L'abbaye Sainte-Catherine-du-Mont, située en Haute-Savoie, est un établissement monastique fondé au dans l'actuelle commune d'Annecy, mais dans une combe isolée du Semnoz, le vallon de Sainte-Catherine. En 1772, l'abbaye est fermée et ses occupantes rejoignent un autre couvent situé en centre-ville.

Situation Le couvent, aujourd'hui ruiné, est situé dans une combe du Semnoz., à environ trois kilomètres et demi du centre-ville d'Annecy, mais plus haut, à d'altitude.. Le chemin qui traverse cette combe s'appelle encore aujourd'hui .

Histoire Fondation L'abbaye est fondée par Marguerite de Genève (surnommée Beatrix), fille du comte de Guillaume . La date en est incertaine. Les deux dates extrêmes avancées sont 1179 et 1228Le Régeste genevois (1866) ne donne pas de date précise, citant l'abbé Joseph-Antoine Besson, ses auteurs se prononcent donc pour une création entre 1169 et 1185. Consultable en ligne dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (REG 0/0/1/416).. Cependant, en 1179, la princesse savoyarde n'était pas encore née (la date la plus probable de sa naissance est 1180). En 1228, de nombreuses sources indiquent que l'établissement existe déjà, même s'il n'est pas forcément érigé en abbaye..

François Mugnier conclut à une fondation avant 1195, qui n'aurait donc pas été fondé par Marguerite, mais qu'elle aurait érigé en abbaye. En tout état de cause, ce sont des religieuses de l'abbaye de Bonlieu, située dans l'actuelle commune de Sallenôves, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest, qui viennent s'installer dans ce lieu.

Il semble que le portique de l'édifice ait accueilli la sépulture du comte de Genève, Guillaume , mort très probablement le Le Régeste genevois (1866) cite l'ouvrage d’....

Au Moyen Âge Une contestation de la filiation de l'abbaye se crée en 1242 : les moniales de Sainte-Catherine veulent s'émanciper de la filiation à l'abbaye de Bonlieu. Des abbés médiateurs viennent résoudre le conflit, et finissent par trouver un compromis dans lequel, contre paiement d'une rente, Sainte-Catherine est détachée de la filiation de Bonlieu..

L'abbaye prospère ensuite, au point de fonder deux abbayes-filles, à proximité du lac Léman : celle de Bellerive, dans l'actuelle commune suisse de Collonge-Bellerive, et celle du Petit-Lieu, à Perrignier ..

Au Le , Louise de Ballon effectue dans l'abbaye sa profession solennelle. Elle a seize ans et y habite depuis l'âge de ses sept ans., avec une de ses sœurs. Contrairement à l'abbaye-mère de Bonlieu, Sainte-Catherine jouit alors d'une bonne réputation.. Mais cette piété ne lui suffit pas et, en 1622, elle la quitte, souhaitant réformer la vie religieuse. Avec le soutien de son évêque, François de Sales, elle fonde l'ordre des Bernardines réformées, qui ouvre son premier couvent dans le centre-ville de Rumilly, puis essaime, en Savoie et dans tout le Sud-Est de la France ...

Transfert à Annecy Après le départ de Louise de Ballon, les habitudes mondaines de l'abbaye ne changent guère (possessions personnelles des sœurs, pas de clôture) ; néanmoins, le retour à une certaine ferveur religieuse est sensible..

En 1772, l'abbaye est transférée au centre-ville (sur le site qu'occupe le couvent de Bonlieu depuis 1648) à l'actuel emplacement du Pâquier et du centre culturel.

Révolution Une faïencerie sera installée dans l'ancienne abbaye ; elle sera dirigée par Jean-Claude Burnod, avocat, procureur-syndic d'Annecy, membre de l'académie littéraire des Arcades à Rome..

Nécropole de la Maison de Genève Le couvent est considéré comme le .. L'abbaye partage cette fonction avec la chartreuse de Pomier.

Le lieu semble avoir accueilli les sépultures des comtes de Genèves et des membres de leur famille : Guillaume ; Agnès de Montfaucon, femme du comte Aymon II. ; Amédée II.

Les auteurs Edmond Martène et Ursin Durand, Voyage littéraire de deux religieux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur (1717), ajoutent que le tombeau de l'évêque de Langres, Gui de Genève se trouvait également ici à côté de ceux de son père, le comte Guillaume II et de ses oncles.

Personnalités de Saint-Catherine-du-Mont L'abbaye est soumise à l'autorité d'une prieure (1179-1250) puis d'une abbesse (1251-1793). François Mugnier propose un catalogue accompagné de notice sur les prieurs dans son ouvrage (1895) ()..

En 1770, une prieure gouverne l'abbaye, Marie-François Duboin, jusqu'à sa disparition lors de l'occupation du duché par les troupes révolutionnaires françaises.

Références Régeste genevois (1866) (section « Bibliographie »)

Histoire documentaire de l'abbaye de Sainte-Catherine (1886) (section « Bibliographie »)

Autres références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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