Gustave Simon est un entrepreneur de travaux publics et un homme politique français, né le à Lorry-lès-Metz et décédé le au 6 place Carnot à Nancy.. Il fut maire de Nancy de 1914 à 1919.
Biographie Gustave Simon est le fils d'un chef de chantier, futur entrepreneur de travaux publics, qui opte pour la nationalité française après l'annexion de la Moselle par l'Allemagne. Il s'établit en Meurthe-et-Moselle, à Nomexy, comme entrepreneur de travaux publics. Puis il gagne Nancy où il développe son entreprise et administre d'autres sociétés, comme la Chocolaterie de l'EstL'Est républicain, 13 août 1921, les Grandes brasseries et malteries de ColmarIbid., 20 août 1921, la société anonyme de la grande taverneIbid., 22 mars 1924, la société des verreries lorraines, fondée en 1924Ibid., 23 mai 1925 ou l'Energie électrique de l'Est (à partir de 1926)Ibid., 5 juin 1926 (nommé administrateur).
Gustave Simon est également actif dans les associations professionnelles : il est en 1925 président du syndicat des entrepreneurs du bâtiment de Meurthe-et-Moselle, président de la fédération des syndicats patronaux et des entrepreneurs de travaux publics et du bâtiment de l'Est de la France, membre du conseil d'administration du syndicat des travaux publics de France, vice-président de la fédération nationale et membre de la Chambre de commerce de Nancy (depuis 1920)Cf. son dossier de la Légion d'honneur.
Parallèlement, il se lance en politique, en se portant candidat aux élections municipales de 1908 à NancyLe Messin, 3 mai 1908 (en ligne sur le site https://kiosque.limedia.fr/ark:/79345/d2qz57qvpnzrs5g7/p2.item.r=simon). Il est élu conseiller municipal en , sur une liste de gauche, et il est désigné 4e adjoint, chargé des travaux municipaux. Il est élu maire de Nancy le , par 20 voix sur 22 votants, en remplacement de Joseph Laurent, mobilisé, alors que les troupes françaises se replient et que l'entrée de l'armée allemande à Nancy devient probable. Il est maire durant la Première Guerre mondiale, quand cette ville se trouve à proximité du front et est bombardée. Il se montre actif et dévoué. Il s'occupe du ravitaillement de la cité et des réfugiés accueillis à Nancy, comme vice-président du Comité nancéien d'aide aux réfugiés, fondé à son initiative et à celle du préfetPhilippe Nivet, Olivier Forcade (dir.), Les Réfugiés en Europe: Du XIe au XXe siècle, Nouveau monde éditions, 2008. Lettre de demande de la Légion d'honneur pour M. Simon par Léon Mirman : feuillet 28 du dossier réf. LH/2521/37.. En 1916, une pétition de tous les conseillers municipaux et l'appui du préfet, Léon Mirman, lui permettent de recevoir la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Le préfet soulignant que Simon est l'une des personnalités du à Nancy, et que la croix . Le , il accueille Raymond Poincaré, président de la République, accompagné par Albert Lebrun, ministre des Régions libérées et président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle, venus remettre la croix de la Légion d’honneur et la croix de guerre à la ville de Nancy, ce qu'il avait sollicitéLe Matin, 13 octobre 1919, Journal des débats, 12 octobre 1919, L'Est républicain, 13 octobre 1919.
Il n'est cependant pas réélu en , au lendemain de la guerre : seul de sa liste mis en ballottage au premier tour de l'élection municipale, ne réunissant pas sous son nom le quart des électeurs inscrits, il décide de retirer sa candidatureLe Journal de la Meurthe, 7 décembre 1919, L'Est républicain, 3 et 7 décembre 1919, Le Matin, 3 décembre 1919. Les commerçants lui reprochent notamment son interventionnisme durant la guerre et les ouvriers du bâtiment sa rigueur face à une grève comme président du syndicat des entrepreneurs du bâtimentRené Taveneaux (dir.), Histoire de Nancy, Privat, 1978, .
Il eut trois enfants. Il est le père d'Antoinette Marie L'officier, née Simon à Nancy le Archives familiales Chapelain L'Officier, fiche émigration au Brésil du 15 mars 1961, qui épouse Jean Charles L'officier, vice-président du groupe Lafarge.
Honneurs et hommages Il est officier de la Légion d'honneur (1925), titulaire de la Croix de guerre et officier d'académie. Une rue du centre-ville de Nancy porte son nom depuis 1934, la rue Gustave-Simon.
Sources
Une source plus critique: L'Immeuble et la construction dans l'Est, 19 septembre 1926 René Bour, Encyclopédie illustrée de la Lorraine : L' épopée industrielle, Ed. Serpenoise, 1995
Article connexe Liste des maires de Nancy
Références
Liens externes
Catégorie:Naissance en avril 1868 Catégorie:Décès en septembre 1926 Catégorie:Maire de Nancy Catégorie:Chef d'entreprise français Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1925 Catégorie:Décès à 58 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Préville Catégorie:Naissance en Moselle Catégorie:Décès à Nancy