Le couvent Sainte-Marthe est un couvent français implanté à Périgueux dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Il a été édifié au mais conserve une chapelle du en ses murs.

Présentation Le couvent Sainte-Marthe se situe en Périgord, au centre du département de la Dordogne, au centre-ville de Périgueux, en rive droite de l'Isle. C'est une propriété de la commune, sise 2 rue de la Cité.

Histoire vignette|gauche|Inscription de 1521.

Implanté sur les vestiges des remparts de Vésone des Hervé Chassain, « La très longue histoire de la ville », Sud Ouest édition Périgueux, 12 septembre 2018, . classés au titre des monuments historiques le , consultée le 13 septembre 2018., le couvent Sainte-Marthe a été édifié en 1855Guy Penaud, Le Grand Livre de Périgueux, éditions la Lauze, 2003, , ., tout en conservant intacte en ses murs l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, consultée le 16 mars 2014..

Un cloître était adossé au nord de l'ancienne cathédrale Saint-Étienne. Au nord de ce cloître se trouvait l'évêché. Attenant au cloître, mais faisant partie de l'évêché, se trouve la chapelle Saint-Jean-Baptiste qui daterait du . Le chœur de la chapelle a été détruit puis reconstruit au (travaux commencés en 1521 comme l'indique une inscription sur le contrefort sud-est). Les protestants ont été maîtres de Périgueux entre 1575 et 1581. L'annaliste périgourdin du R.P. Jean Dupuy a écrit dans Estat de l'Église du Perigord, depuis le christianisme :

Après la reprise de Périgueux par les catholiques, en 1581, les chapitres de la cathédrale Saint-Étienne et de la collégiale Saint-Front se sont réunis pendant quelque temps dans l'église Saint-Front. Mais les chanoines de la cathédrale Saint-Étienne voulant reprendre leur autonomie ont décidé de faire le service divin dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste à partir de 1607 car la cathédrale était en ruine et devait être restaurée par de la Béraudière. En 1647, les chanoines ont concédé la chapelle à la confrérie des Pénitents blancs. En 1817, sa nef est rasée pour en chasser les Pénitents blancsLes Pénitents blancs ont obtenu en 1817 d'occuper la Petite Mission, ou ancien Petit séminaire, qui se trouvait entre le second palais épiscopal, le cloître de la cathédrale Saint-Front, le grenier du chapitre, la rue du Séminaire, des jardins et des cours. Cette nouvelle chapelle a été ensuite occupée par le « Musée archéologique du département de Dordogne » en 1836. qui y logeaientComte Wlgrin de Taillefer, « De la chapelle Saint-Jean », dans Antiquités de Vésone, tome 2, et planche XIII où l'on voit la chapelle à côté de la cathédrale Saint-Étienne (lire en ligne). Il ne reste de la chapelle que le sanctuaire. La nef détruite avait une longueur de Chanoine Roux, 1928, ..

La congrégation Sainte-Marthe a été fondée à Périgueux en 1643 et s'est occupée de l'hôpital Brunet qui a été alors appelé Hôpital Sainte-Marthe. Les religieuses ont été chassées de l'hôpital pendant la Révolution et le réintègrent entre 1802 et 1835. En 1852, les sœurs s'installent dans le couvent construit pour elles au nord de l'ancienne cathédrale Saint-Étienne. Une autre chapelle est bâtie pour le couvent en 1856, puis agrandie en 1876.

La statue représentant sainte Marthe située au-dessus de l'entrée du couvent est l'œuvre du sculpteur Germain Goudeau (1814-1858)Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, éditions Fanlac, 1999, , ..

Les religieuses réutilisent des pierres des anciennes fortifications romaines pour créer un jardin de rocailles appelé la Montagne Chambon.

Le , le couvent est classé au titre des monuments historiques pour la chapelle du .

En , les quatre sœurs restantes de la congrégation quittent ces locaux pour TrélissacMarie Gasc, « Sainte-Marthe est en vente », Sud Ouest édition Périgueux, 4 janvier 2016, .. L'institution met en vente le couvent, hormis l'école et le collège Sainte-Marthe attenants, la chapelle Saint-Jean-Baptiste demeurant la propriété de la ville de Périgueux. De très nombreux objets et le mobilier (vaisselle, draps brodés, tableaux, crucifix, armoires, stalles, ainsi que la statue de sainte Marthe et une cloche datée de 1856) sont mis en vente aux enchères les 16 et Marine Le Gohébel, « Au couvent Sainte-Marthe, tout doit disparaître », Sud Ouest édition Périgueux, 7 avril 2016, .. Deux autres sessions de ventes aux enchères sont programmées pour les week-ends des 11 et (mobilier, lutrin en fer forgé, statue de saint Joseph et l'enfant Jésus, Bible datant de 1777, etc.), puis des 25 et (mobilier, livres religieux et blanchisserie)Thomas Mankowski, « Sainte-Marthe aux enchères : acte 2 », Sud Ouest édition Périgueux, 7 juin 2016, ..

En 2017, le couvent est vendu à un groupe immobilier et les bâtiments, une fois restructurés et agrandis, devraient accueillir une maison de retraiteHervé Chassain, « Une maison de retraite à Sainte-Marthe », Sud Ouest édition Périgueux, 12 septembre 2018, .. En , la mairie accorde un permis de construire pour une résidence service séniors de sur cinq niveaux, à la place de l'école Sainte-MartheThomas Mankowski, « Les Jardins d'Arcadie à la place de Sainte-Marthe »« », Sud Ouest édition Périgueux, 29 décembre 2018, ..

En 2019, lors des fouilles archéologiques préalables à la nouvelle construction, des murs de l'ancien palais épiscopal ont été révélés, ainsi qu'une partie de l'aqueduc gallo-romainHervé Chassain, « Sainte-Marthe livre ses premiers secrets », Sud Ouest édition Périgueux, 3 octobre 2019, ..

Composée de , la résidence pour seniors « Les Jardins d'Arcadie » devrait ouvrir ses portes en Hélène Rietsch, « Le boom des résidences services seniors dans l'agglo », Sud Ouest édition Dordogne, , ..

Architecture et mobilier vignette|gauche|Le plafond de la chapelle Saint-Jean-Baptiste.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste se compose en fait de deux chapelles, au rez-de-chaussée et à l'étage, voûtées d'ogives.

Une copie du d'une toile peinte à l'huile par Simon François (1606–1671), représentant saint Vincent de Paul, est exposée dans le couvent Sainte-Marthe, consultée le 19 septembre 2014.. Ce portrait en buste et de trois-quarts est un objet mobilier classé au titre des monuments historiques depuis le .

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Notes et références

Annexes

Bibliographie Chanoine Roux, La chapelle Saint-Jean de l'ancien évêché de Périgueux, dans Congrès archéologique de France. session. Périgueux. 1927, Société française d'archéologie, Paris, 1928, (lire en ligne) Hervé Gaillard, Hélène Mousset, « Chapelle Saint-Jean-Baptiste », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius (collection Atlas historique des villes de France ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et Monuments, , Hervé Gaillard, « Noviciat, couvent Sainte-Marthe », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius (collection Atlas historique des villes de France ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et Monuments, ,

Articles connexes Liste des monuments historiques de Périgueux

Liens externes

Visites en Aquitaine : Couvent Sainte-Marthe

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