Philippe Castelli est un acteur français, né le à Chaville et mort le à .

Durant l'ensemble de sa carrière, il tourne exclusivement des rôles de second plan voire de « troisième couteau » dans et 3 courts-métrages après avoir fait beaucoup de figuration. Il apparaît de même dans 6 pièces de théâtre et dans des séries et téléfilms, et ce, 57 fois. Son physique longiligne, sa démarche flegmatique et son accent parigot mais empreint d'une certaine préciosité, lui valent de nombreux rôles de garçon de café, de maître d'hôtel, de portier et de valet de chambre.

Parmi les films où sa présence est notablement marquante, on peut citer Le Caporal épinglé de Jean Renoir, Landru de Claude Chabrol, plusieurs longs-métrages de Georges Lautner comme Les Barbouzes, Les Tontons flingueurs, Les Seins de glace, Quelques messieurs trop tranquilles, Les Bons vivants, Flic ou voyou, Laisse aller... c'est une valse ! et Le Guignolo ainsi que celui deJean Yanne, Liberté, Égalité, Choucroute. Seul le film Ça va pas être triste, réalisé par Pierre Sisser, lui octroie un rôle assez importanthttps://www.cineartistes.com/fiche-Philippe+Castelli.html Caroline Hanotte : « Philippe Castelli, biographie ». Site Cineartistes.com, consulté le 17 juin 2024..

Au milieu des années 1970 et jusqu'au début des années 2000, il rejoint régulièrement la troupe radiophonique de l'émission Les Grosses Têtes sur RTL, produite et animée par Philippe Bouvard.

Biographie Carrière artistique Après une enfance sage et quelques études en région parisienne ainsi que quelques emplois en particulier dans le milieu de la librairie, sa formation de base, Philippe Castelli se met à la recherche de rôles et de prestations artistiques. Il court les cachets et la figuration durant les années 1950. Au tout début de la décennie 1960https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i06048212/castelli-au-petit-conservatoire Vidéo de Philippe Castelli au Petit Conservatoire, le 10 octobre 1961, sur le site de l'INA, consulté le 17 juin 2024., il rejoint les candidats débutants de l'émission de télévision Le Petit Conservatoire de la chansonhttps://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i06058401/philippe-castelli-au-petit-conservatoire Vidéo de Philippe Castelli au Petit Conservatoire, le 16 novembre 1963, sur le site de l'INA, consulté le 17 juin 2024., produite et animée par Mireille, sur la première chaîne de la RTFhttps://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i06058442/philippe-castelli-au-petit-conservatoire Vidéo de Philippe Castelli au Petit Conservatoire, le 4 avril 1964, sur le site de l'INA, consulté le 17 juin 2024.. L'énergique directrice de ce petit conservatoire le conforte dans une carrière comique. On le voit ainsi revenir régulièrement sur le petit écran entre 1960 et 1971https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i06080885/philippe-castelli-au-petit-conservatoire Vidéo de Philippe Castelli au Petit Conservatoire, le 28 novembre 1970, sur le site de l'INA, consulté le 17 juin 2024., interprétant des chansons humoristiques ou des saynètes musicales où son physique, ses mimiques, son phrasé et ses gestes amusent le public et les téléspectateurshttps://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i06080887/philippe-castelli-au-petit-conservatoire Vidéo de Philippe Castelli au Petit Conservatoire, le 17 janvier 1970, sur le site de l'INA, consulté le 17 juin 2024.. Il est à noter que ces chansons ou ces saynètes, musicales ou pas d'ailleurs, sont de sa composition tout comme de beaux poèmes qui, pour ces derniers, ne sont pas tous spécifiquement dans un registre comique et sont même d'une certaine qualité. Le fait que, dans le privé, cet homme a toujours parcouru les musées, était un grand amateur d'opéra et a lu énormément les poètes n'est certainement pas étranger à cela. Cette voie n'a malheureusement pas été assez exploitée par le « système ».

L'année 1960 marque ses débuts au cinéma, en pleine période de la Nouvelle vague, avec Les Bonnes Femmes puis l'année suivante, Les Godelureaux, deux films réalisés par Claude Chabrol. En 1962, aux côtés de jeunes acteurs débutants comme Jean-Pierre Cassel, Claude Brasseur, Claude Rich, Jean Carmet, Jacques Jouanneau ou encore Guy Bedos, il participe à la distribution du film Le Caporal épinglé de Jean Renoir. En complément de ses apparitions aux théâtres parisiens, dans les années 1960, la télévision publique française ORTF lui permet d'interpréter quelques rôles pour le rendez-vous Au théâtre ce soir, dans quelques séries et téléfilms ainsi que de participer à diverses émissions de variétés et des divertissements, comme durant les années 1970 et 1980, Les Jeux de 20 heures sur France 3 ou encore L'Académie des neuf, sur Antenne 2.

Sa notoriété se renforce essentiellement à partir de 1982, à la suite de ses interventions, jusqu'au début des années 2000, à l'émission radiophonique Grosses Têtes, émission diffusée quotidiennement en semaine, animée sur RTL par Philippe Bouvard. Plusieurs éditions télévisées spéciales de l'émission radio sont produites dans les années 1980 permettant d'organiser des tournées de galas sur scène. Plus tard, dans les années 90, cette émission sera également adaptée sur scène pour la télévision, de façon mensuelle. Philippe Castelli devient membre quasi permanent, quelle que soit la formule de l'émission. Il sera également présent dans presque tous les disques issus de l'émission (épisodes choisis, inédits, interdits…). La nonchalance de sa voix, son débit assez lent, ses histoires de qualité discutable généralement précédées par l'interjection « Ah, j'ai une histoire !… » lui valent d'amicales railleries de la part des autres sociétaires de l'émission. Concernant cette période, il déclare : « Sans Philippe Bouvard, qui m'a imposé dans les Grosses têtes, je ne serais rien, ou alors un humble comédien, le plus souvent en quête d'un théâtre. ».

Il enregistre plusieurs chansons humoristiques, de sa composition ou non, dans les années 1980 mais ces disques ne remportent aucun véritable succès commercialhttps://www.bide-et-musique.com/artist/285.html. Les disques de Philippe Castelli sur le site Bide et Musique, consulté le 17 juin 2026 ..

Mort thumb|redresse|Tombe de Philippe Castelli au cimetière de Montmartre (division 25). Philippe Castelli meurt le , à l'âge de 80 ans, à l'hôpital Georges-Pompidou à , de problèmes cardio-respiratoiresMort du comédien Philippe CastelliLes gens du cinémaExtrait de décès /992/2006. Il est inhumé au cimetière de Montmartre ( division), dans le de la même ville.

Filmographie Cinéma Longs métrages 1960 : Les Bonnes Femmes, de Claude Chabrol - (Le régisseur) 1961 : Les Godelureaux, de Claude Chabrol - (Le portier au vernissage) 1962 : Cartouche, de Philippe de Broca - (Le commissaire) 1962 : Le Caporal épinglé de Jean Renoir - (Le prisonnier électricien) 1962 : A fleur de peau de Claude Bernard-Aubert - (Kléber) 1963 : Les Bricoleurs, de Jean Girault - (Le facteur) 1963 : Carambolages, de Marcel Bluwal - (Le portier du 321) 1963 : Landru, de Claude Chabrol - (Un inspecteur de police) 1963 : La Porteuse de pain, de Maurice Cloche - (Le premier policier aux ordres du préfet de police) 1963 : Les Tontons flingueurs, de Georges Lautner - (rôle du tailleur de Fernand Naudin à la fin du film. 1964 : Une ravissante idiote, d'Édouard Molinaro - (Le client du restaurant) 1964 : Des pissenlits par la racine, de Georges Lautner - (L'interne) 1964 : Aimez-vous les femmes ?, de Jean Léon - (Un adepte de la secte) 1964 : Les Durs à cuire ou Comment supprimer son prochain sans perdre l'appétit, de Jacques Pinoteau - (Le critique) 1964 : Une souris chez les hommes, de Jacques Poitrenaud - (Le gardien du Louvre) 1964 : Patate, de Robert Thomas - (Le facteur) 1964 : La Grande Frousse / La Cité de l'indicible peur, de Jean-Pierre Mocky - (Le journaliste photographe) 1964 : Fantomas, d'André Hunebelle - (L'agent en faction) 1964 : Les Barbouzes, de Georges Lautner - rôle du standardiste dans un grand hôtel d'Istanbul. 1965 : Un Monsieur de compagnie, de Philippe de Broca - (L'homme qui trompe Balthazar) 1965 : Yoyo, de Pierre Étaix-(le valet de chambre) 1965 : Les Enquiquineurs de Roland Quignon 1965 : Quand passent les faisans de Édouard Molinaro - (le barman) 1965 : Les Bons Vivants, de Gilles Grangier et Georges Lautner (Sur tout le film : Narrateur) (Sur le segment Les Bons vivants : Boudu, un membre de l'association sportive)... (Etonnement, il n'est pas crédité dans le film contrairement à d'autres participants aux rôles plus modestes, alors qu'il a un véritable "second rôle important" avec un bon nombre de répliques avec Louis de Funès, personnage principal du segment. De plus, comme indiqué auparavant, Castelli est le narrateur sur tout le film.) 1965 : Fantomas se déchaîne, d'André Hunebelle - (rôle du policier qui arrive en retard lors du briefing de Juve). Non crédité. 1965 : La Communale de Jean L'Hôte 1965 : Pas de caviar pour tante Olga de Jean Becker 1966 : Galia, de Georges Lautner - (L'homme au téléphone) 1966 : Monnaie de singe, d'Yves Robert - (Le clochard) 1966 : Ne nous fâchons pas, de Georges Lautner - le narrateur de la bande-annonce 1965 : Tant qu'on a la santé de Pierre Etaix 1966 : La Sentinelle endormie de Jean Dréville - (Un grognard) 1966 : La Bourse et la Vie, de Jean-Pierre Mocky - (Le vendeur de fromages) 1967 : La Nuit des généraux (The Night of the Generals), d'Anatole Litvak - (Le physicien français) 1968 : La Grande Lessive (!), de Jean-Pierre Mocky - (Tamanoir, le technicien de l'O.V.T.F) 1970 : Borsalino, de Jacques Deray - (Le garçon d'hôtel) 1970 : La Promesse de l'aube (Promise at Dawn), de Jules Dassin - (Un membre de l'équipe) 1971 : Laisse aller... c'est une valse !, de Georges Lautner - (Le directeur de la prison) 1971 : Doucement les basses, de Jacques Deray - (Le grand vicaire) 1971 : Le drapeau noir flotte sur la marmite, de Michel Audiard - (Le chef de gare) 1972 : Le Viager, de Pierre Tchernia - (L'artiste de cabaret) 1972 : Chut !, de Jean-Pierre Mocky - (Le ministre) 1972 : La Guerre des espions - Bastos ou ma sœur préfère le colt 45 de Henri Boyer et Jean-Louis Van Belle - Film resté inédit 1973 : Quelques messieurs trop tranquilles, de Georges Lautner - (Un reporter et le récitant) 1973 : Les Volets clos, de Jean-Claude Brialy 1973 : La classe du sexe, de Norbert Terry - (Le journaliste) 1974 : Les Quatre Charlots mousquetaires, d'André Hunebelle 1974 : Un amour de pluie, de Jean-Claude Brialy - (Le portier) 1974 : Deux Grandes Filles dans un pyjama, de Jean Girault - (L'avocat) 1974 : Les Seins de glace, de Georges Lautner - (L'homme dans le parking souterrain) 1974 : Borsalino, de Jacques Deray - (Le coiffeur) 1974 : Sexuellement vôtre, de Max Pécas - (Le majordome) 1974 : Le bordel - Première époque 1900 - (Le sous-préfet) 1974 : Les bidasses s'en vont en guerre, de Claude Zidi - (L'huissier) 1974 : Les Balances de Jean Bertho - (Le domestique) 1974 : Le Droit aux étrennes de Jean Bertho - (Le monsieur bien mis) 1974 : Le commissaire est bon enfant de Jean Bertho - (M. Punez) 1974 : Monsieur Badin de Jean Bertho - (Ovide) 1975 : Soldat Duroc, ça va être ta fête, de Michel Gérard - (Le colonel) 1975 : Couche-moi dans le sable et fais jaillir ton pétrole, de Norbert Terry - (Le mort) 1975 : Ce cher Victor, de Robin Davis - (Le neveu) 1975 : C'est dur pour tout le monde, de Christian Gion 1975 : Bons Baisers de Hong Kong, d'Yvan Chiffre (le policier à la circulation) 1976 : La Grande Récré de Claude Pierson 1977 : Black-Out / Le naufrageur de Philippe Mordacq - Film resté inédit - (L'homme bousculé) 1977 : L'Homme pressé, d'Édouard Molinaro - (L'ami du ministre) 1977 : Mort d'un pourri, de Georges Lautner - (Le buraliste) 1978 : On peut le dire sans se fâcher (La Belle Emmerdeuse) de Roger Coggio 1978 : One-Two-Two, 122 rue de Provence, de Christian Gion - ("Béret Français") 1978 : Ils sont fous ces sorciers, de Georges Lautner