut un temps sous le nom de (fils de ).
Enfance En 1867, son instituteur était , qui fut, dit-on, le modèle qui inspira le personnage de , dans la nouvelle du même nom. En 1870, il entra grâce à une bourse à l'internat, ce qui lui inspira la nouvelle [Le Boursier].
Débuts littéraire et liens avec la France En 1877, pour ses débuts littéraires, il publia dans une poésie intitulée [Stances], dédiée à l'héroïsme des soldats roumains. La même année, il s'inscrivit à la faculté de droit de l'université de Bucarest pour achever ses études en 1882 et décida de parfaire son droit à ParisGrand Larousse Universel, vol. 5, , 1989, d'où il relata dans ses commentaires sur les manifestations culturelles françaises. Il voyagea également en Italie et en Angleterre. En 1884, il revint de Paris sans avoir soutenu sa thèse, mais influencé par Zola et les naturalistes. Il s'inscrivit au barreau et donna des conférences, aidé en cela par son tempérament actif. En 1885, il publia son premier recueil de nouvelles, , puis en 1887, deux volumes de contes et nouvelles, . [La Paix] et [Le troubadour]. Il créa également sa revue, , dans les pages de laquelle parut en 1903 (Hadji Tudose). Toujours la même année, il se maria avec et la première de ses quatre filles naquit, la célèbre pianiste . En 1892, il publia [Parasites], nouveau recueil de nouvelles, puis en 1893.
Essor de sa carrière politique En 1894, alors au Parti Libéral, il fut élu député et, absorbé par sa carrière politique, n'écrivit plus jusqu'en 1903. En 1897, il quitta les libéraux pour les conservateurs et fut nommé maire de Bucarest en 1899. En 1902, au procès Caion (Constantin Alexandru Ionescu) contre Caragiale, il prononça un discours sur la condition de l'écrivain en Roumanie et remporta le procès. De 1910 à 1911, il fut ministre des travaux publics, puis ministre de l'industrie et du commerce. Là aussi, il est porté par son tempérament fougueux, parfois vers des positions extrêmes. Sur ses talents d'orateur et la notoriété ainsi acquise se prononce Gheorghe Adamescu en ces termes : « Titu Maiorescu - après que Delavrancea se soit entiché de la politique conservatrice - l-a proclamé "le plus grand orateur de notre époque". Il est vrai qu'en action peu lui ressemblent ; il dispose du pouvoir de soulever les foules ; mais les discours lus ne produisent plus un effet identique »Gheorghe Adamescu, Istoria literaturii române, disponible sur Wikisource Roumanie, du fichier pdf.
Le succès au théâtre et les dernières campagnes Le eut lieu la première de sa pièce [Coucher de soleil] : ce fut triomphe. Puis, la même année la seconde partie de sa trilogie dramatique, [Tempête de neige] et l'année suivante, le , [L'étoile du berger]. En 1910 également, l'Académie roumaine décerna un prix à , soutenu par ses anciens adversaires politiques, Maiorescu, ou Alexandru Dimitrie Xenopol. En 1912, il devint à son tour membre de l'Académie. En 1914, il écrivit la pièce , influencée par la psychanalyse et représentée pour la première fois en 1985 au Théâtre national de Cluj, , Bucarest, Gramar, 2008, chronologie de , .En 1916, il participe à la campagne électorale aux côtés de Take Ionescu, du prince et de Nicolae Titulescu pour soutenir la candidature d'Octavian Goga. Il décéda le à Iași, isolé, arrivé tard parmi les derniers réfugiés à la suite de l'occupation allemande, sans avoir assisté à la Grande Union des provinces roumaines (le premier ), dont il était un si fervent partisan.
Œuvre et thèmes Ses œuvres couvrent un large spectre social : de la banlieue bucarestoise au monde paysan, en passant par les personnages historiques. Dans ses nouvelles, il alterne les descriptions du monde paysan et de la société moderne, à l'instar de Zola ou des frères Goncourt. Ses personnages sont souvent à la marge de cette société : , le bossu du village, , l'instituteur odieux, , la jeune paysanne bafouée par son amantAndreia Roman, Littérature roumaine, vol. II, 2010, Non Lieu, .
Traductions La nouvelle a été traduite sous le titre Hadji Tudose dans le recueil Nouvelles roumaines en 1962 par Constantin Boranesco. Sous le titre Hadji Tudose et en édition bilingue a été publiée, en 2016, la traduction en français par Gabrielle Danoux de trois nouvelles dont celle éponyme.
Liste des principales œuvres [La longue clairière - Souvenirs], poésies, Bucarest, 1878 ; [La petite sultane], recueil de nouvelles, Bucarest, 1885 ; [Le silence], Bucarest, 1887 ; [Le troubadour], recueil de nouvelles, Bucarest, 1887 ; , essai, Bucarest, 1887 ; [Parasites], Bucarest, 1892 ; [Entre rêve et vie], Bucarest, 1893 ; (Hadji Tudose), nouvelle, Bucarest, 1903 ; [Coucher de soleil], Bucarest, 1909; ediţia II, Bucureşti, 1912 ; [Jadis régnait], recueil de nouvelles, Bucarest, 1909 ; [Tempête de neige], théâtre, Bucarest, 1910 ; [L'étoile du berger], théâtre, Bucarest, 1910 ; , théâtre, Bucarest, 1912 ; [De l'esthétique de la poésie populaire], essai, Bucarest, 1913 ; , théâtre, Bucarest, 1913 ; [La chance du diable], Bucarest, 1916 ; [La deuxième conscience], théâtre, Bucarest, 1923 ; [Œuvres], I-X, édition établie et préfacée par Emilia Şt. Milicescu, Bucarest, 1965-1979 ; '' [Journal de guerre], écrits de guerre, édition établie et préfacée par Emilia Şt. Milicescu, Bucarest, 1972.
Liens externes
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Références et sources
Catégorie:Écrivain roumain du XXe siècle Catégorie:Naissance en avril 1858 Catégorie:Décès en novembre 1918 Catégorie:Décès à 60 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans le cimetière Eternitatea