Frédéric Henri Wolff (), est un officier français. Il est considéré comme étant le premier fusillé pour l'exemple par l'armée française durant la Première Guerre mondiale. Il est le seul officier supérieur fusillé.
Biographie Fils d’un officier du d'infanterie alors en garnison à Colmar, il fait ses études au Prytanée de La Flèche. Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1889 (promotion du Dahomey). À la sortie d'école, en 1891, il intègre l'infanterie.
Il est décoré de la Légion d'honneur, médaillé du Tonkin et fait chevalier de l'ordre du Dragon d'Annam.
Première Guerre mondiale Le , à la tête du du d'infanterie coloniale., il tente de se rendre avec ses hommes pendant l'assaut d'Einvaux..
Son unité ayant été prise sous le des Allemands, Wolff a agité un mouchoir blanc au bout d'une baïonnette pour se rendre et capituler en rase campagne. Scandalisé, un caporal fourrier s'est alors exclamé : . Le caporal fourrier est alors parti alerter son lieutenant. Celui-ci est arrivé auprès de Wolff, a brandi un revolver et a menacé . À ces mots, Wolff a préféré rentrer son mouchoir et s'est écrié : , ce qui a provoqué la fuite des soldats face aux Allemands.
L'attitude du commandant Wolff est dénoncée par un de ses lieutenants auprès du général Durupt, le général de leur brigade. Dès le , l'affaire est signalée au général de Castelnau, commandant la armée, qui décide de saisir le conseil de guerre. Le , le capitaine Cartier, commissaire rapporteur entend les témoins : le lieutenant Tomazon, un caporal et deux soldats racontent que le commandant Wolff a mis un mouchoir blanc au bout de son fusil. Lui-même est entendu le lendemain. Auparavant, le commandant Wolff a reconnu son geste lors d'un entretien avec le général Durupt, furieux. Pour se défendre, Wolff invoque une ruse de guerre et la pression de ses soldats. L'enquête est terminée le .
Le commandant Wolff est jugé par le conseil de guerre du quartier général de la armée le . Il est condamné pour avoir en rase campagne, d'avoir cherché à et d'avoir ... Le général de Castelnau, conformément au barème, ordonne que le . Wolff est fusillé.. Il est rayé des cadres de la Légion d'honneur et du Dragon de l'Annam..
L'exécution du commandant Wolff est représentative de l'état d'esprit des cadres militaires en ce début de la guerre. Ce passage par les armes d'un officier est connu et compris comme une décision nécessaire, dont la dimension symbolique apparaît nettement aux contemporains. Une demande de réhabilitation est déposée en 1933, sans succès. Son avocat insiste pourtant sur son patriotisme.
Controverse Wolff a longtemps été considéré comme le premier fusillé de la Grande Guerre. Mais un doute subsiste. Il serait le deuxième fusillé car un autre soldat l'aurait été avant lui : le soldat Jean-Marie Juquel du régiment d'infanterie coloniale, passé par les armes le à Gerbéviller selon sa fiche publiée sur le site Mémoire des Hommes. Mais l'acte de décès, dans les registres de la mairie de Margerie-Chantagret, indique toutefois que Juquel aurait été fusillé en réalité le JMO 147e brigade - 26N 535/1 . Acte de décès mairie de Margerie-Chantagret - année 1915. Quoi qu'il en soit, Wolff demeure le premier et le seul officier supérieur à avoir été fusillé durant la Première Guerre mondiale. L'historien André Bach estime que sa condamnation montre que la justice militaire de l'époque n'est pas ..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Soldat fusillé pour l'exemple Bibliographie . .
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