Saint-Ouen-la-Rouërie est une ancienne commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de habitantsPopulation municipale , légale en .. Le , elle a fusionné avec Antrain, La Fontenelle et Tremblay pour former la commune de Val-Couesnon..
Géographie Saint-Ouen-la-Rouërie est située à au nord-est de Rennes et à au sud du mont Saint-Michel dans le pays de Fougères, en bordure de la Normandie.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Sacey, Montanel dans le département de la Manche et Coglès, Tremblay, Antrain en Ille-et-Vilaine. Relief et hydrographie
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Revocaria en 1066, Sanctus Audoenus de Ravoreia en 1197, Sainct Ouan de Roeria en 1516, Saint Oüen de la Roirie en 1731Erwan VALLERIE : Traité de toponymie historique de la Bretagne. (3 volumes). Éditions An Here. 1995., Saint-Ouin la Roirie en 1779.
Durant la Révolution, la commune porte le nom de Ouen-la-Montagne. En 1961, le nom officiel de la commune a été modifié de Saint-Ouen-de-la-Rouërie en Saint-Ouen-la-Rouërie.
Histoire Antiquité Des tuiles gallo-romaines ont été trouvées près du village de La Hautière. Moyen-Âge
La seigneurie de la Rouërie [Rouërie] La seigneurie de la Roirie [Rouairie, Rouërie] est fort ancienne : le cartulaire de Redon écrit qu'en 990 Rivalon de la Roirie accompagnait Conan le Tort, comte de Rennes, lorsque ce dernier fit son entrée dans la ville de Redon..
Alain Raison du Cleuziou a décrit les principaux membres successifs de la famille de La Rouërie à partir de 1405..
Jusqu'à la Révolution française, les seigneurs de la Roirie avaient leurs sépultures dans le chanceau de l'église paroissiale et leurs armes sur une litre intérieure et extérieure tout autour de l'église, excepté dans la chapelle de Saint-Nicolas, qui, quoique incluse dans cette église, appartenait au prieur de Combourg.
La paroisse de Saint-Ouen-la-Rouairie au Moyen-Âge La paroisse de Saint-Ouen-la-Rouairie existait déjà au : vers le milieu de ce siècle Riwallon, seigneur de Combourg, donna aux moines de l'abbaye de Marmoutier, établis au prieuré de Combourg, deux métairies en cette paroisse ; il ajouta peu de temps après à ce don celui de l'église de Saint-Ouen, avec ses dîmes, ses oblations, ses droits de sépulture et toute sa terre. Ces donations furent approuvées par le duc Conan II en 1066 et confirmées un siècle plus tard, en 1197, par Herbert, évêque de Rennes..
Bien qu'enclavée dans la baronnie de Fougères, la paroisse relevait féodalement jadis, pour sa majeure part, de la seigneurie de Combourg : la seigneurie de la Rouërie en dépendait directement, celle du Prieuré dépendairt du Prieuré de la Trinité à Combourg, et celle de la Surais dépendait de la seigneurie de Saint-Brice, mais cette dernière dépendait aussi de celle de Combourg. La paroisse faisait néanmoins partie du diocèse de Rennes et du doyenné de Fougères..
Temps modernes Une nouvelle église est construite entre 1645 et 1661 ; elle conserve quelques parties (costière septentrionale de la nef et trois baies) de l'ancienne église romane qui datait du ; son chœur est refait en partie en 1768, la grande porte occidentale date de 1775 et la sacristie de 1803. Le seigneur de Combourg conserva ses droits de seigneur supérieur, mais les seigneurs de la Rouërie jouirent des autres prééminences, et notamment le droit d'y être inhumés..
Trois confréries étaient établies dans l'église paroissiale : la confrérie du Rosaire, établie le (la paroisse avait alors 11 prêtres), la confrérie des Cinq-Plaies de Notre-Seigneur et celle de Notre-Dame (elles existaient toutes les deux en 1690) ; l'église bénéficiait aussi de nombreuses fondations de messes.
Trois chapelles (disparues depuis) se trouvaient dans la paroisse : la chapelle Saint-Nicolas était située dans le cimetière et abritait des confréries (de saint Nicolas et des saints Sébastien, Roch et Fiacre), rasée en 1804 ; la chapelle de la Madeleine, près du Pont à Malade, probablement une ancienne maladrerie. ; et la chapelle située près du village de la Bastille. Une chapelle privée (elle aussi disparue) dépendait de l'ancien manoir de la Rouairie [Rouërie].
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Ouen-la-Rouërie en 1778 :
La seigneurie de la Roirie [Rouërie], avec haute, moyenne et basse justice appartenait en 1778 au vicomte Armand Tuffin de La Rouërie, héros de la Guerre d'indépendance américaine.
Révolution française Armand Tuffin de La Rouërie organise en 1792 depuis son château de la Rouërie l'Association bretonne et participe à la Chouannerie.
François Jouanne, pourvu de la cure le , prêtre réfractaire (il refusa en 1791 de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, de même que ses deux vicaires, Marin Jouanne, cousin du recteur, et Nicolas Guillé) ; il fut un temps emprisonné dans l'abbaye Saint-Melaine de Rennes ; il émigra à Jersey en 1793. Il rentra dans sa paroisse en 1800 et en redevint officiellement recteur en 1803 (après le Concordat de 1801). Il décéda le , âgé de 72 ans.
François GavardFrançois Gavard, né le à Saint-Ouen-la-Rouërie, décédé le , prêtre vicaire à Parcé, puis un temps réfugié dans sa famille à Saint-Ouen-la-Rouërie pendant la Terreur, et redevenu vicaire à Parcé en 1797, fut arrêté en 1799, conduit à Vitré, puis assassiné le par son escorte de colonnes mobiles qui le conduisait à Rennes à la limite entre Servon et Noyal-sur-Vilaine..
Le
Le cadastre napoléonien datant de 1823 montre un bourg développé autour de l'église, avec quelques constructions se trouvant sur les axes formant une étoile partant du bourg. Celui-ci s'est largement développé dans la deuxième moitié du : des maisons ont été construites ou reconstruites autour de la place centrale. notamment la mairie..
Une école de filles, disposant d'un pensionnat, tenue par quatre religieuses des Sœurs adoratrices de la Justice de Dieu, qui prodiguent aussi des soins aux malades pauvres, est fondée à Saint-Ouen-la-Rouërie en 1851.
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Ouen-la-Rouërie en 1853 :
Une nouvelle église est construite en 1887 tout près de l'ancienne du selon les plans de l'architecte Jacques Mellet et terminée sous la direction de Prioul, architecte à Fougères.
Le La Belle Époque Saint-Ouen-la-Rouërie à la Belle Époque
Les incendies étaient fréquents, par exemple le dans la ferme de Mallouche., le dans une ferme du Pont à la Malade., en octobre 1912 dans le village de Folleville presque totalement détruit., le dans une ferme du village de la Hautière., etc..
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Ouen-la-Rouërie porte les noms de 73 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 9 sont morts en Belgique dont 8 dès l'année 1914 (Pierre Dupas le à Fosses-la-Ville, quatre le lendemain : Victor Durossel à Rossignol, François Lebouteiller à Farciennes, Louis Lepennetier à Châtelet et Charles Lesacher à Virton ; Alphonse Lesage le à Bikschote Pierre Tual et Julien Guingouin tous les deux le , le premier à Kortekeer, le second à Langemark ; c'est aussi à Langemark que François Davy est mort le ) ; à l'exception de quatre soldats (H. Coucin, J. Guibert, F. Lorin et A. Roncheval) pour lesquels les circonstances des décès ne sont pas précisées, tous les autres sont morts sur le sol françaisMemorialgenweb.org - Saint-Ouen-la-Rouërie : monument aux morts.
Amand BindelArmand Bindel, né en 1881 à Saint-Ouen-la-Rouërie, soldat au d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le à Sainte-Catherine (Pas-de-Calais) pour « abandon de poste ».
L'Entre-deux-guerres L'inauguration du monument aux morts a lieu le .. Le monument, en granite, a la forme d'une colonne quadrangulaire montée sur un pilier, décoré d'épées entrecroisées, d'une couronne mortuaire, d'une croix latine et d'une croix de guerre ; il est situé Place de l'église..
Une agence postale ouvre à Saint-Ouen-la-Rouërie le .. Saint-Ouen-la-Rouërie pendant l'Entre-deux-guerres
Un club de football, l'"E. S. Saint-Ouen", existait déjà en 1930., ainsi qu'une fanfare "L'Avenir".
Le , Mgr Mignen, archevêque de Rennes, vint bénir la nouvelle école libre de garçons Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus, dont la construction venait d'être achevée..
La Seconde Guerre mondiale Le monument aux morts de Saint-Ouen-la-Rouërie porte les noms de six personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi les victimes Albert Coursin, soldat du d'infanterie, mort au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; Léon Poulard et François Coursin sont tous les deux morts en captivité en Allemagne, le premier de maladie le , le second le au stalag II-B ; les circonstances des décès des trois autres victimes (A. Coquelin, P. Letellier et P. Mariau) ne sont pas précisées.
L'après-guerre Le lieutenant Henri Langlois, du 4e régiment de tirailleurs marocains, est mort pour la France le pendant la guerre d'Indochine ; il a été fait Chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerreMemorialgenweb.org - Henri LANGLOIS.
Le Le , la commune fusionne avec Antrain, La Fontenelle et Tremblay pour former la commune nouvelle de Val-Couesnon.
Politique et administration vignette|180px|droite|La mairie. Liste des maires
Liste des maires délégués .
Démographie
Économie
Lieux et monuments Château de la Rouërie, : le château actuel date de 1624 pour la partie la plus ancienne et 1730 pour la partie principale ; château de la famille Tuffin de La Rouërie. ;
Château des Blosses, (vers 1885-1890), de style néo-Louis XIII; construit par l'architecte Édouard-Charles Weyland pour l'épouse d'Édouard Barbier (fille du député et homme de lettres Saint-Marc Girardin). ; Église Saint-Ouen (1881-1888), de style néo-gothique ; placée sous les patronages de saint Ouen, saint Nicolas et saint Lunaire ; elle n'a pas de flèche en raison d'un manque de financement à la fin de sa construction . ; elle possède un mobilier religieux d'intérêt patrimonial (calice, patène, plusieurs ciboires, bénitier, Christ en Croix, etc... ; L'église paroissiale Saint-Ouen
Manoir du Beauchais : il date de 1761 ; la métairie adjaçante date du . ;
Manoir du Plessis-Mouton (2e moitié du ). ; Manoir de la Basse-Hautière (probablement du ). ; 9 croix monumentales dont 8 en granite et une en bois se trouvent dans la commune. ; Fontaine à Guillaume, surmontée d'un oratoire (vers 1890) ;
Cimetière ;
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune Armand Tuffin de La Rouërie (1751 - 1793), héros de la Guerre d'indépendance des États-Unis et chef chouan.
Notes et références Notes
Références Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
Voir aussi
Liste des communes d'Ille-et-Vilaine
Liens externes Mairie annexe de Saint-Ouen-la-Rouërie, sur le site de la commune nouvelle Ancien site de présentation de la commune (2005-2007, avant intégration sous Val-Couesnon) La page de la commune sur infobretagne.com Résumé statistique de Saint-Ouen-la-Rouërie sur le site de l'Insee
Catégorie:Ancienne commune en Ille-et-Vilaine Catégorie:Commune déléguée en Ille-et-Vilaine Catégorie:Commune ayant porté un nom révolutionnaire en Ille-et-Vilaine