Le de volontaires de la Dordogne, était une unité militaire de l’armée française créée sous la Révolution française. Il fut également appelé de la République.
Création et différentes dénominations Le de volontaires de la Dordogne, également appelé de la République, est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers, le à Paris.
Commandant Lieutenant-colonel Jean-Jacques Raphaël Boutin
Historique des garnisons, combats et batailles 1792 Le , le , fort de , était divisé en trois groupes casernés à Poissonnière, à l'Oursine et à Chaillot.
Le bataillon demeura à Paris, parce que son chef, devant les désastres de la Guadeloupe, sollicitait que son corps fût compris au nombre des troupes à envoyer dans la colonie. Il en avait obtenu la promesse, mais au dernier moment les dispositions furent changées, et enfin l'ordre de départ fut donné le par le Ministre de la Guerre.
1793 Le bataillon quittait Paris le à destination du Havre, où il arriva le . Il mit à profit son séjour dans la garnison pour perfectionner son instruction, et bientôt il rivalisait avec les troupes réglées comme tenue, manœuvres et discipline.
Le bataillon n'est pas amalgamé lors de la première réorganisation.
L'insurrection fédéraliste le fit envoyer dans le département du Calvados. Le bataillon empêcha la trouée par Saint-Sever qui aurait permis aux insurgés de se rendre aisément maîtres de Saint-Lô.
Il marcha ensuite contre l'armée vendéenne, et, après l'évacuation d'Avranches, le bataillon rejoignit la colonne de Tilly qui fit sa jonction à Châteaubriant, le , avec l'armée de l'Ouest. Dès lors il opéra contre la grande armée catholique royale et prit part à la bataille du Mans le , combattant spécialement dans la plaine d'Ernoche. La lutte continua toute la nuit dans la ville où se fit un horrible carnage, et à la pointe du jour le de la République poursuivait les vaincus en déroute.
Après Savenay le , le bataillon passa dans la Vendée proprement dite pour concourir aux opérations du siège de Noirmoutier. Il fut chargé d'occuper le poste de Châteauneuf au milieu des marais de Challans, et la commune de Bois-de-Céné pour couper à Charette, qui tenait à Machecoul, toute communication avec l'île.
1794 Le Machecoul fut repris et le lendemain Charette essaya de réparer sa défaite, il en éprouva une seconde à laquelle contribua le de la République, et Noirmoutier tomba au pouvoir des troupes républicaines.
Le , il eut l'ordre de partir pour Brest.
1795, 1796, 1797 Durant ces années on trouve 4e bataillon de volontaires de la Dordogne successivement, jusqu'au mois de , à Saint-Vaast-la-Hougue, à Granville, à Sablé, à Hauts-Monts, au camp de Breuil, au Pont-Barré, à Chemillé, à Cholet, à Doué, à Fontenay-le-Comte, à Saint-Jean-de-Monts, à Saint-Gilles-sur-Vie, à Guérande, à Ancenis et enfin à Nantes.
Le le de la République est amalgamé avec les Demi-brigade de l'Ardèche ( de volontaires de l'Ardèche, de volontaires du Lot et de volontaires du Gers) Demi-brigade de Gers et Gironde ( de volontaires du Gers, de volontaires du Gers et de volontaires de la Gironde) Demi-brigade de Gers et Bayonne ( de volontaires des Basses-Pyrénées également appelé bataillon de volontaires de Bayonne, de volontaires du Gers et de volontaires du Gers) Demi-brigade de Gironde et Lot-et-Garonne ( de volontaires de Lot-et-Garonne, de volontaires de la Gironde et de volontaires de la Gironde) d'infanterie légère d'infanterie légère de volontaires des réserves de la Charente-Inférieure bataillon de Paris de seconde formation pour la Vendée Bataillon de volontaires de Chinon de volontaires de la Haute-Saône de la formation d'Orléans de Maine-et-Loire de volontaires de Saint-Amand pour former la de deuxième formation.
Personnalités ayant servi au de volontaires de la Dordogne Jean-Jacques Raphaël Boutin Après avoir servi quinze ans, en dernier lieu dans les chasseurs de Lorraine, il avait été congédié en 1790. En 1792, il vint à Paris, fit créer la Société fraternelle et républicaine des Fédérés des 83 Départements et marcha au 10 août contre les Tuileries. Peu de temps après Boutin s'enrôla comme simple volontaire et, sans qu'il l'eût recherché, le de la Dordogne l'élut lieutenant-colonel en chef Charles Louis Chassin : Les volontaires nationaux pendant la Révolution volume III page 698 et suivantes.
Bibliographie Camille Rousset : les volontaires (1791-1994) Eugène Déprez : Les volontaires nationaux Victor Louis Jean-François Belhomme : Histoire de l’infanterie en France G Dumont : Les bataillons de volontaires nationaux Charles Louis Chassin : Les volontaires nationaux pendant la Révolution volume III page 698 et suivantes
Liens externes 4e bataillon de la Dordogne sur la SEHRI Les bataillons révolutionnaires de la Dordogne Jean-Paul Bertaud : Enquête sur les Volontaires de 1792
Notes et références Les ouvrages cités en bibliographie et liens externes
Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution Catégorie:Histoire de la Dordogne Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Fondation en 1792