Albert Boccagny, né le à Perrignier (Haute-Savoie) et mort le à Cervens (Haute-Savoie)État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est un résistant et homme politique français.
Membre du Parti communiste français, il est député de la Haute-Savoie 1945 à 1951, et de 1956 à 1958.
Biographie
Débuts Né le à Perrignier (Haute-Savoie) de petits propriétaire-exploitants, Albert Boccagny, après ses classes primaires à Perrignier, obtient son certificat d'études, et commence des études à l'Ecole primaire supérieure de Thonon-les-Bains. Il les interrompt au bout d'une année et regagne la ferme familiale. Mobilisé en 1914, il sera envoyé, en 1918, dans une usine travaillant pour la défense nationale à Rioupéroux en Isère. Il y prend contact avec les dirigeants ouvriers de la métallurgie et contribue à fonder un syndicat dans son entreprise. En 1919, à la suite d'une grève, il est arrêté et condamné à Grenoble, à quinze jours de prison avec sursis. Il n'est pas repris dans son usine et quitte Rioupéroux, où il s'était marié l'année précédente avec Pauline Meunier, dont il aura quatre enfants. Embauché dans une centrale électrique d'Allemont, il est licencié huit jours après son entrée. Au bout de deux mois, Albert Boccagny gagne Cervens, en Haute-Savoie et reprend une activité d'exploitant agricole.
Engagement politique D'opinion pacifiste, il est d'abord membre de la SFIO, puis rejoint les rangs de la SFIC lors du Congrès de Tours de . Albert Boccagny reste fidèle toute sa vie à son idéal communiste et prend alors des responsabilités au sein de son parti. Cet engagement le conduit à briguer des mandats électifs. En 1921, il crée une coopérative laitière. Disparue en 1922, elle renaît en 1932. En 1926, il constitue un syndicat agricole local pour l'achat en commun des engrais et des essences. En 1927, il crée un syndicat de battage, et devient la même année maire de Cervens, et secrétaire de la cellule communiste de la commune. Pour favoriser l'écoulement des produits du producteur au consommateur, Albert Boccagny établit une filière entre les coopératives laitières savoyardes et les coopératives de consommation. En 1926 et 1927, il favorise la création d'une trentaine de syndicats agricoles, tous adhérents à la CGPT (Confédération générale des paysans travailleurs). Ainsi, il est délégué en URSS en 1927 à l'occasion du dixième anniversaire de la révolution d'Octobre. Connu dans l'ensemble du département, il acquiert un rayonnement qui, sur son nom, élargit l'audience du PCF. En 1935, il est réélu maire de Cervens. Il se présente sans succès sur la liste communiste aux élections législatives de 1928, 1932 et 1936. Il obtient cette année 14,8 % des suffrages exprimés, avant de se désister au deuxième tour en faveur du candidat radical-socialiste.
Résistance sous Vichy Il est interné au fort Barraux à Grenoble au début de la Seconde Guerre mondiale. Révoqué de ses fonctions municipales par le régime de Vichy, il est placé en résidence surveillée à Thônes. Résistant malgré tout, il est déporté en 1944 à Buchenwald. Il est décoré de la médaille de la déportation et de l'internement politique et l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de la Résistance. Libéré, et revenu à Cervens, il retrouve sa mairie jusqu’en 1971. En 1945, il est élu au premier tour de scrutin conseiller général du canton de Thonon.
Après la Libération Devenu député de la Haute-Savoie sous la première Assemblée constituante en 1945, il est élu juré de la Haute Cour de justice, et appartient au groupe communiste. Il préside la fédération de Haute-Savoie des déportés et internés de la Résistance. Albert Boccagny est réélu sous la seconde Assemblée nationale constituante,et sous la première législature de la Quatrième République jusqu’en 1951, date à laquelle il est battu du fait du scrutin de liste avec apparentements. Albert Boccagny ne réussit pas à être élu sénateur en 1952. En 1953, il devient directeur du mensuel communiste L'Etincelle. Il arrive à reconquérir son siège lors du scrutin de 1956 provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale, vote la confiance au général de Gaulle en , et perd son mandat lors des élections législatives de l'automne.
Décès Il décède le à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), à l'âge de 89 ans.
Synthèse des résultats électoraux Élections législatives Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste. Année Parti Circonscription Voix % Rang Sièges 1945PCFHaute-Savoie 27,08 06/194627,8111/194629,61195125,57195620,58
Détail des fonctions et des mandats
Mandats parlementaires
- : député de la Haute-Savoie - : député de la Haute-Savoie - : député de la Haute-Savoie - : député de la Haute-Savoie
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des députés de la Haute-Savoie
Liens externes
Sa fiche biographique sur le site de l'Assemblée nationale ( République)
Catégorie:Résistant communiste français Catégorie:Survivant de Buchenwald Catégorie:Député de la Haute-Savoie (Quatrième République) Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1945 Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1946 Catégorie:Député de la première législature de la Quatrième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Quatrième République Catégorie:Député membre du groupe communiste (Assemblée nationale) Catégorie:Député membre du Parti communiste français Catégorie:Conseiller général de la Haute-Savoie Catégorie:Maire de la Haute-Savoie Catégorie:Maire membre du Parti communiste français Catégorie:Décès à Thonon-les-Bains Catégorie:Décès en novembre 1983 Catégorie:Naissance en mai 1894 Catégorie:Décès à 89 ans Catégorie:Naissance en Haute-Savoie Catégorie:Décès en Haute-Savoie