Cornillé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..

Géographie Cornillé, située dans la partie orientale du bassin de Rennes, est relativement plate, comprise pour l'essentiel entre 80 et d'altitude ( pour l'altitude maximale près de la Hardonnière), s'abaissant toutefois à une cinquantaine de mètres dans la partie aval de la vallée du ruisseau de la Bichetière et la vallée de la Vilaine. La commune est limitée au nord par le ruisseau de la Bichetière, affluent de rive gauche de la Vilaine et même un peu par la Vilaine elle-même ; sa limite orientale suit le tracé du ruisseau de l'Étang des Vaux, petit affluent de rive gauche du ruisseau de la Bichetière ; sa limite sud suit l'ancien chemin des Saulniers, correspondant à cet endroit au tracé du CD 104. La commune possède un bois assez étendu (le bois de Cornillé), situé au sud du bourg, et un étang, celui du château de la Bichetière.

Son paysage agraire traditionnel est celui du bocage avec habitat dispersé en de nombreux écarts (hameaux et fermes isolées), mais fortement remanié par le remembrement.

Située au sud-ouest de Vitré et à l'est de Rennes, la commune est traversée par la voie rapide route nationale 157 qui relie Rennes à l'autoroute A81 en direction de Laval, Le Mans et Paris à partir du péage de La Gravelle. Elle est desservie par l'échangeur de Vitré-Ouest, situé au carrefour entre la RN 157 et la D 777, ancienne RN 777, en empruntant ensuite à partir du carrefour des Quatre-Chemins le CD 33. La LGV Bretagne-Pays de la Loire passe au sud de la commune, mais sur le territoire des communes voisines de Louvigné-de-Bais et de Domagné.

Communes limitrophes

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Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, l'Yaigne, la Bichetière, le Taillepied, le ruisseau de l'Étang des vaux..

La Vilaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'Océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé ..

L'Yaigne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Seiche à Saint-Armel, après avoir traversé ..

La Bichetière, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Étrelles et se jette dans la Vilaine à Saint-Aubin-des-Landes, après avoir traversé ..

Le Taillepied, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Quincampoix à Piré-Chancé, après avoir traversé ..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arbrissel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Cornillé est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,8 %), zones agricoles hétérogènes (24,8 %), prairies (15,8 %), forêts (4,2 %), zones urbanisées (3,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %), mines, décharges et chantiers (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Cornillé est nommé, dans un titre de 1160, CornildeiumA. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=KZIPAAAAQAAJ&pg=PA471&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=2#v=snippet&q=Cornill%C3%A9&f=false et en 1516 Cornelleyum. Le nom proviendrait, mais cela reste très incertain, de cornulier.. Une ancienne tradition, rapportée par S. du Haillant, historiographe du roi de France Henri III, dit que la famille du Cornulier, dont le nom se trouve fréquemment écrit Cornillé, était issue de Grégoire de Cornillé, très grand et très habile chasseur de cerfs, et qu'en 1381, le duc de Bretagne Jean IV changea les armes de cette maison qui étaient d'argent à trois corneilles de sable, pour celles que porte actuellement cette familleO. de Bessas de La Mégie, "Légendaire de la noblesse de France", 1865, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5416052t/f193.image.r=Cornill%C3%A9.

Histoire Moyen Âge Le cartulaire de Saint-Melaine indique que du temps de Main, évêque de Rennes entre 1049 et 1076, [l'église de Cornillé et Saint-Aubin] appartenait aux moines de Saint-Melaine, ne faisait partie d'aucun doyenné et ne devait point de redevances au synode diocésain ; ce privilège fut confirmé vers 1160 par Étienne, un autre évêque de Rennes, en présence notamment de Thomas, prieur de Cornillé, d'Odon, prêtre de Saint-AubinIl existait alors deux lieux de culte, l'un à Cornillé, l'autre à Saint-Aubin, mais formant une seule paroisse, et de Guillaume de Cornillé. Ceci prouve également l'existence à cette date d'un prieuré de Cornillé, mais qui ne dût pas subsister longtemps car il ne figure pas dans les listes des prieurés dépendant de l'abbaye Saint-MelaineAmédée Guillotin de Corson, "Pouillé historique de l'archevêché de Rennes", volume 5, 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75001z/f739.image.r=Cornill%C3%A9?rk=85837;2.

Saint-Aubin-des-Landes fut érigée en paroisse distincte de celle de Cornillé dans le courant du ; cette création coïncida peut-être avec l'abandon par les moines de l'abbaye Saint-Melaine de leur prieuré de Cornillé

Une branche de la famille de Cornillé, qui serait issue en juveigneurie de Grégoire de Cornillé, l'habile chasseur de cerfs précédemment évoqué, habitait le manoir de la Bichetière. depuis au moins la fin du (mais Hamelin de CornilléHamelin de Cornillé serait probablement un puîné de la maison des Biards dans le comté de Mortain est cité en 1060, ainsi que ses deux fils majeurs, dans une charte signée cette année-là au château de Vitré"Généalogie de la maison de Cornulier, autrefois de Cornillé, en Bretagne", 1884, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55215387/f10.image.r=Domagn%C3%A9). Ses principaux membres connus furent : Jehan de Cornillé, écuyer en 1373 dans la compagnie de Thibault de la Rivière, conseiller de Guy XII de Laval, qui ratifia pour le compte de ce dernier le traité de Guérande (1381) Jehan de Cornillé (1407-1450) Amaury de Cornillé , seigneur de la Bichetière, de la Broderie, de la Croix et du Bois-Cornillé (en Torcé) Pierre de Cornillé, seigneur des mêmes lieux entre 1497 et 1524 Antoine de Cornillé, décédé en 1536. Sa veuve Geffeline de Champagné, tutrice de ses enfants, conserva pour cette raison ses prééminences dans l'église de CornilléAmédée Guillotin de Corson, "Pouillé historique de l'archevêché de Rennes", volume 4, 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75000m/f786.image.r=Cornill%C3%A9?rk=4506460;0. Briand de Cornillé, qui épousa en 1545 Jeanne de Poix, née au château de Fouesnel en Louvigné-de-Bais ; ils eurent 13 enfants"Généalogie de la maison de Cornulier, autrefois de Cornillé, en Bretagne", 1884, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55215387/f22.image.r=Domagn%C3%A9.

Il existait à Cornillé une chapellenie de Châtenay [ou Chastenay], à présentation du sire de Fouesnel (en Louvigné-de-Bais).

Époque moderne Vers 1500, Cornillé possédait plusieurs manoirs : la Bichetière (ou Bicheptière) et la Revelais [Recoulais] (appartenaient alors à Pierre de Cornillé), la Croix (possédé avant 1475 par la famille la Touchardière, en 1500 à Jean de Cornillé), la Ricoulays, la Guichardière (à Amaury de la Guichardière en 1513 ; ce manoir disposait alors d'une chapelle), la Clarté (ce fut une châtellenie qui appartint notamment à Jean Le Vayer en 1391, puis à François de Maure en 1513 et à Jean Busnel en 1621 ; aux États de Bretagne tenus à Vannes en 1451 et 1455, le sire de la Clarté siégeait parmi les bannerets du duché ; sa juridiction disposait du droit de haute justice et s'étendait alors sur neuf paroisses), la Herpinière (appartenait en 1513 au sieur de Lamé), la Gorgère (possédé par Christophe de Poix, seigneur de Fouesnel), la Brunelière, la Chevalerie (appartenait alors à Mathurin d'Auvergne), le moulin des Vaux (à Julien du Bouchet)Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", volume 1, 1773, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist01og et http://www.infobretagne.com/cornille.htm.

L'église paroissiale Saint-Melaine date du et possède deux chapelles : celle de la Clarté, construite par les seigneurs éponymes, et celle du Rosaire : selon une inscription qui s'y trouve, la chapelle du Rosaire a été construite entre 1646 et 1662 par Raoul Ringues (membre d'une famille de riches marchands de toiles possédant un hôtel particulier de style Renaissance à Vitré), puis son gendre René Mahé, seigneurs de la Fleuriais.