La Pantagrueline prognostication est une parodie astrologique de Rabelais, initialement parue en 1532, puis profondément remaniée pour les éditions de 1533, 1535, 1537, 1538, avant que ne paraisse une version définitive pour en 1542.
Une parodie à destination populaire Se développant avec un grand succès au grâce à l'essor de l'imprimerie, les pronostications relèvent de la littérature de colportage et plus particulièrement de l'astrologie « divinatrice » ou « judiciaire », destinées à prédire l'avenir par les mouvements des planètes. Par réaction, il existe des pronostications sérieuses ou rigolardes destinées à lutter contre les superstitions véhiculées par les premières. Rabelais, bien qu'astrologue réputé, s'inscrit dans cette dernière perspective par ce petit opuscule afin de fustiger joyeusement les dérives d'une science alors peu distincte de l'astronomie.
Sous prétexte de révéler les événements à venir dans le gouvernement, les maladies, les moissons, la félicité des peuples et le cours des saisons, le récit prévoit des évidences et se livre à des conseils absurdes tout en éreintant au passage ceux qui abusent de la crédulité des autres. L'évangélisme de la Renaissance, pas plus que le catholicisme traditionnel, n'accepte la prétention de connaître la volonté divine et l'encouragement au fatalisme. En outre, l'humaniste tourangeau répond aux partisans de Charles Quint qui justifient la politique hégémonique de l'empereur en affirmant qu'elle se lisait dans le ciel.
Bibliographie
Ouvrages
Article
Notes et références
Catégorie:Œuvre de François Rabelais Catégorie:Livre paru au XVIe siècle Catégorie:Livre d'astrologie Catégorie:Littérature parodique