Un billet pour Tranaï (titre original : ) est une nouvelle de science-fiction, à saveur humoristique, écrite par Robert Sheckley et publiée pour la première fois en dans la revue .

La nouvelle est célèbre et a été reprise dans beaucoup d'anthologies de science-fiction à la fois pour son humour et son aspect allégorique de la notion d'« utopie » : un monde utopique peut être particulièrement difficile à supporter, surtout si on n'en connaît pas les codes et usages implicites.

Publications Publications aux États-Unis La nouvelle a notamment été publiée aux États-Unis dans ()Selon iSFdb., puis ultérieurement dans de nombreux recueils et anthologies, par lesquels Selon iSFdb (plusieurs éditions et rééditions).

Publications en France La nouvelle a été publiée en France : dans la revue Galaxie , première série, en ; dans le recueil Le Prix du danger en 1983 puis 1987 et 1995; dans Un billet pour Tranaï, éditions Mille et Une Nuits coll. La Petite collection en 1995 ; dans l'anthologie Histoires de mondes étranges en 1984, 1989 et 2001.

Publications dans d'autres pays européens La nouvelle a été publiée : en Italie sous le titre (1960, puis 1965)Selon iSFdb. ; en Allemagne sous le titre (1963)Selon iSFdb. ; aux Pays-Bas sous le titre (1969)Selon iSFdb. ; en Hongrie sous le titre (1972)Selon iSFdb..

Résumé Dans un bistro obscur, Marvin Goodmann a entendu un astronaute évoquer la planète Tranaï, qui selon lui était « la planète idéale ». « Tranaï où l'on avait découvert la Vérité, où les hommes avaient conquis la Liberté ! Tranaï la Miséricordieuse où prospérait une société paisible, créatrice, heureuse, composée ni de saints, ni d'ascètes, ni d'intellectuels, mais de simples gens qui avaient réalisé l'Utopie ».

Alléché par la description de l'homme, Marvin liquide ses économies et s'offre un voyage spatial au long cours vers Tranaï. Après plusieurs mois de trajet, parfois dangereux, il arrive à Tranaï…

Il est fort bien accueilli par les autorités locales (en l'occurrence Den Melith, ministre des affaires extra terrestres) qui lui expose que « nous avons créé un monde qui est presque le royaume d'Utopie, comme vous l’appelez. Mais notre État n'est pas un État hautement organisé. Nous n'avons pas de code juridique compliqué. Nous observons un certain nombre de lois non écrites, de coutumes, si vous voulez ».

Il appelle son épouse et lui demande si elle connaîtrait une jeune fille que Marvin pourrait épouser. Il se trouve que Janna Vley est très belle et pourrait correspondre à son type de femme. Den Melith met Marvin en rapport avec la famille Vley.

Peu de temps après, Marvin rencontre le Président Suprême de la planète, qui lui propose de prendre sa place…

De fil en aiguille, Marvin découvrira que les impôts sont prélevés par des attaques à main armée, que les mendiants sont fonctionnaires, que les femmes sont mises en biostase, que les gouvernants ont droit de vie et de mort sur les administrés, que ceux-ci peuvent condamner à mort les ministres, et que le divorce n'existant pas, la rupture conjugale se résout par la mise à mort du mari cocu…

Notes et références

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