L'Institut de formation politique (IFP) est un organisme de formation libéral-conservateur créé en 2004 par Alexandre Pesey, Jean Martinez et Thomas Millon. Il dispense des formations courtes dans les domaines du politique, de l'économie et des médias, et revendique avoir formé plus de depuis sa création. Décrit en 2018 par Le Monde comme , la plupart des médias notent une proximité avec La Manif pour tous et le catholicisme traditionaliste et une idéologie « d'union des droites » allant des Républicains au Rassemblement national avec une sensibilité identitaire.

Histoire L'Institut de formation politique naît en de la rencontre d'Alexandre Pesey, journaliste, Jean Martinez, avocat, et de Thomas Millon, chef d'entreprise. Ils veulent créer une structure qui . L'association est constituée avec le concours de Bernard Zimmern, cofondateur de Contribuables associés, qui leur ouvre ses réseaux.

L'Institut revendique une progression régulière de ses effectifs : 400 en 2011, 600 en 2013, 850 en 2015.,1200 en 2017, 1800 en 2021 et en 2024..

Financement L'IFP se décrit comme indépendant de tout parti politique. Son financement repose sur les dons privés: En 2013, les frais d'inscription ne couvraient que 20 % de son budget, les 80 % restants étant assurés par des donateurs. Alexandre Pesey indique que l'Institut de formation politique .

En 2024, selon La Lettre, l'Institut de formation politique a bénéficié du soutien financier de Pierre-Édouard Stérin dans le cadre du projet Périclès et d'une stratégie visant à faire élire des candidats du Rassemblement national aux élections municipales françaises de 2026.. Le financement est confirmé dans une audition au Sénat par Arnaud Rérolle, directeur général de Périclès, en mai 2026« Nous n’avons pas le moindre objectif en ce qui concerne les élections », assure le directeur de Périclès, l’organe d’influence de Pierre-Édouard Stérin, Public Sénat, 28/5/2026.

Fondateurs thumb|Alexandre Pesey en 2020 Diplômé en droit et en gestion, Alexandre Pesey exerce d'abord le journalisme avant de fonder l'Institut de formation politique en 2004., puis l'Institut libre de journalisme en 2018.. En 2024, il entre au capital de l'école de journalisme ESJ Paris.., dont il prend en charge le développement.. En 2026, le média européen Politico inclut Alexandre Pesey et son épouse Kate Pesey, directrice de la Bourse Tocqueville, dans son classement des couples les plus influents de la politique, signe de la reconnaissance acquise par les structures qu'ils animent.

En , Alexandre Pesey fait partie des intervenants de la Convention de la droite aux côtés de Laurent Alexandre, Raphaël Enthoven et Éric Zemmour..

Avocat, Jean Martinez est diplômé de la Faculté de droit d’Aix-en-Provence, de la Sorbonne et de l’Institut d’études politiques de Paris. Il est l'initiateur du collectif qui, avec quatre autres associations, co-organis le une manifestation rassemblant à Paris contre les blocages dans les transports publics et en soutien aux réformes du gouvernement Raffarin..

Thomas Millon, fils de l'homme politique Charles Millon. et de la philosophe Chantal Delsol, est chef d’entreprise. Formé en droit et en commerce à l'ESSEC, il commence sa carrière comme gestionnaire de portefeuilles..

Formations dispensées L'Institut de formation politique dispense des formations sous forme de stages courts, organisés le plus souvent en week-end, dans les domaines du politique, de l'économique, du social et des médias. Chaque stage s'articule autour d'une question théorique, d'exercices pratiques et d'ateliers d'application..

Les candidats, âgés de 16 et 30 ans, sont sélectionnés selon leurs engagements et leurs motivations. La formation est organisée en trois niveaux : initiation (niveau 1), approfondissement (niveau 2) et perfectionnement (niveau 3).

Une formation à distance est également proposée, comprenant notamment un module d', anime par le philosophe Thibaud Collin..

Des personnalités publiques interviennent régulièrement, à raison d'une par mois. Ont notamment participé : Agnès Verdier-Molinié, Mathieu Bock-Côté, Alexandre del Valle, Geoffroy Lejeune, Jean-Yves Le Gallou, Charles Prats, Eugénie Bastié, Laurent Obertone, Charles Gave, Charles Millon, Robert Ménard, Nicolas de Villiers, Charles Beigbeder, Laurent Dandrieu, Élisabeth Lévy, François-Xavier Bellamy, Anne Coffinier, Béatrice Bourges, Ludovine de La Rochère et Jean-Marie Le Méné ..

Les soirées « Grands témoins » réunissent les auditeurs autour d’une personnalité invitée pour un débat informel. Éric Zemmour, Philippe de Villiers et Patrick Buisson y ont notamment pris la parole..

Orientation politique L'orientation attribuée à l'IFP a évolué au fil de son histoire. À sa fondation, l'institut est principalement identifié à la droite libérale. Cette orientation bascule ensuite vers l'extrême droite.

Débuts dans la droite libérale En 2005, selon Le Point, le public de l'IFP est majoritairement issu de la droite libérale, notamment parmi les déçus de la politique de Jacques Chirac acquis à Nicolas SarkozyJulien Charnay, « Les jeunes libéraux défient Sarko », Le Point, n°1718, 18 août 2005. En 2006, Le Figaro situe l'IFP dans la sphère libérale, à une période où plusieurs structures cherchaient à incarner un libéralisme politique distinct de l'UMP. Parmi les intervenants de cette tendance figure Yorick de Mombynes, conseiller référendaire à la Cour des comptes, qui animait alors un séminaire d'introduction à la pensée libérale à Sciences PoYorick Mombynes; Conseiller référendaire à la Cour des comptes, Profession Politique, acteurspublics.fr, 12 février 2008. En 2011, selon Valeurs actuelles, l'Institut de formation politique « prépare la relève à droite ».

Diversification vers l'ensemble des sensibilités de la droite En 2013, le journal Le Monde qualifie l'IFP de structure libérale-conservatrice, fédérant les différentes droites : libérale sur le plan économique, conservatrice sur les questions sociétales, avec une proximité affichée avec La Manif pour tous et le catholicisme traditionaliste. Le journal note la présence d'intervenants issus de l'extrême droite, parmi lesquels Maxime Tandonnet, ancien conseiller à l'immigration à l'Élysée, Jean-Yves Le Gallou et Yvan Blot, cofondateurs du Club de l'horloge et anciens députés européens du Front national. Le Monde signale également des intervenants issus des milieux catholiques traditionalistes, notamment d'ICHTUS, ainsi que du courant libéral-conservateur, comme Charles Gave ou Renaud Dozoul, alors assistant parlementaire du sénateur Pierre Charon et directeur de l'Observatoire de la christianophobie.

En 2014, l'Institut de formation politique voit augmenter ses effectifs lors de la mobilisation contre le mariage homosexuel en France.. Chez ses auditeurs, on retrouve certains cadres de La Manif pour tous ou du Printemps français, eux-mêmes parfois liés au syndicat étudiant l'Union nationale inter-universitaire (UNI).

En 2017, d'après La Vie, l'IFP constitue « une pépinière pour libéraux conservateurs et catholiques identitaires » qui « accueille toutes les chapelles de droite ».

En 2018, dans son enquête sur les nouveaux conservateurs, la journaliste Pascale Tournier présente l'IFP comme l'un des lieux de sociabilité d'une mouvance de droite plurielle, traversée de profils hétérogènes (libéraux, souverainistes, catholiques, écologistes ou monarchistes) et de désaccords internes.

Réorientation vers l'extrême droite Selon L'Express en 2013, « à l'image des manifestants de l'ultra-droite, les membres de l'Institut de formation politique s'éparpillent d'eux-mêmes dans le monde politique et la société civile ».

En 2018, d’après l’Express et Le Monde, l'Institut de formation politique inspire Marion Maréchal pour la création de l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), « les deux projets ont en commun de vouloir former la jeunesse militante de droite et d’extrême droite, de lui offrir un cadre, un corpus idéologique, des références, des techniques de propagande, mais aussi de jeter des ponts entre les différentes sensibilités qui la composent, entre soldats d’une même bataille culturelle »L’IFP, cette école laboratoire de l’union des droites, Le Monde, 12 mai 2018 . En 2019, selon Le Parisien, l'Institut de formation politique fait partie d'un courant idéologique pour « une droite plus dure née de l'union des droites, balayant de LR à RN ».

En 2021, L'Express décrit l'IFP comme l'un des principaux viviers militants de la droite dure, réunissant des jeunes issus des Républicains, du Rassemblement national et de mouvements plus confidentiels. Le magazine note une forte convergence des auditeurs vers Éric Zemmour et note que « dans les équipes du presque-candidat, tous ou presque sont passés par les bancs de l'école ». L'hebdomadaire observe que l'IFP et l'ISSEP de Marion Maréchal constituent les deux principales structures de formation de la droite identitaire et que « les pépinières de la droite identitaire ont trouvé en Éric Zemmour un élément fédérateur pour mener "la bataille des idées" »IFP, Issep de Marion Maréchal : comment Zemmour fédère les jeunes pousses de la droite dure , L'Express, 25/11/2021. En 2021, Libération juge que l'IFP a évolué depuis sa création 2004 « pour défendre le libéral-conservatisme » en un organisme de formation d'une nouvelle génération de militants identitaires et d'extrême droite. Le journal observe que beaucoup de membres du mouvement de soutien à Éric Zemmour parmi la génération Z sont issus de l'IFPA l’IFP, la jeunesse de droite fait l’école identitaire, Libération, 8 octobre 2021.

En 2024, Le Monde qualifie l'IFP de . La même année, l'Observatoire des multinationales publie un rapport, daté du 22 mai, dans lequel il signale une proximité entre l'IFP et le réseau Atlas, qu'il décrit comme libertarien et ultraconservateur d'origine américaine. Les Échos note que des dizaines d'anciens étudiants sont devenus cadres ou responsables d'associations comme l'ONG d'extrême droite SOS Chrétiens d'Orient, du Collectif Némésis (féministes identitaires) ou encore l'Observatoire de l'immigration et de la démographie. l'IFP a formé des personnalités comme Marion Maréchal, députée européenne élue Reconquête , Aleksandar Nikolic, député RN, Arthur Perrier, chef de cabinet de Jordan Bardella, Vivien Hoche, cofondateur du comité « La France pour Trump » ou Charlotte d'Ornellas, journaliste du Journal du Dimanche « version Vincent Bolloré ».

Institut libre de journalisme

L'Institut de formation politique héberge dans ses locaux l'Institut libre de journalisme, cofondé en 2018 par Alexandre Pesey et le journaliste Jean-Baptiste Giraud. Si l'école se définit comme une alternative aux formations journalistiques dominantes, plusieurs organes de presse la rattachent à la mouvance identitaire..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Liens externes

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