Laignelet est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..

Géographie Présentation Laignelet est une commune du pays de Fougères. Son centre-bourg est situé à de Fougères (ville de habitants). thumb|left|Carte de la commune de Laignelet et des communes avoisinantes. Après une croissance démographique continue, la commune connaît depuis plus de 15 ans une évolution significative avec plus de . Sa superficie est de hectares dont 600 hectares de forêt domaniale. Son territoire vallonné et bocager, offre un cadre de vie agréable.

Après la réalisation d'un espace culturel, des commerces de proximité (boulangerie épicerie, salon de coiffure), la municipalité a obtenu la création d'une école publique en 2006. La construction de cet établissement scolaire permet d'accueillir plus de 120 enfants. De plus, en association avec les communes de Landéan et de Le Loroux, un accueil de loisirs à taille humaine a ouvert ses portes en 2009 pour l'ensemble des enfants de ces trois communes.

Un établissement pour personnes âgées, la résidence Sainte-Anne, a ouvert en ..

La commune s'est dotée aussi d'une salle multi-activité et d'un plateau multisport.

Aujourd'hui, la commune est desservie par la rocade Est de Fougères, les jeunes familles y trouvent un lieu de vie appréciée.

De plus, des liaisons douces (vélo, pieton) sont en cours de réalisation pour faciliter les accès à Fougères en complément de la desserte de transport en commun (bus).

Relief

Le finage de Laignelet est en pente douce vers l'ouest : les points les plus élevés sont à l'Est, presque partout au-dessus de 200 mètres d'altitude (le point le plus élevé, 231 mètres, est dans l'angle Sud-Est du territoire communal à la limite avec , au niveau d'une antenne ; le point le plus bas (104 mètres) est dans l'angle sud-ouest de la commune dans la vallée de la Grande Rivière, à l'endroit où ce cours d'eau quitte la commune ; le bourg est vers 180 mètres d'altitude.

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Nançon, le ruisseau de Groslay, le ruisseau de la Grande rivière, le ruisseau de la Libronnière, le ruisseau de la Nolière et le ruisseau de la Pichonnaisle ruisseau du Fouloux..

Le Nançon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Landéan et se jette dans le Couesnon à Fougères, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LaigneletLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . La forêt de Fougères La forêt de Fougères est, malgré son nom, située dans les communes de Landéan et de Laignelet, et pas du tout dans la commune de Fougères.

Les incendies étaient fréquents en forêt de Fougères : par exemple le un incendie se déclare au lieu-dit Maison-Neuve : « M. Arthur Lecler, maire de Laignelet, qui fut prévenu de ce sinistre, organisa de suite des secours et partit avec les ouvriers de la verrerie. Grâce à la rapidité de leur marche et à leur zèle, le feu fut éteint en deux heures » écrit La Gazette de Bretagne..

Transports Bien que très proche de Fougères et notamment de la partie nord de sa rocade routière, la commune de Laignelet n'est traversée que par une seule route d'une certaine importance : la D 806 (ancienne Route nationale 806) qui, vers l'ouest, rejoint et même constitue la dite rocade (mais hors des limites communales de Laignelet) et côté est se dirige vers Le Loroux et, en Mayenne, poursuit jusqu'à Gorron.

Laignelet n'a aucune liaison routière directe vers le nord en raison de la présence de la forêt de Fougères et seules des routes secondaires la desservent en direction du sud.

Urbanisme Typologie Au , Laignelet est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,6 %), prairies (22,2 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %), terres arables (12,1 %), zones urbanisées (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Agnello au , de Agniculo en 1516, de Laigneio en 1578..

Le nom correspond au latin agnellus, à l'ancien français aignel (agneau)..

Histoire

De Saint-Martin-des-Bois à Laignelet L'église de Laignelet est consacrée à saint Martin. Rien de plus normal puisque Saint-Martin-des-BoisLa paroisse voisine de Lécousse s'appelait initialement Saint-Marin-des-Champs. fut le premier nom de Laignelet..

Premiers habitants des lieux, des ermites vivaient dans la forêt autour d'une église consacrée à saint Martin, mais située plus à l'est, vers Landéan, au point culminant de la forêt. Vers la fin du , donna cette église aux moines de l'abbaye d'Évron et la transféra dans un cimetière du nom d'Agnelet (elle est mentionnée au sous le nom de ecclesia de Agnello, « l'église de l'agneau »), il voulait ainsi éloigner les ermites de ses terres de chasse, et il leur confia l'abbaye de Savigny, plus au nord.

Mieux située au bord d'une route, c'est peut-être la vraie raison de son transfert, l'église devint le centre d'une paroisse, la protection sacrée du cimetière favorisant l'apparition d'un village du nom de l'Aignelet, puis Laignelet ; l'abbaye d'Évron y fit construire un prieuré..

Moyen-Âge Comme ailleurs, le territoire de Laignelet comporte d'anciennes mottes castrales, témoins de l'insécurité qui régnait dans la deuxième moitié du : celle de la Fontaine la Chèze et celle de Malhaire [Malhère], à du bourg, détruite aujourd'hui. Seuls des talus sont encore visibles. Temps modernes Le seigneur supérieur de Laignelet était le roi, en tant que baron de Fougères ; mais le seigneur de Malhaire [Malhère] ayant acheté en 1569 la plus grande portion des fiefs du prieuré de Laignelet, il bénéficia par la suite d'une partie des droits de seigneur fondateur de l'église, et il y eut son banc, son enfeu et ses armoiries. Toutefois, le seigneur du Bois-Février prétendit aux mêmes droits le siècle suivant.

La seigneurie du Hallay-Robert était la première seigneurie de Laignelet ; elle fut possédée initialement par la famille du Hallay, mais fut rachetée par la suite par la famille de Laugan qui possédait aussi le Bois-Février..

La seigneurie de la Fontaine-la Chèze, qui relevait de la baronnie de Fougères, fut érigée en châtellenie par lettres patentes de Charles IX, données en et en faveur de Guillaume de la Fontaine. Cette seigneurie, qui s'étendait sur 8 paroisses et comprenait 14 fiefs, disposait du droit de haute justice ; elle appartint par mariage à partir de 1604 à la famille de Volvire, seigneurs de Saint-Brice ; le manoir de la Fontaine tomba en ruines à la fin du , mais sa retenue d'eau formant un étang fut vendue comme bien national le .

La seigneurie de Malhère, basse justice, fur rachetée en 1673 par M. Le Tanneur.

Le subdélégué de Fougères écrit en 1771 : « Presque toutes les paroisses (..) sont dans la plus affreuse misère, surtout Parcé, Billé, Javené, la Chapelle-Janson, Luitré, Le Loroux, Laignelet, Lécousse, Saint-Germain-en-Coglès. Le plus grand nombre des habitants de ces paroisses sont sans ressources, nus, couchés sur la paille, malades et manquent de pain »..

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Laignelet en 1778 :

L'église paroissiale Saint-Martin remontait pour partie au , mais avait fait l'objet de nombreuses restaurations, notamment au ; elle se composait d'une seule nefterminée par une abside de construction plus récente. En 1781 trois confréries existaient dans l'église de Laignelet : celle du Rosaire, celle de la Rédemption des captifs et celle du Repos pour l'âme des captifs. Plusieurs autres édifices religieux existaient dans la paroisse : l'église conventuelle du couvent des Urbanistes. et la chapelle Saint-Gorgon se trouvaient dans le faubourg Roger, contigu à Fougères, la chapelle frairienne Saint-Jean-Baptiste de la Cour-Gelée et la chapelle Saint-André de la Fontaine, qui dépendait du manoir du même nom.