Victor Martin Colonieu, né le à Orange et mort le à Mostaganem, est un général de division et explorateur françaisHistorique du de tirailleurs algériens de Pierre Paul Jean Jacques Maurice Martin.

Biographie Famille Issu d'une modeste famille du VaucluseGrand dictionnaire universel du (suppl.), vol.17 de Pierre Larousse, il est le fils de Siffrein Hyacinthe Colonieu (1795-1861), officier, né à Carpentras, et de Victorine Florine Justine d'Eyssautier (1794-1852), née à Antibes.

Formation Il entre à Polytechnique le puis à sa sortie intègre l'École d'application de l'artillerie et du génie à Metz.

Carrière militaire Sorti comme sous-lieutenant dans le génie, il est envoyé en Algérie en 1847.. Détaché dans un poste indigène, il apprend l'arabe et nommé capitaine en , il prend le commandement d'une compagnie du bataillon de tirailleurs indigènes d'Alger. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1856. Il prend part à l'expédition en Kabylie en 1857.

En 1860, en tant que chef d'escadron, avec le commandant Burin de Buisson, il est un des premiers Français à explorer les oasis de l'extrême sud, en passant par le Gourara et le Touat... Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1862.

Promu lieutenant-colonel au 34 régiment d'infanterie en , il passe au régiment de tirailleurs algériens en .

thumb|Victor Colonieu chargeant à la tête de 500 tirailleurs du lors de la guerre de 1870. Lors de la guerre franco-allemande de 1870, il se distingue avec ses tirailleurs par sa bravoure à la bataille de Frœschwiller-Wœrth le , où il est blessé par un éclat d'obus, puis à celle de Buzenval le http://blog.crdp-versailles.fr/ramon/public/LA_BATAILLE_DE_BUZENVAL.pdf. Il commande ensuite une section durant le siège de Paris. En récompense de ses mérites, il est promu commandeur de la Légion d'honneur en et en mai il est nommé colonel du régiment de tirailleurs algériens, qu'il commande jusqu'en .

Entre et , il assure le commandement du régiment de sapeurs-pompiers.

En mars 1879, il devient général de brigade et en 1881, il participe à la répression de l'insurrection du sud-oranais de Bouamama.

Général de division, il reçoit en le commandement de la 22 division d'infanterie qu'il commande jusqu'en .

Il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le .

Il meurt le à Mostaganem.

Décorations () Commandeur le Officier le Chevalier le

Postérité Une rue à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) porte son nom (rue du Général-Colonieu).

Publications Le tracé central du chemin de fer trans-saharien (1880) de Victor Colonieu. Voyage dans le Sahara algérien, de Géryville à Ouargla (1862) de Victor Colonieu Voyage au Gourara et au Touat (1860) de Victor Colonieu Les actions populaires en droit romain (1888) de Victor Colonieu L’espionnage au point de vue du droit international et du droit pénal français (1888) de Victor Colonieu La diffamation (1901) de Victor Colonieu

Notes et références

Bibliographie « Colonieu (Victor Martin) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, t. 17, Administration du grand Dictionnaire universel, Paris, 1888, p. 868-869. Lire en ligne.

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