vignette|upright|Montgolfière du Conseil départemental des Vosges.
Le tourisme dans les Vosges a, depuis le , ses lettres de noblesse de « tourisme familial »« La famille, avenir du tourisme vosgien », in Vosges Matin, 19 octobre 2014, . du fait des activités praticables dans le département, surtout dans la partie montagneuse du Massif des Vosges, mais il exprime aujourd’hui plus largement son éventail de possibilités d’accueil en valorisant ses sites et en faisant valoir son histoire et son patrimoine industrielRapport d’activité 2013 des services du Conseil général des Vosges : Accompagner le développement du territoire, à 59 ; Diversifier l’offre culturelle, à 90, Direction Vosgienne de l’Organisation, du Contrôle, de la Prospective et de l’Évaluation des Politiques Publiques..
Les Vosges étant en effet le deuxième département le plus boisé de France métropolitaine (à la suite de la tempête dans les Landes en 2009), elles offrent des possibilités de balades et de randonnées en forêt et en montagne très nombreuses, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval.
Le tourisme est aussi fortement présent dans les Hautes-Vosges durant la saison hivernale grâce aux différents domaines skiables, la plaine des Vosges quant à elle joue la carte du tourisme thermal, célèbre notamment par ses eaux minérales (Contrex et Vittel).
Origines du tourisme dans le département des Vosges vignette|droite|Jacques Grasset de Saint-Sauveur, Encyclopédie des Voyages, 1797. vignette|droite|Affiche de Louis Tauzin (1912). Avant le , le territoire correspondant actuellement au département des Vosges n'était pas une importante zone de passage, car peu de cités ou de centres intellectuels au rayonnement important auraient pu y attirer les visiteurs en grand nombre. Toutefois, cinq facteurs étaient attractifs : les eaux thermales, depuis l'Antiquité ; la présence d'abbayes ; le développement des sciences au service de l'économie dans la seconde moitié du ; la découverte des montagnes sous l'influence de Jean-Jacques Rousseau ; puis le goût pour le voyage qui s'est répandu à l'époque du romantisme..
Le passage de voyageurs célèbres dans les villes thermales vosgiennes a commencé très tôt. Au tout début du , l'érudit et réformateur Joachim Camerarius (1500-1574) est l'un de ces nombreux Allemands qui fréquentaient les bains de Plombières, cherchant la guérison de leurs maux<ref>Joachim Camerarius, « Hendécasyllabes », dans Voyages anciens et modernes dans les Vosges. Promenades, descriptions, souvenirs, lettres, etc. 1500-1870, Louis Jouve, Épinal, Vve Durand et fils, 1881, .</ref>. Montaigne, quant à lui, est passé par les Vosges en 1580 lors de son périple vers la Suisse, l'Allemagne et l'Italie. Il traversa Domrémy, Neufchâteau, Mirecourt, séjourna à Plombières puis quitta les Vosges par BussangLe texte du Journal de Voyage en Italie, établi par Albert Thibaudet et Maurice Rat, est édité dans les Œuvres complètes de Montaigne, Bibliothèque de la Pléiade, 1999 ( pour le parcours vosgien).. Enfin, on peut noter un autre hôte illustre de Plombières en la personne de Voltaire qui y vint une première fois en 1729, puis en 1754, pour y rejoindre le marquis d'Argental et son épouse« Voltaire dans les Vosges », dans Voyages anciens et modernes dans les Vosges..., ..
Les abbayes vosgiennes ont également attiré des voyageurs, notamment dans le cadre de recherches historiques. Par exemple, dom Ruinart, collaborateur de Mabillon, entreprit un voyage en 1696 en Lorraine et en Alsace, en vue de consulter les archives d'églises, d'abbayes et de couventsdom Thierri Ruinart, Voyage littéraire en Alsace et en Lorraine(en latin), dans Œuvres posthumes de dom Jean Mabillon, 3 vol., 1724. Il a été publié en français par l'abbé Marchal sous le titre Recueils de documents sur l'histoire de Lorraine, 1862.</ref>. Pour les monuments religieux, on peut aussi trouver trace de passages dans les dessins du Père bénédictin Gabriel Bucelin (1599-1681). Durant ses voyages il a réalisé un journal agrémenté de dessins d’abbayes, notamment celui du Mont-Saint (mont Saint-Romaric, appelé Mont-Sanctus) le , alors qu’il était guidé par Colomban, moine de Luxeuil.
Voltaire passa quant à lui à l'abbaye de Senones. À la cour de Lunéville, il demanda à dom Calmet l'autorisation de pouvoir s'entretenir avec lui et travailler dans la bibliothèque de l'abbaye, ce qu'il fit en 1754« Voltaire dans les Vosges », dans Voyages anciens et modernes dans les Vosges, .. Enfin, en 1787, dom Pierre Tailly séjourna également à l'abbaye de Senones et visita avec son abbé les environsDom Pierre Tailly, Lettres vosgiennes, ou Lettres écrites de Plombières par M. le Chevalier de *** à la Marquise de *** en Bretagne, Liège, J.-F. Bassompierre/Neufchâteau, Vve Monnoyer, 1789..
Dans le cadre de l'inventaire des ressources de la région dans des buts économiques, les Vosges ont attiré des scientifiques durant la seconde moitié du . On cherchait alors à analyser les propriétés des eaux thermales ou localiser les mines possibles.. Les savants voulaient écrire une « histoire naturelle » de la Lorraine, comme Sivry qui publiait en 1782, un Journal d'observations minéralogiques, couronné par la Société royale des sciences de NancyM. de Sivry, Journal des observations minéralogiques, faites dans une partie des Vosges et de l'Alsace, Nancy, Haener, 1782. Le comte de Tressan, quant à lui, avait montré aux naturalistes l'intérêt de recherches minéralogiques dans les Vosges, qui étaient, disait-il, au moins aussi riches que les Pyrénées où des recherches avaient déjà été entreprises..
Le Le est le siècle de ce qui a été appelé la fièvre thermale et il n'est pas rare de lire que ce sont les stations de Vittel, Contrexéville, Bains-les-Bains, Bussang et Plombières qui firent découvrir les Vosges..
Cependant, jusqu'à l'arrivée du chemin de fer, en 1857 à Épinal, l’état des transports rendait difficile et longs tous les déplacements vers le département des Vosges. Avec la Compagnie des chemins de fer de l'Est, Paris n'est plus qu'à une dizaine d'heures de voyage d'Épinal alors qu'il fallait presque deux jours en empruntant la malle-poste.. L'arrivée du chemin de fer permet le développement de structures hôtelières modernes bâties à proximité des gares et favorise les excursions.. Au même moment, paraissent les premiers guides de voyages à l'usage des touristes, ceux publiés par Louis Hachette dans le cadre de la Bibliothèque des chemins de fer, créée en 1853 et qui deviendront les célèbres Guides Joanne ou le Guide pittoresque du touriste et du baigneur de Luxeuil, de Plombières et de Bains, dans la partie montagneuse des Vosges édité par Humbert en 1865.
Gérardmer est la première ville française à se doter d'une structure dédiée au tourisme en inaugurant le 22 juillet 1875 le Comité des promenades de GérardmerL'Histoire par l'Image, Alban Sumpf, Les premiers syndicats d’initiative., ancêtre des syndicats d'initiative.
Le vignette|Carte postale humoristique de Paul Testart représentant les touristes à Épinal.
En 1904, la ville d'Épinal se dote à son tour d'une Société des promenades et édite dès 1909 un guide : Épinal, centre des excursions dans les Vosges, son origine, ses promenadesDocteur Sibille, Épinal, centre des excursions dans les Vosges, son origine, ses promenades, éd. Syndicat d'initiative, Épinal, 1909.. L'un de ses principaux membres se trouve être Paul Testart, imprimeur-libraire et éditeur de cartes postales. Le support de la carte postale a contribué à l'attractivité des Vosges. À l'instar d'Épinal, le comité déodatien des sentiers et promenades est fondé par un photographe, Adolphe Weick, actif éditeur de cartes postales touristiques. D'autres Sociétés des promenades réparties dans le département balisent leurs chemins et publient leur guide de randonnées pour attirer les visiteurs..
Rarement pratiqué avant 1910 dans le département français des Vosges., le ski se développe grâce aux efforts du Club alpin français, du Touring club de France et à la création à Gérardmer, d'une école de ski militaireBulletin de l'Académie delphinale, Paul-Emile Bordeaux, Grenoble, 1929, .. Gérardmer sera même candidate pour être le site des premiers Jeux olympiques d'hiver. Les skieurs sont très vite nombreux puisqu'en 1935 la Fédération française de ski des Vosges compte ..
Enfin, cette fin de siècle voit le développement des tourismes vert, historique, de mémoire et l'apparition du tourisme industriel.
Données géographiques Relief
La forêt vosgienne couvre certes la moitié de la surface du départementRésultats d’inventaire forestier établis par l’IGN – Résultats standards (campagnes 2008 à 2012 – Tome administratif : Lorraine, Tableau 1,1. Surface par occupation du sol : Vosges Forêt 294 ha (sur les 880 ha de la région Lorraine), Taux de boisement 50 % (pour une moyenne de 37 % pour l’ensemble de la région., mais le relief montagneux ne représente lui qu’environ un tiers du plateau lorrain. Cette particularité explique la diversité des paysages et des sites de part et d’autre de la ville d’Épinal : à l’ouest des collines et plaines, et à l’est les montagnes dont la plus élevée est située au cœur même du parc régional des Ballons. Les fonds de vallées serpentant dans quatre bassins fluviaux..
On distingue 3 parties essentielles : à l’ouest la plaine, au centre la Vôge, à l’est la montagne..
Climat et conditions météorologiques
Le département des Vosges connaît un climat semi-continental. Son relief, l'altitude et l'orientation nord-sud du massif qui arrête les nuages venant de l'ouest explique le niveau des précipitations., mais ..
En outre, les reliefs et les conditions climatiques très contrastées ont contribué à la richesse de la flore du massif des VosgesLe massif vosgien , quelques lacs, un peu de flore, de faune....
Le réchauffement climatique global, confirmé à l’échelon régional, a permis de constater que
Transports La diversification des moyens de transport est devenue une réalité : La réalisation intelligente des voies express a réduit les durées de déplacements et a également permis, sur les parcours entre les vallées vosgiennes et le département de la Moselle de canaliser la Moselle et la Moselotte en réduisant les zones inondables ; Les réseaux d’autocars ont été adaptés à un tourisme 4 saisons. ; Après le TGV qui desservait la gare de Remiremont, la LGV Est européenne, (Ligne à Grande Vitesse), est devenue une réalité. ce qui assure un réel désenclavement des vallées ; Plusieurs aéroports internationaux, en bordure du département des Vosges (aéroport de Metz-Nancy-Lorraine, aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg, aéroport de Nancy-Essey, aérodrome de Besançon - Thise), complètent les possibilités de l'aéroport d'Épinal-Mirecourt ; Le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines, mis aux normes européennes, ouvre de réelles perspectives de développement aux niveaux interrégionaux et transfrontaliers ; Le canal de l'Est qui, avec ses en deux parties, et la voie fluviale vers le Rhin depuis Charmes, offre des possibilités de tourisme fluvial originales. Dans un but de promotion touristique, les tronçons ont été renommés respectivement « Canal des Vosges » et « Canal de la Meuse ».Du canal de l’Est au Canal des Vosges . ; La voie verte des Hautes-Vosges est une piste multi-activités aménagée sur les des anciennes voies ferrées de la ligne d'Épinal à Bussang, qui desservait la haute vallée de la Moselle et de la Moselotte..
Différents types de tourisme Tourisme historique
Un amphithéâtre gallo-romain du restauré à partir de 1963 (parmi les dix plus vastes du monde romain) ainsi que la plus grande mosaïque (²) d'Europe tous deux situés sur le site archéologique de Grand ; La manufacture royale de Bains-les-Bains ; Le château de Fontenoy-le-Château, les vestiges du plus vieux donjon de Lorraine, vers 980 ;