Chartres-de-Bretagne est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Avec habitants, elle fait partie des communes les plus peuplées de Rennes Métropole.

Géographie Localisation Chartres-de-Bretagne se situe à cinq kilomètres au sud-sud-ouest du centre de Rennes, la préfecture départementale et régionale.

Communes limitrophes

Géologie

Située en plein cœur du bassin de Rennes, sur une structure de type « graben » issue d'un effondrement du Miocène, Chartres-de-Bretagne est une des rares communes bretonnes possédant des terrains calcaires, notamment des faluns.

Ceci en fait un site particulier du point de vue écologique, en Ille-et-Vilaine les plantes calcicoles sont rares et essentiellement concentrées à cet endroit.

Il y eut aussi présence de fours à chaux, ce qui là encore est unique en Haute-Bretagne. Les véhicules qui drainaient cette activité ont apporté des semences de plantes calcicoles plus méridionales comme les orchidées de Lormandière. Les fours à chaux représentent aujourd'hui une richesse écologique et pour le patrimoine industriel des .

Enfin, les argiles produites par l'altération de la roche-mère font de Chartres-de-Bretagne un très ancien site de poteries et plus tardivement de briques, activités qui ont cessé dans les années 1920.

Un forage profond, piloté par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a été entrepris de juillet à sur le territoire de la commune. Ce forage de visait deux objectifs : améliorer la connaissance géologique du bassin rennais, le plus profond du Massif armoricain, estimer le potentiel du bassin en matière de ressources en eau et de production d'énergie par géothermie.

Le BRGM a réalisé le suivi technique et scientifique de ce projet..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Seiche, le ruisseau d'orson et le Renel..

La Seiche constitue la frontière sud de la commune. D'une longueur de , prend sa source dans la commune du Pertre et se jette dans la Vilaine à Bruz, après avoir traversé ..

L'étang de Lormandière se situe au nord-ouest de la commune, entre le campus de Ker Lann (Bruz) et l'Usine Stellantis de Rennes (Chartres-de-Bretagne).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Chartres-de-Bretagne est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de RennesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Rennes, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (54 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (47,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (27,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (26,6 %), zones agricoles hétérogènes (21,8 %), terres arables (15,4 %), prairies (8,9 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Chartres-de-Bretagne et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2017...

+Le logement à Chartres-de-Bretagne en 2017 Chartres-de-Bretagne Ille-et-Vilaine Parc immobilier total (en nombre d'habitations) Part des résidences principales (en %) 93,6 86,2 Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,9 6,9 Part des logements vacants (en %) 5,5 6,9 Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 57,2 59,8

Morphologie urbaine

Chartres-de-Bretagne dispose d'un plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par délibération du conseil métropolitain du Un Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) pour 43 communes, sur metropole.rennes.fr. Il divise l'espace des 43 communes de Rennes Métropole en zones urbaines, agricoles ou naturelles.

Noms de rues

Transports

Chartres-de-Bretagne est desservie par la voie express Rennes - Nantes (route nationale 137). La ville est aussi reliée à Rennes par la départementale , à Noyal Châtillon-sur-Seiche par la départementale , à Pont-Péan par la départementale et à Bruz par la départementale .

Elle est desservie par les bus du réseau service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) de Rennes Métropole. Il y a les lignes 72, 91 et 172ex. Le quartier de la Croix aux Potiers est aussi desservi par la ligne 59.

La gare la plus proche est celle de Ker Lann, située à environ de l'entrée ouest de la commune (rue du Callouët).

Projets d'aménagements

Toponymie Chartres-de-Bretagne vient de la tribu gauloise des Carnutes, initialement habitants des alentours de Chartres (Eure-et-Loir) qui se serait installée sur le site... Plusieurs formes anciennes sont attestées : Cartres (1152), Chartres (1170).. En 1920, le nom de la commune de Chartres a été modifié en Chartres-de-Bretagne. Le nom breton de la commune, donné par l'Office public de la langue bretonne, est . La commune se nomme Chartr en galloNoms de lieudits et de personnes à Rennes (35), Bèrtran Ôbrée et Mathieu Guitton, Chubri, ...

Histoire

Moyen Âge L'histoire de Chartres-de-Bretagne a été marquée par la présence, dès le Moyen Âge, d'artisans potiers.

Au et au , la paroisse s'appelait Fontenay et avait vraisemblablement pour église l'antique chapelle du château de ce nom.

Le château de Fontenay que desservait une ancienne voie romaine était l'une des plus anciennes et importantes seigneuries du pays de Rennes, il était muni de deux tours et possédait un jeu de paume, un mail et une motte. La puissante famille Fontenay y a accueilli des dignitaires de hauts rangs comme le duc de Bretagne François III en 1552, le roi Henri IV en 1598, Louis XIII en 1626…

Chartres était une métairie possédée par l'abbaye de Saint-Mélaine. Les Bénédictins y avaient toutefois une église ou chapelle, dont la possession leur fut confirmée en 1158 par Josse, archevêque de Tours, en 1170 par Étienne, évêque de Rennes, et en 1185 par le pape Lucius III (cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine).

Le culte paroissial fut transféré vers la fin du ou au début du , dans la chapelle de la Retenue ou de la métairie de Chartres (démolie vers 1860) qui dépendait de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes.

Le Louis-Marie Berger, instituteur normalien, relate qu'entre 1848 et 1855 le nombre de ses élèves progresse pour atteindre la soixantaine, mais en 1861 il n'en a plus qu'environ 25 en raison de l'extension de l'exploitation des carrières à chaux, du développement des activités de briqueterie, de poterie et de la reprise de l'extraction du minerai argentifère à Pont-Péan ; les élèves de onze, douze ans, abandonnent la classe pour les chantiers. « L'appât du gain, écrit l'instituteur, se substitue à l'amour des études »Filbert Nicolas, "Instituteurs entre politique et religion", éditions Apogée, 1993, ..

Vers 1860, le village de la Poterie, non loin de Fontenay, devint le centre paroissial et communal, et reçut dès lors le nom de Chartres.

Le La Belle Époque Une ligne de tramway des TIV (Transports d'Ille-et-Vilaine) allant de Rennes au Grand-Fougeray en passant par Chartres, Noyal-sur-Seiche, Pont-Péan, Orgères, Chanteloup, Le Sel, Saulnières, Pancé, Bain et La Dominelais fut construite à partir de 1909. ; mise en service en 1910, la ligne était longue de 64 km ; elle ferma en 1937 ; les tramways y circulaient à environ 25 km/h..

Le monument aux morts vignette|L'église et le monument aux morts en 2011. Le monument aux morts de Chartres-de-Bretagne situé sur la sortie face sud de l'église, sculpté par Emmanuel Guérin, a été inauguré le et porte les noms des soldats Chartrains sous l'épitaphe durant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Algérie et la guerre d'Indochine. Le monument originel présente une grotte factice évoquant celle de Lourdes, avec une Vierge à l'Enfant en surplomb et une femme à genoux, devant une pierre tombale et une plaque commémorative avec les noms gravés. Inauguré le , le site est reconfiguré ; les deux statues sont conservées mais la grotte est remplacée par de grandes plaques commémoratives en format triptyque« Monument aux morts de 1914-1918 », anosgrandshommes.musee-orsay.fr, consulté le 1 mars 2022.« Monument aux morts », phototheque-patrimoine.bretagne.bzh, consulté le .« Chartres-de-Bretagne », memorialgenweb.org, consulté le ..