Pierre-Julien Nargeot est un violoniste, compositeur et chef d'orchestre français né le à Paris ()Archives numérisées de la Ville de Paris, fiche n° 32/51 La notice d'autorité de la BNF indique de manière erronée le 8 juillet. où il est mort le .

Biographie Nargeot fait ses études musicales au Conservatoire de Paris où il entre à l’âge de 14 ans en . Il est l'élève de Rodolphe Kreutzer pour le violon et suit en même temps les classes de composition d'Auguste Barbereau, de Jean-François Lesueur et d'Antoine Reicha. En 1826, il obtient un de contrepoint et fugue et en 1828 un deuxième Second Grand Prix de Rome avec la scène à une voix Herminie derrière Hector Berlioz, qui se présente pour la et couronné Premier Second Grand Prix . Le Premier Grand Prix fut décerné cette année là à Guillaume Ross-DespréauxVoir la liste des Prix de Rome en composition musicale décernés .

Pendant ses études au Conservatoire Nargeot est violoniste dans l'orchestre de l'Opéra-Comique et du Théâtre-Italien. Le , il entre à l’Opéra. Il y restera jusqu’au , quand il devient chef d’orchestre du théâtre des Variétés, boulevard Montmartre. On donne dans cette salle de spectacles des vaudevilles et des bals qui attirent un public parisien avide de divertissements. Le théâtre des Variétés prit un réel essor sous la direction de Nestor Roqueplan qui y fait jouer des pièces de Lockroy (Le Chevalier du Guet, 1840, On demande des professeurs, 1845, Les Trois coups de pieds, 1851), Alexandre Dumas (Halifax, 1842), Théophile Gautier (Le Tricorne enchanté, 1845), Eugène Labiche (Oscar XXVIII, 1848, Madame veuve Larifla, 1849, Un Monsieur qui prend mouche, 1852), Alfred de Musset (L’Habit vert, 1849), George Sand (La Petite Fadette, 1849) et d’opérettes de Jacques Offenbach (La Femme à trois maris, 1853, Pépito, 1853). C’est ainsi que Nargeot écrit un grand nombre de chansons, airs, quadrilles, rondes, insérés dans ces pièces, notamment dans Le Tricorne enchanté de Théophile Gautier (1845) et Le Lion empaillé de Léon Gozlan (1848). Certaines de ses pages ont un véritable succès.

En 1853, Nargeot quitte les Variétés et entre comme alto dans l'orchestre de la Chapelle impériale, que Napoléon III vient de rouvrir. Le directeur est Auber et chef d'orchestre Narcisse Girard. De 1828 à 1863, Il est membre de la Société des concerts du Conservatoire.

Il passe le reste de sa vie à composer, à essayer de faire représenter ses opérettes sur des scènes des boulevards parisiens et meurt à Paris, le à l’âge de .

Œuvres principales Air varié pour violon avec accompagnement de piano Plaisir d’amour pour violon Cantate d'Herminie, 1828 Le Petit Messelin, scène lyrique de Théodore de Banville, Folies-Nouvelles, 1855 Trois troubadours, scène lyrique d’Étienne Tréfeu, Folies-Nouvelles, 1855 Un monsieur bien servi!, 1856 J. Pifferari, Buffooper, 1858 Le Docteur Frontin, 1861 Les Contrebandistas, 1861 La Volonté de mon oncle, vaudeville, 1862 La mère Godichon, chanson, parole d'Eugène Clément, 1863 Les Exploits de Silvestre, 1865 Un vieux printemps, 1865 Dans le pétrin, 1866 Jeanne, Jeannette et Jeanneton, 1876 Les Ouvrières de qualité, opérette

Notes et références

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