Armand Maltais, c.r., né à Montréal le et mort à Québec le , est un avocat québécois, homme politique, député à l’Assemblée nationale et ministre.
Il est le fils de Guillaume Maltais, maître de postes à Montréal et de Suzanne Alain. Il épouse Rosa-Rita Duchesne le dans la paroisse Notre-Dame-de-Grace. Il fait ses études au Séminaire de Gaspé et à l’Université Laval. Il est admis au Barreau du Québec en 1952 et créé conseiller de la Reine (C.R.) en 1966.
Carrière politique La carrière politique d’Armand Maltais s’étend de 1944 à 1970.
Bloc populaire Il a d’abord été candidat du Bloc populaire canadien dans la circonscription électorale de Bonaventure à l’élection générale de 1944. Il est défait, mais le Bloc populaire fait élire 4 députés : Édouard Lacroix dans Beauce, Albert Lemieux dans Beauharnois, André Laurendeau dans Montréal-Laurier (1944-1948) et Ovila Bergeron dans Stanstead. Le Bloc populaire canadien, parti centre-gauche et anticonscriptionniste, s’éteint toutefois rapidement après la démission d’André Laurendeau, chef provincial de cette formation politique canadienne.
Député de Québec-Est 1956-1962 Armand Maltais est élu député de l’Union nationale dans Québec-Est à l’élection générale du 20 juin 1956, remportée pour la consécutive par le gouvernement Maurice Duplessis. Maltais est alors nommé adjoint parlementaire du président du Conseil exécutif ( au ).
Or, le Premier ministre Maurice Duplessis meurt en fonction le à Schefferville, âgé de 69 ans. Il est remplacé par Paul Sauvé qui, à peine quatre mois plus tard, le , meurt subitement lui aussi dans l’exercice de ses fonctions, à Saint-EustacheVille de Saint-Eustache (Québec). Il avait 52 ans.
Ministre d’État (cabinet Barrette) Antonio Barrette, député de Joliette et ministre du Travail dans le cabinet Duplessis depuis 1944, succède à Paul Sauvé le , mais il conserve son portefeuille de ministre du Travail. Il nomme Jacques Miquelon au ministère des Terres et Forêts, Jean-Jacques Bertrand au Bien-être social et à la Jeunesse, et il élève Maurice Custeau et Armand Maltais au rang de ministres d’État.
La vague libérale de 1960 et 1962 Six mois plus tard, le gouvernement Barrette perd l’élection générale du 22 juin 1960 gagnée par le Parti libéral de Jean Lesage. Armand Maltais échappe à la vague libérale et il est réélu à son siège de député de l’Union nationale dans Québec-Est.
Armand Maltais est cependant battu dans son comté de Québec-Est en 1962 par le libéral Ernest Godbout, lors de l’élection générale anticipée du , déclenchée par le Premier ministre Lesage, qui espérait ainsi accroître sa majorité à l’Assemblée nationale pour réaliser le projet de nationalisation de l'électricité au Québec. Le pari est gagné.
Député de Limoilou 1966-1970 Armand Maltais est réélu député de l’Union nationale dans LimoilouCirconscription créée à partir de l'ancienne circonscription de Québec-Est., lors de l’élection générale du 5 juin 1966. Le Parti de l’Union nationale de Daniel Johnson forme le nouveau gouvernement avec une mince majorité de six sièges à l'Assemblée nationale.
Ministre d’État (cabinet Johnson) Maltais est nommé ministre d’État dans le cabinet Johnson. Or Daniel Johnson meurt subitement le à Manic-5. C’est Jean-Jacques Bertrand qui lui succède le .
Solliciteur général et ministre des Institutions financières (cabinet Bertrand) Armand Maltais devient alors, le , Solliciteur général dans le cabinet Bertrand (du au ), puis ministre des Institutions financières, Compagnies et Coopératives (du au ).
Maltais est défait à l’élection générale du 29 avril 1970, remportée par le Parti libéral de Robert Bourassa.
Engagement social et professionnel Armand Maltais a été président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec de 1952 à 1956Lire la notice sur le Fonds de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec (1822-2012) : Bibliothèque et archives nationales du Québec (cote : P412). Il était membre de diverses associations professionnelles, sociétés culturelles et sociales, dont l’`Association du Barreau canadienAssociation du Barreau canadien, le Conseil de vie française en Amérique, la Société historique et culturelle des citoyens d'ascendance française, les associations des anciens du Séminaire de Gaspé et de l’Université Laval, l'Association des Gaspésiens et des Madelinots de Québec, l'Association des consommateurs du Canada, l'Union commerciale de Québec et le Club Renaissance de Québec (club privé de l’Union nationale). Il a aussi été gouverneur honoraire du Club Renaissance de Montréal.
Sources externes
Assermentation d'Antonio Barrette au poste de premier ministre du Québec, consulté le 2 avril 2014. Bilan du siècle État depuis 1960, consulté le 2 avril 2014.
Archives sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec Discours d'Armand Maltais
Biographie et portraits d'Armand Maltais Biographie d’Armand Maltais, in Biographies canadiennes-françaises, Ottawa éd., 1968 : Catalogue IRIS (Bibliothèque et Archives nationales). Portraits d’Armand Maltais / Jules Rochon, 1969-10, 24 photographies : Pistard (Bibliothèque et Archives nationales). N.B. Cliquez la boîte « Voir les image(s):24 ».
Notes et références
Catégorie:Naissance en août 1913 Catégorie:Ministre sans portefeuille du Québec Catégorie:Ministre des Institutions financières du Québec Catégorie:Député de l'Union nationale Catégorie:Décès en juillet 1993 Catégorie:Avocat québécois Catégorie:Décès à 79 ans Catégorie:Étudiant de l'Université Laval