Bréal-sous-Montfort est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.
Géographie
Localisation Le centre-ville de la commune de Bréal-sous-Monfort est située à un peu plus de vingt kilomètres de celui de Rennes par la voie express RN 24 Rennes-Lorient. Elle est bordée au Nord et à l'Est par le Meu, affluent de la Vilaine. Les communes voisines sont : Saint-Thurial, Baulon, Goven, Le Verger et MordellesConsulter la carte "Limites administratives" sur Géoportail, onglet "Cartes" en haut à gauche, 'Voir tous les fonds de carte" (https://www.geoportail.gouv.fr/). La commune n'est plus limitrophe de celle de Talensac depuis le , moment où les limites territoriales entre les communes de Talensac et du Verger ont été modifiéesArrêté portant modification de limites territoriales entre les communes de Talensac et Le Verger au recueil des actes administratifs.. Le Verger a été relié à Mordelles par une bande de terrain longue de quatre kilomètres prise sur le territoire de Talensac suivant les rives du ruisseau de la Rohuel entre les lieux-dits La Pommerais et Coulande afin de créer une continuité territoriale avec Rennes Métropole.. thumb|left|Carte de Bréal-sous-Montfort et des communes avoisinantes.
Bréal-sous-Monfort n’est limitrophe de Baulon que sur une cinquantaine de mètres. Par contre, la commune n’est pas limitrophe de Chavagne dont la frontière est distante de deux cents de mètres environ.
Traditionnellement, la commune fait partie du Pays pourpre.
Géologie
Le contexte géologique de Bréal-sous-Montfort La commune de Bréal sous Montfort se situe géologiquement dans le domaine varisque de Bretagne centrale (centre Bretagne et Sud de Rennes). Celui-ci est limité vers le Nord et le Sud par les cisaillements nord-armoricain (CNA et sud-armoricain (CSA). Les domaines voisins sont au Nord le domaine cadomien normano-breton (Saint-Malo – Fougères), et au Sud le domaine varisque ligéro-sénan (Quimper-Angers)..
Sur le plan paléogéographique, le massif armoricain qui s’est formé par des évènements successifs entre 700 à d’années (Ma) à 350 Ma [Histoire] était plus ou moins associé à des paléocontinents (Rodinia, Gondwana...). Se situant près du pôle Sud au début, il est remonté depuis vers sa latitude actuelle.
Le domaine où se trouve Bréal est constitué d’un socle cadomien au-dessus duquel s’est posé une couverture épaisse de roches sédimentaires briovérien à partir de 570 Ma, provenant pour l’essentiel de l’érosion de la chaîne cadomienne du nord-armoricain. Ses sédiments se présentent pour l’essentiel sous forme roches sédimentaires déformées en schistes. Cette sédimentation se poursuit jusqu’au Dévonien il y a 395 Ma..
Quatre grands domaines géologiques à Bréal En simplifiant la carte géologique., on peut distinguer 4 grands domaines géologiques pour le territoire bréalais.
Bassins des cours d'eau Sur les abords des rivières et ruisseaux (du Meu, de la Chaise/Chèze, de la Roche, de la Rousselais, de Rohuel), on observe principalement des dépôts fluviatiles (limons, alluvions et colluvions) de périodes plus récentes (Pléistocène, Holocène).
Les parties Nord et Sud La partie Nord de la commune entre la Chèze/Chaise et le Meu en descendant au Sud jusqu’à une ligne reliant les lieux-dits du Tansement à l’Ouest, le Fougeray, puis le Tertre à l’Est, la roche dominante est formée par des siltites de couleur gris-bleu, gris-vert, brune ou ocre, parfois des grès s’y intercalent. Ses dépôts datant du « Briovérien » forment des lamines (couches fines) ou des bancs (couches).
Dans la partie au Sud de cette ligne on trouve notamment des siltites pourpres du Boël, déformées en schiste, une des trois faciès de la formation de Pont-Réan (Arénig, 470 Ma environ), les deux autres étant le grès de Courouët, souvent de couleur pourpre, et la Poudingue de Montfort.
Une cuesta de Poudingues Entre ces deux parties Nord et Sud, une cuesta large de 200 à environ, s’étend d’Ouest en Est. Elle relie le lieu-dit de la Ménuhais à celui du Tertre, et continue sur le territoire de Goven (Haut-Noyal), dominant la plaine au Nord à une altitude entre 80 et . Elle est constituée de Poudingues de Montfort, une autre faciès de la formation de Pont-Réan. À l’Ouest, entre les Perrières, et le Petit Tertre on observe un faciès à graviers de quartz blanc, anguleux, répartis dans une matrice ("ciment" naturel) gréseuse rouge sombre. À l’Est, entre la Haute Hautière et le Haut-Noyal (Goven), on observe un faciès à nombreux galets de grès gris à rouge dans une matrice gréseuse à graviers de quartz blanc.
Sites Bréal présente quelques affleurements de roches remarquables : Voir dans la partie "Culture locale et patrimoine" - "Sites géologiques remarquables".
Le relief et les paysages Selon l’Atlas des Paysages d’Ille-et-Vilaine, qui présente des unités de paysages., Bréal se situe dans l’extrémité sud-ouest des Plaines du Meu et de la Flume, avoisinées à l’Ouest vers Saint-Thurial par le massif Paimpont-Brocéliande, au Sud vers Goven par les collines de Guichen, à l’Est vers Chavagne par Rennes et ses environs..
Le bourg de Bréal se place au milieu des vastes paysages agricoles de son territoire, à l’exception du secteur entre le bourg et la voie express, fortement urbanisé.
Depuis les , voire d’altitude aux bords du Meu, le terrain culmine à (près de la Hyais) ou à au Sud (Les Perrières, Les Milles Fossés) et à l’Est (Le Tansement, La Vigne). L’altitude du bourg atteint à la place de la Madeleine. L’espace rural est vallonné avec des altitudes entre 30 et . Certaines hauteurs et collines (au Sud de Trébermel, à mi-chemin vers la RD62, sur la route au Nord de la Ténéhais, à la Vigne) offrent des vues lointaines, notamment en direction de Rennes, sur la plaine au Nord, ainsi que sur des vallons boisés de Bréal mêmeUtilisation des indications et courbes de niveau de la carte topographique de Géoportail (https://www.geoportail.gouv.fr/#!) et des indicateurs d'élévation Google Earth (https://earth.google.com/web).
Les bâtiments de ferme en terre, souvent des longères, parfois transformées en habitations sont encore très présentes sur le territoire bréalais. Au bâti ancien s’associent fréquemment des stabulations et hangars agricoles plus modernes.
Malgré une typologie variée, Bréal-sous-Montfort partage une identité commune du centre avec des villes comme Montfort-sur-Meu ou Plélan-le-Grand. Des maisons de villes aux façades de schiste ou poudingue et de brique, alignées sur la rue principale. Ainsi Bréal fait partie du pays pourpre couvrant l’ancien arrondissement de Montfort. Selon les auteurs de l’Atlas, l’entrée du bourg est « illisible » en venant du Nord sur la RN62. Un premier lotissement récent se trouve même avant la quatre voies Rennes-Lorient et se trouve ainsi séparé du bourg. S’ensuivent des zones d’activités distendues et des habitations alignées sur le long la rue de Montfort.
Hydrographie thumb|left|Carte du réseau hydrographique de Bréal-sous-Montfort. Le territoire de Bréal est en grande partie défini par des cours d'eau. À cause de la nature du relief du territoire bréalais, les ruisseaux qui le traversent ou délimitent coulent tous vers le Meu au Nord et constituent la partie sud-est de son bassin-versant..
La limite communale occidentale, avec Saint-Thurial est marquée dans sa partie sud par le ruisseau de la Crublais puis par le ruisseau de la Chèze (« Chaise » sur les cartes IGN), qui portait autrefois dans sa partie bréalaise (à partir de l'angle à l'ouest des Petites Barres, Les Longeais en Saint-Thurial) le nom de Francbois parce qu'on plaçait sa source dans l'étang près du lieu-dit éponyme en Saint-Thurial, alors que celle-si se trouve au nord-est du bourg de Plélan-le-Grand.Cadastre napoléonien - Bréal-sous-Montfort - Plans cadastraux,
Tableau d'assemblage (1824)
https://archives-en-ligne.ille-et-vilaine.fr/thot_internet/FrmSommaireFrame.aspSelon Jean Ogée, A. Marteville et P. Varin (1843), Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nouvelle édition. Tome I., Rennes, Mollieux, 1843. https://archive.org/details/bub_gb_Ekk-AAAAYAAJ_2/mode/2up?view=theater, Bréal "est baignée presque sud-nord par la petite rivière du Francbois qui a sa source en Saint-Thurial". Sur la carte Cassini de 1785/1787 (Voir : BNF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095266n/f1.item.zoom) et la carte actuelle de l'IGN (https://www.geoportail.gouv.fr/carte), on peut observer un lieu-dit "Francbois" en Saint-Thurial près de l'étang. Contrairement à l'affirmation de Ogée/Marteville/Varin, la source de la Chèze se trouve en réalité au Nord du bourg de Plélan-le-Grand et alimente l'étang de Saint-Thurial, à partir duquel la Chèze suit son cours.
D'après le Cadastre napoléonien pour Saint-Thurial (Tableau d'assemblage), la rivière portait le nom Chèze dans la partie de Saint-Thurial et un nom alternatif difficile à lire (Le Serzant ?), voir : https://archives-en-ligne.ille-et-vilaine.fr/thot_internet/FrmSommaireFrame.asp. À partir de Launay-la-Porte, la Chèze traverse le territoire en direction nord-est.
La limite nord de la commune est constituée d'ouest en est d'abord par le ruisseau de Rohuel du côté des communes du Verger et de Talensac. C'est un affluent de la Chèze, un bout du cours inférieur longe la limite communale jusqu'à sa confluence avec le Meu à l'intersection avec la limite communale de Mordelles. Jean-Baptiste Ogée donne les noms de Men, rectifié en Meu dans la deuxième édition de son dictionnaire, et de FluselJean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, tome 1, 1778, https://archive.org/details/dictionnairehist01og/mode/2up, p. 102 - Jean-Baptiste Ogée, A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nouvelle édition. tome I., Rennes, Mollieux, 1843.https://archive.org/details/bub_gb_Ekk-AAAAYAAJ_2/mode/2up https://archive.org/details/bub_gb_Ekk-AAAAYAAJ_2/mode/2up?view=theater, p. 31, 103.. Le Meu forme ensuite la limite avec cette commune jusqu'au lieu-dit les Vaux du Meu, en changeant de direction vers le sud au niveau des étangs de Cramoux (qui sont d'anciennes gravières exploitées en raison de la proximité de l'agglomération rennaise).
Une partie de la limite sud est formée dans sa partie orientale par l'étang de la Roche, alimenté par le ruisseau de la Hairie, venant de l'ouest ainsi que du ruisseau de Grosmalon descendant du sud. Cet étang se déverse dans le ruisseau de la Roche qui traverse la partie est du territoire communal jusqu'à sa jonction avec le Meu près du château du Molant au nord-est. Ce ruisseau reçoit au niveau du Cayer le ruisseau de la Rousselais, éponyme du lieu-dit où se situe sa source et qui passe au sud du bourg, puis vers le nord-est jusqu'à sa bouche...
Climat