Princé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..

Géographie Situation

Communes limitrophes

Relief et hydrographie Les altitudes les plus élevées sont à la limite ouest (avec Châtillon-en-Vendelais) de la commune, atteignant 187 mètres au niveau du château d'eau, près du hameau de l'Hôtellerie ; la plus basse (113 mètres) se trouve dans l'angle sud-est du finage communal, à la confluence entre le Rousseau des Épronnières et le Ruisseau de Foucherais ; le bourg est vers 158 mètres d'altitude.

Le réseau hydrographique est constitué essentiellement du Ruisseau des Épronnières (affluent de rive droite de la Vilaine), qui alimente l'étang des Épronnières et limite la commune à l'est, la séparant de celle de Juvigné (et qui est aussi la limite entre les départements d'Ille-et-Vilaine et de Mayenne et entre les régions Bretagne et Pays de la Loire) et par plusieurs de ses affluents de rive droite, notamment le Ruisseau de Courminet dans la partie nord de la commune et le Ruisseau de la Maillardière (qui porte dans sa partie aval le nom de Ruisseau de Foucherais) qui forme la limite sud de la commune, la séparant de celle de Montautour.

Le Ruisseau de Talvard (dénommé plus en aval Ruisseau de Saint-Blaise) est un tributaire de l'étang de Châtillon-en-Vendelais et donc de la Cantache (dont il constitue en fait la partie amont), un autre affluent de la Vilaine ; il sert de limite nord à la commune, la séparant de celle de Dompierre-du-Chemin.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Cantache, les Epronières, le ruisseau de Bouillonne, le ruisseau de Courminet, le ruisseau de Foucherais et le ruisseau de la Boucherie..

La Cantache, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Pierre-des-Landes et se jette dans la Vilaine à Saint-Aubin-des-Landes, après avoir traversé ..

Les Épronières, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Vilaine à Bourgon, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PrincéLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang des épronnières, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports Princé est traversé par la D 798 (ancienne Route nationale 798 déclassée) qui relie la commune vers le sud-est à Laval et vers le nord-ouest à Dompierre-du-Chemin et, au-delà, à Fougères. La commune est aussi desservie par des routes plus secondaires , notamment la D 26 en direction de Montautour et Vitré et la D 209 en direction de Châtillon-en-Vendelais.

La commune est desservie par la ligne de bus n°4 de Vitré Communauté et est son terminus.

Énergie Un parc éolien à cheval sur les communes de Chatillon en Vendelais, Montautour et Princé est en cours de développement. Il devrait voir le jour à l'horizon 2025 et comporter 5 éoliennes.

La production est estimée à 40 -50 Gwh/an soit les besoins de 20 000 habitants.

Le projet est codéveloppé et financé par CNR (Compagnie Nationale du Rhône) (à hauteur de 50%), Vitré communauté (à hauteur de 40%) et Enercoop (à hauteur de 10%).

Les 3 porteurs du projet ont créé une société en commun destinée à la gestion du futur parc éolien " Parc éolien du Harault"..

Habitat et paysages

Princé présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé constitué d'écarts formés de hameaux (appelés localement "villages") et fermes isolées. La commune a conservé totalement son caractère rural, y compris le bourg, excentré dans la partie sud-est du territoire communal.

Urbanisme Typologie Au , Princé est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (99,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,2 %), zones agricoles hétérogènes (20,1 %), terres arables (19 %), zones urbanisées (2,1 %), forêts (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Attestations anciennes Ecclesia de Prisciaco (1197).. Princeyum (1516) Prinsé (1530)

Nom de domaine gallo-romain en -acum, dérivé de l'anthroponyme latin PrisciusDauzat-Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Guénégaud (1963).

Le gentilé est Princéen.

Histoire Antiquité La commune est traversée par deux voies romaines : du nord au sud par la voie romaine de Juliomagus (Angers) à Legendia (Avranches) ; d'est en ouest de Noviodunum (Jublains) à Fanum Martis (Corseul).

Moyen-Âge La paroisse est citée dès le (les Bénédictins de Marmoutier jouissaient alors de l'église de Princé et de ses dépendances), cependant les premières traces de Princé sont plus anciennes. par la suite l'abbaye de Marmoutier unit ses biens de Princé au prieuré Sainte-Croix de Vitré (en 1751 par exemple le prieur de Sainte-Croix né laisse au recteur de Princé qu'une modeste portion congrue pour assurer sa subsistance..

Temps modernes

Jean de l'Esperonnière, seigneur de l'Esperonnière en Princé, et son fils aussi Jean de l'Esperonnière, prieur de Châteaubourg, n'ayant pu prouver leur noblesse, furent condamnés comme « usurpateurs de noblesse » le par un arrêt de la Chambre de réformation de la noblesse de Bretagne et condamnés à 400 livres d'amende..

Des chapelles existaient : la chapelle Sainte-Catherine de l'Hostellerie, qui avait dépendu à l'origine de l'ancien prieuré de femmes de l'Hostellerie (qui dépendait de l'abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois.), mais qui était considérée au comme une chapelle frairienne ; la chapelle de l'Espronnière [Esperonnière], voisine du manoir du même nom, construite vers le milieu du par Jean de l'Espronnière comme preuve de sa foi catholique après qu'il ait abjuré le protestantisme (des soules y étaient lancées à certaines dates, mais ce jeu fut interdit à partir de 1746 à la suite de la mort d'un des participants).

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Princé en 1778 :

Révolution française Pierre Betton était recteur de Princé (depuis 1738) lors du déclenchement de la Révolution française ; né vers 1715 à Saint-Fraimbault (évêché du Mans), il décéda en 1794.

Princé fait partie des communes déclarées totalement insurgées en 1793-1794.. Une compagnie chouanne exista à Princé et Montautour ; elle était membre de la "colonne d'Izé", dirigée par Henri du Boishamon, qui elle-même dépendait de la division de Vitré de l'Armée catholique et royale de Rennes et de Fougères. La "colonne d'Izé" était divisée en plusieurs compagnies : la compagnie de Champeaux et Taillis (dont les capitaines étaient Picot l'Aîné et Julien Picot), la compagnie de Balazé, la compagnie de Montreuil-sous-Pérouse et Saint-Christophe-des-Bois, la compagnie d'Izé, la compagnie de Saint-Jean-sur-Vilaine, la compagnie de Champeaux et Taillis.

Le

En 1803, la paroisse de Montautour fut réunie à celle de Princé. Une ordonnance royale du sépara les deux paroisses.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Princé en 1853 :

Le La Belle Époque

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Princé porte les noms de 40 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 3 sont morts en Belgique (Jean Buffet dès le à Auvelais, Joseph Roiné le lendemain à Virton et Joseph Berthier le ) ; Jean Berthelot, marsouin est mort en mer à bord du navire-hôpital Canada le ; Joseph Foucher est mort de maladie alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne le , donc après l'armistice ; tous les autres sont morts sur le sol français à l'exception peut-être de 5 pour lesquels le lieu de leur décès n'est pas précisé..

Le monument aux morts a la forme d'un obélisque sur socle orné de feuilles de chênes et d'une Légion d'honneur ; il est entouré de grilles..

L'Entre-deux-guerres La commune commence à être électrifiée en 1932Journal L'Ouest-Éclair du 1er septembre 1932, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k659023q/f6.image.r=marpir%C3%A9?rk=4678134;4.

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Princé porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi eux Joseph Galiché et Joseph Lemonnier sont morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; les 3 autres sont Marcel Bellier, Jean Chrétien et Jean Garrault.

À la suite du débarquement des alliés en Normandie le , un combat aérien a eu lieu au dessus des communes du Vendelais et notamment au dessus Princé le ..

Lors de cette journée, un avion allemand s'écrasa au lieu-dit « les Ecruaux » et un avion de chasse américain P-51 Mustang type B-10 s'écrasa au lieu-dit « la Touche » à 17h30..

Les deux pilotes ont tous les deux trouvés la mort lors du crash de leurs appareils.

La commune a rendu hommage au pilote américain Joseph Sawicki dès 1946 en remettant une plaque à sa famille..